GÉRONDIF COMME REGIME
§ 392. Pour finir, il faut encore observer qu'après les verbes signifiant voir et entendre, moins souvent après d'autres de sens plus ou moins analogue, un régime verbal peut être aussi rendu par le gérondif, et par là le roman continue simplement le latin, mais avec la différence déjà signalée à la p. 21, à savoir la substitution de la tournure adverbiale à la tournure adjective. De même donc qu'on dit en latin Catotiem vidi in bibliotheca sedentem, on dit alors en roum. và:(u tin om . . . durmind pre pàmînUd gol (C. B. i, 388, 29 : il vit un homme dormant sur la terre nue), nau^i ciobant bucîtimînd (Cânt. Mold. 293 : il n'entendit pas les bergers sonnant de la trompe), nu {tie cetatiea Efeseïasca spre despnsu fiindu marie Artemidi (Cod. Vor. 12, I : il ne sait pas que la cité d'E. est le domaine de la grande A.), en obw. udir ligient (Gen. r, 8 : entendre lire) et de même après « entendre, observer, trouver », souvent d'ailleurs avec a devant le gérondif : vasend quelas a vegnend il cavalier (Oct. 334, 39), en italien assez rarement après vedere et udire^ souvent après trovare : lo trovai giocando, en franc, je le vois lisant, je Vai trouvé lisant, en esp. ved à la f ami lia del de Vivar sustentandose con la limosna de los monjes de Cardeho (Trueba, H. Cid 96), le hallaron leyendo, en port, achou ja-^endo (Rom. (423) IX, 438) et même entreviam se vestidos claros de senhoras passeando (Eça de Queiroz, Cr. Padr. 13).