PROPOSITIONS-RÉGIMES
sage à la tournure indépendante n'est pas rare : cf. en roum. XJse cà va intra tri cetate sivoiu lua cetatea voastrà (C. B. i, 403, 28 : il dit qu'il entrera dans la cité et je prendrai votre cité), en ital. giuravano la ditta cammella non avère mai veduta, posto che not abbiamo contati i segni (Serc. 12), en a. -franc, 5/ // dient qu'il iront querre Joie, ne nul respit requerre Ne volons de ces espousailles (Manek. 642), en prov. // mandet pregar moût avinemens quel per la soa amor se degnes akgrar, quieu vos fat:^ de mon cors e d amor presen (Mahn, Biogr. 119), en esp. respondioles que el amanecer Dios y el rodealle seis hijos pequeûos pidiendole pan la cual necesitad me puso la ganitia en la mano (Cerv., Pers. 3, 14). Indépendamment de cela, au sujet des propositions interrogativcF SUBORDONNÉES, en tant qu'il s'agit de propositions inter- ROGATiVES partielles (portant seulement sur un membre de phrase), voici ce qu'il faut encore noter. Comme le pronom qui les introduit est le même que pour l'interrogation indépendante, on ne constate d'abord aucune différence de forme : cf. en ital. non sanno che f anno, en a. -franc, ne sevent que font (Alexis 54), en esp, nosaben quehacen. Toutefois, quand le pronom est un neutre, il peut être annoncé dans la proposition verbale au moyen du démonstratif : cf. ital. dimandà la detta madonna Por:(ia quel che lei quivi faceva (Cellini 35), disse quello che far dovesse (Lasca 54), non so quel che fard (De Marchi, Giac. id. 54), staremo a vedere quel che stamper anno le gaz^x.^tte questa volta (64); c'est même la règle en français moderne, bien que cependant chez Molière encore on ait aussi vous save-^ déjà qui rn amène en ces lieux (Dép. Am. 840) et aujourd'hui je ne sais que faire (^ 6j6); en port, diga là 0 que é isto (Diniz, Pup. 129); cf. aussi ce titre de chapitre que l'on doit considérer comme une phrase incomplète (§ 658) : y que era 0 paço e quem estava nelle (Castello Branco, Paç. Nin. i). L'espagnol suit des voies spéciales. La locution lo que, où lo se rapporte à la proposition et où que est un interrogatif, étant identique au lo employé îcomme déterminatif se rapportant à un que relatif, il en résulte mue, dans la proposition subordonnée, tout pronom interrogatif [peut tout simplement se décomposer en un déterminatif et un [relatif : a^«/ elegirân? devient no se el que elegirân, et ainsi di lo \ue es, no se lo que dice,preguntarle que tal estaban, no sabe lo mucho
que la quiera, ou bien même simplement lo que pour cuanto : ya ves lo pronto qiiepasan etdès lors, au lieu de se el hlancoâqiie tiras comme pendant à à que bianco tiras?, on trouve aussi se al bianco que tiras, mira de la manera que se hila un copo de lana en un torno. Si de plus on rencontre en même temps darte à entender, PanT^a, en el error en que estas (D. Quich. i, 15), viô del modo que trataban à su companero (i, 8), no saben la mala que es y la mesquina que me tiene (Galdôs, Fort. Jac. 4, 22), il faut y voir une ignorance plus grande encore de l'état de choses primitif (cf. § 624). Dans l'espagnol antérieur, que s'emploie aussi quand même on a déjà un autre terme interrogatif : demanda que cual era ell" infante venturado (AppoU. 224), preguntôle que adônde habia comprado ô en que modo habia venido à su poder aquella cristiana (Nov. ej. GC), preguntônos que cuâl parte desta sierra era la màs àspera (D. Quich. i, 23), où l'on voit que l'identification des propositions interrogatives subordonnées avec les autres propositions-régimes est complètement accomplie. Enfin l'équivalence entre les pronoms interrogatifs et les relatifs conduit à des phrases comme di nos presto â lo que vienes y que aquello de que màs gustas (D. Quich. i, 14); pour lo que es employé comme relatif, cf. § 622.
§ 578. Certaines propositions interrogatives sont au contraire introduites la plupart du temps par si : en ital. non so se posso venire, franc, je ne sais pas si je pourrai venir, esp. no se si puedo venir, port, nào sei se podo vir. Le roman s'éloigne ici de l'usage du latin classique, lequel recourt à an, ne, utrum; (627) mais déjà le latin populaire se servait de si dans cet emploi qui plus tard est devenu général. Le point de départ ne s'en trouve pas dans l'imitation d'une tournure grecque, mais plutôt dans certaines propositions optatives exprimées sous forme de conditionnelles et dont la réalisation est mise en question par un verbe de doute qui probablement suivait tout d'abord : « s'il venait ! J'en doute » ; « si c'était vrai, je ne le sais pas » et autr. exemples sembl. Il y a peut-être lieu de signaler encore l'esp. tratô de meter le los dedos en la boca para salir de duda respeito à si habia 6 no alguna cantidad de manos de su amante (Galdôs, Fort. Jac. 4, 73), où l'on voit que la proposi-