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PRÉPOSITIONS TIRÉES DE PARTICIPES

partie à la suite de la disparition des participes en -nf n'étaient plus compris comme des participes. Le port, rente do chào, rente da terra (au rez-de-chaussée) s'est formé de la même manière, sauf qu'il n'offre pas de régime direct, mais une copulation avec de, comme dans les cas étudiés p. 401.

L'explication exacte de rente etc. a été donnée par B. Wiese, Glossaire à son édition de la légende en ancien lombard de Sainte Marguerite, sous radent. Elle est assurée pour la forme par celle de l'engadin et pour le sens par rasente et par la comparaison du port. rente do chào avec le franc, re^-de-chaussée. En ce qui concerne l'âge de pendant etc., H. Nehry a montré, dans la dissertation citée à la suite du § 38, p. 56 sqq., que ces locutions n'apparaissent pas avant le xiiie siècle et que par conséquent il n'est guère possible de les rattacher directement, avec K. Dziatzko, Zs. VII, 125-130, au lat. praesenle nobis et autres expressions analogues.

§ 430. Parmi les prépositions issues de substantifs, on (465) trouve des catégories qui diffèrent par l'âge, mais qui se distinguent aussi par la forme les unes des autres. Les plus anciennes présentent un substantif sous sa forme normale directement uni à un second substantif : ainsi en a. -franc. che:!^, lei, en prov. /fl/:(, part, en esp. cahe, frente etc. (cf. les exemples énumérés p. 158); chez les plus récentes, au contraire, le substantif est le plus souvent accompagné d'une préposition et, rattaché au second par de ou ad; mais ensuite, au cours des siècles, il s'est modifié si profondément dans son sens, parfois même aussi dans sa forme, que cet état de choses primitif ne se laisse plus que difficilement reconnaître. Parmi les prépositions ainsi constituées qui sont assez répandues, il faut surtout citer ad pede, qui dans le Nord de l'Italie et en Portugal prend le sens de apud : en a.-gén. :{e se ne a' ssetar ape de lo fogo (Testi liguri 33, 3 : il s'en alla s'asseoir auprès du feu), en a. -milan, ste a grande asio ape del fogo (Besc. 2 121), en a.bergam. ol did ch'e ape del gros (Gloss, berg. 109) pour traduire index, en a.-véron. el deniora sto prevcdhe . . . a pe d'una capella (Cath. 90) et il en est de même en ancien padouan et en ancien vénitien ; puis on a donc en port, nào quer que eu me sente ao pé de si ? (Eça de Queiroz, Cr. Am. 97), estavam conversando ao pe do honwn do lenie (Gomes de Amorim, Am. Patr. 32) et même en galic. 0 pe de douscentos (près de 200) etc. Conformément à

l'observation faite au § 179, la tournure portugaise avec l'article, si on l'oppose à la locution sans article du Nord de l'Italie, se révèle comme étant de date plus récente. A côté de ad pede se rencontre im pede (au lieu de) : en vén. empé, triest. impen, frioul. impifi, tyrol. empé, eng. impé. Ensuite per atnore de (pour l'amour de, à cause de) n'est pas étranger à la langue écrite de l'Italie, mais il est surtout répandu dans les patois du Nord : vénitien, veronals, lombard sous la forme écourtée per mor de, et de même en obw. paramur de et simplement murt ou bien aussi mur tei (à cause de toi), puis dans le Sud de la France, surtout en béarn. premu de, enfin en galic. por amor de. En outre, indépendamment de bien des formes déjà signalées à l'occasion, il faut encore citer en ital. accanto a, intorno a, invece dî etc., en franc, autour de, sans faire état de au lieu de, parce que le sentiment de sa valeur étymologique doit s'être encore pleinement conservé, en niç. ako de « chez », mais proprement « dans la maison de » etc. Il peut alors également arriver que cette classe plus récente de prépositions (466) issues de substantifs soit assimilée à l'ancienne et cela de deux manières; ou bien] la première préposition disparaît : outre l'obw. murt déjà cité, cf. encore l'obw. caud « après », proprement « à la fin (eau = caput^ de » : vos saveis ca caud dus gis ei sei Paschgias (Alig 2, vous savez que dans deux jours c'est Pâques), iau vi caud treis gis lavar si (554, je ressusciterai au bout de trois jours), phénomène par conséquent analogue à celui de l'ital. scambio (p. 476); ou bien le de, a copulatif est omis : cf. en ital. in faccia a sua maestà, mais à Grimaldi (Calabre Citérieure) eu nun viehu mpacce la maislatesoi.

Snr per atnore de, cf. A. Mussafia, Monumenti Antichi, p. 17 et AscoLi, Arch. Glott. I, 25 Rem.

§ 431. Enfin restent encore les prépositions qui sont issues de CONJONCTIONS. Il s'agit ici des représentants de ubi, c.-à-d. donc que, dans une proposition relative déterminant un lieu, le verbe n'est pas exprimé parce qu'il s'entend de lui-même, que par conséquent le sujet se trouve avec la conjonction dans une corrélation aussi étroite que celle qui unit d'ordinaire l'une à l'autre la préposition et le nom et que finalement cette corréla-

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