INFINITIF PRÉPOSITIONNEL
Les prépositions qui précèdent l'infinitif sont de, ad, pro, per, in, cum, sine, ante, post, tenus ou us que ad et quelques autres. L'infinitif peut dépendre non-seulement d'un verbe, mais aussi d'un nom, et en ce cas il joue le rôle du gérondif latin ; il peut en outre remplacer le supin, le participe futur actif et passif, l'infinitif pur du latin et certaines locutions conjonctionnelles. En valaque la préposition a est devenue si nécessaire à ce mode que, comme l'angl. to, elle ne peut presque jamais être omise, bien que d'autres prépositions puissent s'intercaler entre elle et l'infinitif : inceape a suflà (incipit sufjïare), poftesc a aveà {cupio habere), a ne sculà (nos excitare), a nu lucrà {non laborare). L'emploi d'autres prépositions n'a pas pour résultat de la faire disparaître, elles se placent devant elle : de a.
même. It. la fante piangeva forte corne colei che avea di che (se. piangere) Dec. 7, 8 ; pr. si tengues ah que (aucire) Jfr. 102'' ; si agues de que (ser ergw los) LR. I, 547^; v.fr. jo ai de quoi {servir) Brut I, p. 312; b.lat. si vero non fuerit unde (comedant) Capit. Lud. pii, Georgisch p. 834. Pétrone déjà connaît cette ellipse du verbe dans un sens spécial, par ex. : et habet unde cap. 45; il en est de même en v.fr. et en fr.mod. : il a de quoi FC. I, 71, Parton. I, p. 67, R. Flor. p. 42, Ruteb. I, 433, Villon éd. Prompsauit p. 120; pourveu qu'elle soit riche et qu'elle ait bien de quoy Régnier Sat. 3, 144.