‹ Grammaire des langues romanes;Chapitre 106 sur 269 · Sujet verbal · texte numérisé non relu

Sujet verbal

§ 339. Dans les cas où l'infinitif équivaut à un pur substantif (II, p. 481), son emploi comme sujet ne réclame aucun examen spécial. Cependant, lorsqu'il est uni à des verbes ou locutions unipersonnels, bien qu'il remplisse la fonction d'auteur de l'action, il apparaît encore souvent avec une valeur presque entièrement verbale; ce sont des cas auxquels il est nécessaire de s'arrêter un instant. La règle fondamentale est celle-ci : l'infinitif n'est employé que s'il n'a lui-même aucun sujet déterminé (359) ou bien si ce sujet est exprimé avec le verbe personnel comme régime indirect : cf. en ital. // piacesse darli termine (Sacch. 3), gli cadde neW animo una fargUene (Lasca 20), parendogli aver merifato quanto Cammillo (Mach., Disc, i, 8), basta non possédera centomila lire di entrata (Verga, Vita Campi 5), mi rincresce dare quelle povere bestie in mano al beccajo (73), egli è meglio risolversi (Lasca 39), é necessario fuggire questa sterilità del paese (Mach., Disc, i, i), mi è bisognato fuggire (Leop. 17e) etc., en a. -franc, vos covandroit buen consoil prandre (Ch. Lyon 1850), son lion que li estuet Porter (4653), // le feroit buen aler querre (6605), mielx, valt a Deu obëir (IV Livr. 56), m/^/:( // venist aveir fait el (Rou III, 5966) etc. Cet emploi n'a laissé dans la langue actuelle que de rares débris. En première ligne on doit citer il faut : il faut venir ^ic. (où l'on voit que il faut

Page 1