MEMBRES COMMUNS AUX PROPOS. COPULÈES
dans les langues modernes. Rare est la non-répétition quand le second régime est à un cas différent du premier, comme p. ex. en a. -franc, chascuns Varna e porta fei (Troie 7378), prov. vestit raves e dat manjar (Alexis 808). — La non-répétition du VERBE, même quand il y a différence dans le nombre, n'est pas un phénomène inconnu : cf. en a. -franc. Caries est fiers e si hume vaillant (Roi. 3515). Nous ne pouvons pas ici nous engager plus loin dans cet ordre de choses; mais peutêtre une mention revient-elle à ce fait qu'en sursilvain, lorsque s'unissent deux participes dont l'un est prédicat du sujet de esse, l'autre prédicat du régime de habere, il n'y a que le premier verbe qui soit exprimé : cf. qtiel et en glie^ onn da Diu vegnius clomaus tier la vetta perpetna et stoviu céder la plaxxfi délia Abasia a Rudolfus II (C. Mem. 210, 20 : mais en la même année il a été rappelé par Dieu vers la vie éternelle et (a) dû céder la place d'abbé à Rodolphe II), essen vegni a Muster et lau enten la Claustra faitg las nossas devo^juns (153, 8 : nous sommes venus à Dissentis et là, dans le cloître, (nous avons) fait nos dévotions) etc. ; il en est de même en prov. li sant se sont mudat e fach alcun viaje (Honor. 63), en a. -franc, a li se sunt tourné et lor dame oublia (Gaufr. 3 10), où l'on trouve aussi quant il en or ent as ses joué et esbatu(S. d'Angl. 173). Cf. A. ToBLER, Beitr. i, 88-90.