PARTICULES INTERROGATIVES
contre avec une extrême fréquence dans renonciation et l'interrogation, il se produit alors aussi un nouveau développement, qui consiste à employer également donc quand celui qui interroge veut obtenir confirmation de ce qu'il vient d'entendre : Beaus sire, est donc ce vérité^ ? Erec li fil:(^ Lac estes vos (Érec 666 var.), donques estes vous mes parens ? (Chev. II esp. 11644). Ici aussi l'interrogation est la conséquence d'une déclaration antérieure ou d'une pensée de celui qui interroge, et précisément parce qu'il veut encore avoir ses apaisements sur la nature de cette déclaration, de cette pensée, il accompagne sa question de la particule de conséquence. Mais alors, en mettant une conséquence sous la forme interrogative, on peut la considérer sans plus comme inexacte, invraisemblable, impossible. C'est ainsi que donc apparaît alors dans des interrogations portant seulement sur un membre de la proposition interrogative, surtout quand celle-ci se rapporte à une négation ou à une interrogation : ce ne vuel je pas que vous la vendeT^. Dame que ferai je donc? (Mén. Reims 439), apelerai le par son nom Ou par ami? (560) Ami. Je non. Cornent donc? (Clig. 1395). De là vient que donc se présente aussi volontiers dans les interrogations oratoires. Enfin le dernier adverbe à citer est ore, qui se réfère de la même façon que sic à ce qui vient d'être dit, sauf qu'au lieu de la manière on envisage alors le moment de l'action : vee/; vos or Celui a celé bande d'or (Chev. II esp. 5773), où perce peut-être encore le sens temporel, puis il entre souvent dans les interrogations indignées : dame, est ce ore avenant Que si de duel vos ocie:^ (Ch. Lyon 1666) ou dans l'exclamation d'étonnement : Et que est ore devenui Yvains? (2199). Nous avons des cas différents et qui doivent être réunis au roum. oare (p. 580) dans les exemples où la phrase commence par ore : ore, biaufilz^, voulre^ vous estre Vouleniiers mire? (Mir. N. D. 22, 62) et autr. sembl. — En PROVENÇAL entrent surtout en ligne de compte e et donc : et au^ist 0 (Flam. 4494), digat'^, e que ave:{ avut (Appel, C. 5, 169), allas que faras? E volet:( m'ausire? (49, 14) etc. Enfin en ESPAGNOL se rencontrent de nouveau y et pues : tengo dada la palabra de casarme en llegando alla. Y es hermosa la dama à quien se la diste? (D. Quich. i, 41), y cuando te vas? (ibid.), pues quién lo duda ?