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Sujet et Verbe

§ 343. Si c'est une règle fondamentale de faire accorder en nombre le sujet et le verbe, il faut pourtant signaler de part et d'autre de remarquables exceptions. On emploie le verbe au PLURIEL AVEC UN SUJET AU SINGULIER quand celui-ci est un collectif ou un nom de nombre général, surtout quand ce terme numéral est lui-même accompagné d'un déterminatif au pluriel précisant les êtres qui constituent cette quantité. Donc, malgré la réunion d'une pluralité d'êtres en une idée unique et même exprimée grammaticalement au singulier, on éprouve si vivement l'impression que l'action a pour auteurs une pluralité d'individus que le verbe adopte la forme en harmonie avec cette pluralité. C'est ainsi qu'on dit en lat. magna pars vulnerati (363) aut occisi sunt (Salluste, Jug. 58) et il en est de même en roman, où gens notamment présente presque partout, dans les premiers temps, le verbe au pluriel : en ital.' la génie piena di maraviglia diceano (Sacch. 175), gente assai si raunarono in Firen^e (Vill. 7), en a. -franc, sa gent le sivoient (Cléom. 835), que ne nos aperçoivent la gent (G. Bourg. 3893), sa genx Voeni (Brut M. 845), en esp. la gente que oia coidahan (Hita 89), en port, a gente cahirào (Lus. i, 80). En outre, cf. en roum. toatà cetate esirà (Math. 8, 34 : toute la cité sortit), multl prinsàrà vii pedes trime

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