CHAPITRE TREIZIEME
Formes de la proposition simple.
La signification des éléments de la proposition simple et leur enchaînement organique ont été exposés aux chapitres précé-
1. On ne peut pas reconnaître d'après le roman parlar laiino etc. si l'adverbe des phrases latines loqui, discere, scire latine s'y maintient encore-, mais le valaque 'tiu romaneaste est incontestablement scioromanice.
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dents. Il nous reste à traiter des formes de cette proposition, qui sont renonciation et l'interrogation.
1. dénonciation est soit positive, soit négative. Dans le second cas elle est avec la proposition composée dans une relation si intime qu'il y a avantage à l'étudier après l'examen des diverses formes de propositions. Quant à Y ènonciaiion positive, il faut remarquer, sur l'ordre des éléments qui la composent, que, contrairement à la proposition interrogative, elle place régulièrement le sujet en tête et fait suivre l'attribut avec les mots qui en dépendent; les exceptions à cette règle ainsi que la place des autres mots seront étudiées dans la section consacrée à l'ordre des mots. On peut indiquer ici une extension de la proposition simple qui ne trouve son application que lorsqu'on veut insister sur l'idée, et qui est devenue si usitée dans l'une des langues sœurs que l'esprit n'y voit presque pas autre chose qu'une proposition simple : c'est pour cela seulement qu'elle mérite d'être mentionnée. Cette extension s'opère au moyen du verbe substantif qui prend place dans la proposition principale, tandis que la proposition suivante débute par le relatif ou la conjonction que. Au lieu de rnio padre me lo toise ; ieri stavi meco, on dit en italien avec plus de force mio padre fu chi me lo toise ; egli fu ieri che tu stavi meco. De même en espagnol : amor era quien me habia vencido ; d quien mas le peso, fué d una duena (noiii^SiS una duena); lo que él mas sintiô, fué que no podia vengarse ; ce procédé est surtout appliqué ici dans la phrase conditionnelle : si es que lo sahes ; si es que la fortuna quiere. De même aussi en m. h. allemand : ist daz ir des niht entuot (= all.mod. ist es, dass ihr dessen nichts thut); ist daz er sôïher tumpheit gert (= all.mod. ist es, dass er solcher Thorheit begehrt). C'est en français que cette figure du discours est devenue extraordinairement fréquente ; on y prépose au verbe substantif le démonstratif neutre ce {c'est, ce sont, c'était etc.) : c'est mon frère que je plains \ c'est de moi de qui il l'a reçu ; c'est de peur d'être injuste que je refuse vos présents ; c'est sans les oublier qu'on quitte ses pare7its. Le style poétique de l'ancienne langue aime à faire précéder la détermination du temps et du lieu de la formule ce fut : ce fuit à paiques que l'en dit en esteit G Vian. 348; ce fut en mai k'il fait chaut et seri 3916; cefuten^nai ke la rose est florie 3292 ; de même aussi prov. so fo a un dilus que Karles tenc sa cort G Ross. 2735 ; so fo a una festa que ha nom Epifania GA. 2338. Cette expression existe