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JUXTAP. DE PROPOS. DE BUT ET DE CONDITION

reiist mort (A. A. 15 8i). Mais alors, à côté de ces cas qui restent toujours clairs et qui reviennent partout, il y en a d'autres encore, plus compliqués. Tels sont en ital. questo, Lucia non Vavrebbe fatto mai, non foss altro, per rispetto a Franco (Fogazzaro, Picc. Mondo 241), non voile mai più darvi un colpo di :(appa, gliela dessero a lui sul capo, la ^.^ppa (Verga, Vita Campi 109). On voit par la ponctuation comment il faut interpréter le second exemple : c'est encore une fois une proposition optative, qui dans ce contexte spécial exprime une possibilité. Le premier, au contraire, est sans doute analogique, car un désir ainsi formulé n'est guère admissible. A la seconde phrase italienne est identique le franc, et réellement, la tête de la légende païenne eût été là, vivante, devant Hautefeuille, il neût pas été plus épouvanté que par les simples mots de ce billet (Bourget, Id. trag. 127). Mais ensuite on comprend de nouveau sans difficulté des propositions interrogatives qui ont toujours pu, en FRANÇAIS surtout, être juxtaposées à une seconde proposition par rapport à laquelle elles jouent le rôle de conditionnelles. Sire, vole:( plus en fasson? Il le vos covient dire (R. Mont. 439, 38) nous montre la forme la plus ancienne, estaient or La ens tel II cent compaignon Com je vos nommeroie. Ne doteraient l'ost le valiant d'un boton (145, 17) la première altération, fust chrestiens, ase^ oust barné:(ÇRo\. 899) le passage complet au sens conditionnel, et alors on crée nombre d'autres combinaisons, négatives surtout, où l'on ne peut plus trouver des interrogations : ne fust la lance que li brise, icest l'eust geté de vii (Gorm. 147), ja alast jus, ne fussent li estrier (^kYizc. 161), nous fussiens piech'amort, nefust l'ermiteÇAiol 125) et de mêmeencore aujourd'hui : sont-ils en présence d'une situation vraie et d'un devoir positif, c'est une volte-face subite (Bourget, Id, trag. 165), la femme d'un archiduc, même morganatique, ne se décommande pas comme un simple boscard, fût-on aussi démocrate que le ranchman de l'ouest (17). Enfin de tels groupes de propositions peuvent (584) aussi renfermer un sens concessif : c'est ce qui résulte à l'évidence de cette étroite parenté qui règne entre le désir et la concession dont il a déjà été question p. 148 sq., et c'est ainsi qu'on trouve effectivement en ital. fosse il cielo torbido 0 sereno, si raccontasse di fortune 0 di miserie, si spargesse la gioia 0 il

6o8 CHAPITRE IV : LE GROUPE DE PROPOSITIONS § 543-

dolore nella famiglia o ne circoli, sempre la stessa nuhe era sulla sua fronte (Carcano, V.), en a. -franc, doinst H vint livres salement, Il l'en fera gaagnier cent (Rou 3, 5655), deist H reis ço que voldreit, il fereit ço qu'a faire avreit (5838) et de même encore aujourd'hui eût-il été bien plus fort et bien plus habile, il fût tombé de même. Plus souvent encore on peut rencontrer ce sens concessif dans les alternatives : cf. il cielo, opera sua fosse 0 fosse altrui, celolla (Tasse, Jér. 2, 10) et naturellement aussi en vieux français, puis également à l'Ouest : respondiô que el pagaria, viniese 0 no huesped alguno (Nov. ej. 254) et de même en portugais. Mais alors il s'est produit ici un commencement de COPULATION en ce sens qu'assez souvent on ajoute à la proposition partielle un adverbe d'intensité ou de temps qui est destiné à la faire ressortir, qui par ce moyen augmente son opposition avec la proposition verbale et par conséquent peut facilement avoir l'air de renfermer en soi l'idée de concession et par là d'exprimer le rapport réciproque des deux propositions. Il s'agit ici de termes comme en a.-ital. tutto, ancora et aussi aujourd'hui in caso : lo monda non era anche fatta tutto fasse ella indel sua eternale consilio (Brun. Lat, 58), io ti conasco, ancora sia larda tutto (Enf. 8, 39; cf. en a. -milan, anc sia piceneta, ea sont de grand valor Bonv. G 23), in caso non fosse impa:{:(iio, la sua roba ricade al pubblica (Leop. 162), en a. -franc, tant, tout, encore, ja : nel paraît dire nuls clers, tant sait letre^ (Alise. 5251), altresi est mis cars luisan^ came est li tuens, tut seit il granx (M. de France, Fabl. 14, 21), car ne velt en nule manière Quen sa prison li facent pis, Encar soit il lar anemis (G. Pal. 7004), /âS naiex vos avoir ne terre. Mais que sol vostre cars tot bias, S'iert ele bien messe en vos (Joufr. 3460), ja soit çou malgré aus, si les convint aidier (Alixand. 145, 37), où l'opposition est encore renforcée par si (cf. p. 614), en esp. ahara-ahora, ara-ara, ya-ya : yo me day par tu esposa, respondiô Quiteria, ahara vivas largos anas, ahora te lleven de mis braxps à la sepultura (D. Quich. 2, 21), ara trate de paz^, ara (585) de guerra, Tado cuanta yo mira, escucho y ko Del celebrado Pedro de Padilla Me causa nuevo gusto y maravilla (Cervantes, Gai. 6) etc.

Sur les § 531-543, cf. G. Dubislav, Satiheiordnung fur Satiunterordnutig im AUfran:!Vsischen, 1888.

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