ASSEMBLAGE DES PROPOSITIONS AVEC PARTIM, SED
distribiitifs ; parmi les adverbes itératifs , nous n'avons guère à signaler que les représentants romans de modo ... modo : ital. esp. port. QUANDO ... QUANDO ; ital. or a ... ora, talora ... talora; esp. Â veces ... a veces ; port, ora ... ora, agora ... agora ; prov. ara ... ara, quora ... quora ; franc, tantôt ... tantôt; V. franc, donc ... donc (Orelli 316). Le second mot peut être accompagné de et.
- 8. Quant aux conjonctions adversatives , nous en avons surtout deux à relever : l'une dérive de magis, c'est l'ital. ma, esp. port. prov. mas, franc, mais S l'autre de per hoc, c'est l'it. pr. pero, esp. péro; mais le port, dit porem (de proindé). Le valaque avec son eare (probablement de itey^um) s'écarte tout-à-fait des langues sœurs. La seconde particule, en raison de son origine, possède un sens causal (propterea), et l'italien est obligé de l'unir à non lorsqu'il l'oppose à une proposition concessive (no7i perd non pour cela, pourtant); mais pour que cette particule devînt à elle seule propre à marquer la restriction, la négation devait finir par s'omettre, comme avec d'autres mots et surtout avec l'analogue français pourtant, qui est pour non pourtant. Le sens de ces deux particules s'est développé d'une façon quelque peu différente dans les divers domaines, et il ne se laisse pas rigoureusement définir, car les écrivains donnent la préférence tantôt à l'une, tantôt à l'autre. L'italien ma a la signification la plus large, il embrasse presque toutes les acceptions des particules adversatives, même lorsqu'on n'a pas l'intention d'indiquer une véritable restriction : on dit ainsi io vorreiy ma non posso ; io gli volli parlare, ma egli non
p. 113; plain hanap entre eve et vin Og. 3469. Les chartes de tous les pays romans présentent des exemples de cet emploi de inter depuis Je vu' siècle déjà, par ex. soledus tanins inter tibi et fisco componere Form. Mab. 5, comp. Form. M. 2, 15 ; inter aurum et argentum solidos mille Bréq. 369° (ann. 704); decrevi inter me et filiis mets Mur. 1, 227 (ann. 713); dono vobis inter servos et ancillas omnes quatuordeœn Lu]). 687 (ann. 840); viginti inter mutos et mulas Esp. sagr. XXXVll, 342 (ann. 891). Voy. aussi DG. s. v. inter. Le gaélique eadar (lat. inter) suivi de agus {et) s'emploie dans le même sens, par ex. eadar shean agus og, jeune comme vieux.
1. Le provençal présente parfois à côté de mas la variante mais, voy. Choix l, 382, qui est spécialement destiné à rendre le sens de magis. Une seconde variante est mar, qui doit procéder de inas, bien que le changement de .s finale en r soit contraire à la règle. Ex. un sirventes, si pogra, migra far, mar nol sai far LRom. IV, 125'^; voy. aussi PO. 346, 1. B. 103, 2, 104, 8. 108, 18. 110, 15. M. 190, 4. 228, 5. B. Chrest. pr. .321, 47.
mi ascoltô ; ho perduto molto, ma fmalmente non è la mia rovina ; accetto Vamor vostro, ma non le Iode che mi date\ egli è ricco, ma ancora libérale. Une opposition moins marquée, telle qu'on la trouve dans le lat. verum et l'allem. jedoch, indessen, s'exprime généralement par perô, qui est régulièrement ramené dans l'intérieur de la proposition, par ex. desidero gli faccciate questo piacere, con quella discrezione perd che si conviene ; egli mi scrive che io glielo dehba mandare, io perd intendo che non mandera cosa alcuna. Les deux particules peuvent être réunies, en ce cas PERo est pris adverbialement : yyia conviene perô saper e. — En espagnol mas et pero sont si bien synonymes qu'on peut presque partout employer à son gré l'un ou l'autre. En général le premier sert plutôt à marquer l'opposition directe, comme le lat. sed ou at , par ex. quisiera salir, mas no puedo\ él quisiera verme, mas yo procuré de no verme con él ; aquel mozo andaha como page, mas no de los ordinarios . Pero, parfois empero, a un domaine plus étendu que l'ital. perd ; il se prête ordinairement à exprimer le sens moins adversatif de verum, autem, et même celui de tamen, mais il se place toujours en tête de la proposition : el dinero hace d los hombres ricos , pero no dichosos \ hablaron pocas palabras, pero tan calladas que etc. ; d noche la vi, pero no me atrevia d decirle quien era ; yo no quiero saber quien sois, pero os digo que etc. Il sert ensuite à indiquer la nouvelle direction que prend le discours : no vengo d hurtar, pero decidme, esta por aqui alguna venta? Nov. 1 ; pero que es Io que veo? Cald. I, 12^; aussi se place-t-il volontiers, comme l'allem. indessen, au début d'une période. En portugais mas répond à l'esp. m^as, porem à l'esp. pero, msiis pore7n est plus adversatif de sa nature et peut par conséquent se placer dans l'intérieur de la proposition : a cantiga he brève, mas a grosa muito longa ; agora porem nào quero ; se porem posso. Ici aussi le choix de l'une ou de l'autre particule dépend, sauf quelques petites restrictions, de la volonté de celui qui parle. — Le provençal se comporte à peu près comme l'espagnol : mas exprime l'opposition caractérisée de sed et at, pero répond soit à verum, soit à tamen, par ex. dans le passage amera la, s'a lieys plagues ... 'mas (mais) no seschai, pero (cependant) ben sai qu'assatz fora avinen Choix III, 78. — Le français mais s'applique à tous les cas, il représente donc à la fois l'esp. mas et pero. — La particule concessive quidem est beaucoup