TEMPS. EMPLOI DES VERBES AUXILIAIRES
= hahet amicos laudatos. Esse convenait bien à ces verbes, de même qu'à d'autres neutres : mi sono maravigliato équivaut à miratus sum, ici le réfléchi mi exprime le sens du déponent. Cette explication, il est vrai, ne peut convenir aux transitifs employés comme réfléchis, mais peut-être que ces verbes aussi ne furent à l'origine conjugués qu'avec habere, et en italien au moins il ne manque pas d'exemples de l'emploi de cet auxihaire : quella donna oui dato m'aveva PPS. II, 128 (l'édition porte data); rivolsersi alla luce che promessa tanto s*avea (^ovlv s'era) Par. 8, 43, Blanc 480; egli s'aveva fatto coronare Fernow § 278 ; si avevano lungamente amati ibid. Avère est d'un usage fréquent en italien avec des réfléchis impropres : on dit ainsi : avendosi Vanel di lei messo in bocca Dec. 7, 3 ; tu te n'hai data la perdonanza tu stessa 4, 10 ; s'avea posto in cuore 3, 6 ; tanta licenza che v'avete tolta Orl. 2, 29. Le seul cas dans lequel la conjugaison avec habere soit commandée se présente lorsque le pronom est employé sous sa forme absolue, car ici l'activité prend une forme plus objective ; on trouve au moins en itaUen : SE ha slocato PPS. I, 45 ; hai ofjesù te e me, hai te meco ofj'eso (fr. cest toi que tu as offensé).
4. Les verbes impersonnels qui expriment des phénomènes naturels forment leurs temps en italien avec avère : ha piovuto, mais aussi era nevicalo Bec. 8, 7 ; presque tous les autres verbes de cette classe prennent essere : m'è accaduto, occorso, ben preso ; è bisognato ; gli era convenuto partire ; gli è molto di me caluto ; niente nCè valuto che etc. ; mi è bastato, sembrato, paruto, piaciuto, rincresciuto. Le français dit avec avoir : il a plu, neigé, grêlé, gelé ; bien lui a pris ; il a fallu le payer ; il m'a paru, semblé ; il a plu à dieu de l'affliger ; il m,' a convenu que ; il aurait mieux valu ; il a suffi de lui dire ; il a résulté que ; mais il est arrivé que. Quelques verbes tels que importer, réussir, souvenir sont dépourvus, comme impersonnels, de leurs temps périphrastiques ; d'autres comme chaloir et seoir {il me sied) n'ont pas de participe. Il va de soi que l'espagnol a recours ici pour tous les verbes à haber, et quand on dit par ex. es anochecido (v.fr. il est anuitié, il est aseri, il est aviespri), il faut reconnaître que le participe a la valeur d'un adjectif, il exprime un présent et non pas un parfait. Le valaque procède comme l'espagnol : au tunat, au nins, mi au pie eut etc.^
1. En terminant ces remarques sur les verbes auxiliaires, signalons