FORMES DE LA PROPOSITION SIMPLE. INTERROGATION
OC VOS 998 ; vos o PO. 171 ; ella de queni rete? o ill Choix III, 255, ou ela oc ; non potz guérir ? ieu no V, 332 ; non es mais ? lo non PO. 358. En italien on trouve aussi parfois io si, io no, non già io, esp. eso si, eso no, v.fr. je non, il non, non il, nenil. On peut voir d'autre part dans Grimm III, 765, combien les dialectes v. h. allemands, m. h. allemands et m. b. allemands favorisent aussi cette adjonction du pronom (jâ ich, nein ich) qui rappelle le latin ego vero, tu vero. — — 2) La méthode latine, qui consiste à répéter dans la réponse le verbe énoncé dans la phrase interrogative, est encore usitée au moins au sud-ouest après les particules si et no : teneis ? si tengo ; nombro ? si nombro ; acuérdasie de un papel ? si acuerdo ; tem V. M. açuc'(r?nào tenho ; esteve V. M. no prado ? sim estive. Exemples empruntés à d'autres dialectes : ital. non ebhe egli un pane ? si ehbe CN. ; prov. al re non puesc aver ... si auretz Jfr. 143^; si seretz a derrier sohrat ...no serai 154^; ou si fauc (sic facio), no fauc\ v.fr. n'est-ce pas cruauté? si est TFr. 492; il est mors ... non est ... si est Ren. I, p. 158 ; vous avez doublé? non ay 446. Un grand nombre de passages b. latins prouvent que c'est là la forme la plus ancienne de la réponse positive ou négative, ainsi interrogavimus si abuisset ? diœit sic habemus Mur. II, 972 (ann. 845); et diœit sic habeo EL. I, 25 (ann. 782); abes annonam ad equos^ sic habeo Altd. Gespr. p. p. W. Grimm; si vis biberebonum. vinum? sic volo ibid.; si volo ibid. ; dicis tu ita, millier? sic dico Form. ital. 7; avec facere : spondes ita ? sic fado ibid. 4 ; nec tibi pertinent ? non faciunt ibid. app. En valaque, la répétition du verbe ou du pronom personnel constitue la forme propre de la réponse, par ex. scrisau ce va o face? scris (scil. au : scripsitne se id facturum? scripsit); rugaseva de erteciune? rugà (se. se va : petetne veniam? petet); tu esti cereusul lui? eu (esne ejus auriga? ego)\ fiu tzi este acest? da fiu {filius est iste tibi ? omnino filius) . Cependant on peut aussi dire simplement asà {sic, ita) et nu, ba nu.
4. Si la question porte en même temps sur les idées de personne, d'objet et de circonstance, on se sert alors des particules interrogatives pronominales ou adverbiales que nous connaissons déjà, et on les place en tête de la phrase, puis les autres éléments se suivent dans l'ordre qui est observé pour la première forme de question. Ital. chi è quelV uomo'^. di che paese siete'^. dove sono i miei amici'^ quando verra
egW^. Esp. quai es la cosa mas cierta'^ que criatura es aquella'? donde esta éH port, que mulheres sâo essas'^ cujo irmâo he elle ? Nous avons encore ici à faire quelques observations sur le français : 1) Si le sujet est un pronom personnel, il se comporte ici comme dans les autres langues, et Ton dit : de qui se moque-t-il ? quel temps fait-il ? pourquoi ne lui écrivez-vous pas ? jusqu'à quand attendrai-je ? oie suis-je ? 2) Si le sujet n'est pas un pronom personnel, il se place avant le pronom interrogatif, mais il peut suivre l'adverbe, par ex. ces filles de quoi s' occupent-elles'^ votre père ou est-il morf^ cette ville comment s' appelle-t-elle'^. comment s'appelle cette ville ? comment cela se fait-il'^, à quand la pay^tie est-elle remise ? oit ma raison se va-t-elle égarer ? Il n'est pas besoin de dire qu'en v. français le pronom qui renvoie au sujet peut s'omettre : ices ueilles (ouailles) que unt forfait ? LRs. Exemples valaques : cine au fost acU {quis hic fuif^) ; de ce vorbesc oameni'^ {qua de 7'e loquuntur homines'^)\ cetzï ani ai treit ? [quoi annos vixisti ?) ; cum te afli ? (quomodo vales'^); unde atzi mimcat eri'^ (ubi coenastis heriVj. On a recours dans tout le domaine à l'extension de cette phrase interrogative au moyen de esse pour marquer l'insistance : quis est qui non dicat ? chi fia che mel creda ? que es lo que me dices ? quand sera-ce que vous nous viendrez voir ?
5. Il n'existe pas en roman de particules interrogatives comme le lat. num, an, ne ; on a seulement diverses expressions qui donnent à la phrase un caractère d'insistance ou lui font exprimer un rapport avec quelque chose qui a déjà été énoncé. Par ex. ital. cosa si è questo mai? (qu'est-ce donc? quid tandem esf^); perche pur diffidi'^. che pur vai'^. Esp. PUES que nuevas me traeis'^. (eh bien! qu'y a-t-il de nouveau?); pues quien lo duda'^. (qui donc en doute?). Prov. mancipi, DONCAS aves companaje"^. (d'après le lat. pueri, numquid habetis pulmentarium'^) GO. 194^; v. franc, est dons sale estante'^, (numquid aula est stabulum% SB. Rq. I, 641^, aussi franç.mod. que faites-vous donc'^ L'espagnol commence volontiers la question par que : que tan al cabo estas ^ que tal te sientes'^. Num. 4, 1 (p. 79) ; et aussi l'exclamation : o que taies sois los hombres! (oh! pourquoi êtes- vous ainsi, vous autres hommes?) Cald. I, 357^. Il sera parlé plus bas de et.