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LES PROPOSITIONS DE CAUSE

en vue de faire une preuve sous forme de proposition, quand en même temps que cette énonciation se présente également à son esprit la nécessité d'en donner la preuve, de sorte qu'il considère aussi celle-ci comme partie intégrante de sa communication, alors la tournure qu'il emploie consiste à introduire sa preuve au moyen dequod, quia, quare. Au contraire, quand il ne sent qu'après coup le besoin de justifier aussi ce qu'il a dit, alors il recourt au terme indépendant nam, qui primitivement se rapporte uniquement à quelque chose d'antérieur. Sont ensuite apparentées aux propositions introduites par navi celles qui le sont par enim. Elles aussi renferment des preuves énoncées après coup, lesquelles toutefois se rapportent non à toute une proposition, mais seulement à un de ses membres; aussi apparaissent-elles fréquemment sous forme d'incidentes, qui interrompent l'exposition commencée, ce qui fait qu'en général elles sont aussi faiblement accentuées, comme quelque chose d'accessoire, de subordonné : cf. Gajum venientem vidi, hoc enim illi nomen est. On comprend que cette distinction basée avant tout sur la rapidité plus ou moins grande de la pensée peut aisément disparaître : aussi, en réalité, ne s'estelle conservée qu'en français, à côté d'ailleurs d'autres façons de s'exprimer ; les autres langues romanes l'ont abandonnée. En effet, le lat. nam lui-même a disparu, et de même enim; quod ne s'est maintenu dans ce sens qu'en roumain ; quia, qua, au contraire, à côté de beaucoup d'autres sens, a pris aussi la valeur causale; quare a pénétré en français et en provençal à la place de nam ; en outre, des créations nouvelles se sont introduites de diverses manières; ici aussi l'on trouve notamment le que roman employé dans une large mesure. — Une autre différence dans la signification des propositions de cause demande encore un rapide examen. La raison donnée peut servir soit plutôt à expliquer, soit plutôt à motiver une action. Dans le premier cas, celui qui parle suppose que cette raison n'est pas connue; dans le second, elle est au contraire attendue et se comprend d'elle-même. Ici encore, la ligne de démarcation (632) se déplace facilement et, bien que ce soient surtout les conjonctions causales issues de conjonctions temporelles, notamment l'ital. poichè, franc, puisque etc. (§ 587), qui indiquent généra-

Meyer- LÛBKE, Grammaire III. 4^

lement le motif, elles ne le font pourtant aucunement d'une manière exclusive : c'est ainsi p. ex. que l'a.-ital. perché, prov. car exprime souvent le motif.

§ 584. Le lat. auoD se présente sous la forme cà en roumain (p. 638), auiA sous celle de ca non seulement dans le Sud de l'Italie, qui est en somme le domaine propre de ca, mais encore notamment en vieil espagnol et en vieux portugais, et tous deux s'emploient surtout dans les cas de copulation moins étroite, par conséquent au sens de nam et enim : cf. en roum, îarà Dumne^eti i-crutâ, cà-i gàsi unu porcariu (C. B. i, 355, 16 : mais le Seigneur-Dieu l'épargna, car un porcher la trouva), si feace bine, cà-i duse a casà-^i (355, 17 : et il fit bien, car il les porta dans sa maison), acesta dêntâiu-l chema Serbie, iarà ronianeaste serbii, cà nascuse d'entr'o roabà (356, 7 : celui-ci d'abord s'appela Servien, mais en latin esclave, car il naquit d'une esclave) etc. ; en même temps, on emploie aussi càce, càci (p. 573) : niniea de între voi no va cute^a ràdica arma pre vràjmasul sâu, càce au îmblat îpolriva mea (Gaster i, 5, 36 : personne d'entre vous n'osera lever les armes contre son ennemi, car vous êtes allés contre moi); puis en a.-esp. sospirâ myo Cid, ca mue ho avie grandes cuidados (Cid 6), ascondense de myo Cid, ca nol osan de^ir nada (30), esta noch yagamos e vayamos nos al matin, ca acusado seré de lo que vos he servido (77), cata que non las pierdas quando las has ganadas, ca quiere el diablo avertelas furtadas (Berceo, Sil. 238), non se las oyeron frayres de sus compannas, ca celadas las tavo dentro en sus entrahas (248) etc., en port, recebeoa muy bem e abraçoua, ca aquella era huma das don:(ellas que moravam na insoa da lediça (Graal i), sobejo séria gram damno e gram malla ventura de nom seerdes boo cavaleiro, ca sobejo sodés fremoso (3), armamos nos por nos tornar com vos,ca por al nom (5) etc. Les anciens textes lombards aussi connaissent ca au sens du lat. nam ; ceux de l'ancien sarde l'ont même encore au sens de quia, quod : et ca iwn di furunt issus sigurus de custa dadura kerfirunt mindi beridadi (Tola 325 a : et, comme ils n'étaient pas sûrs de cette donation, ils me demandèrent la vérité là-dessus).

(633) Des indications plus détaillées sur l'extension de ca au sens de

nam sont fournies par J. Jeanjaquet, La conjonction que, p. 68 à

§ 5^4' 5^5 • Quod, quia, quare 659

82. De plus, il attire (p. 31) l'attention sur le fait que, dans le Cod. Schei., ca se présente assez souvent à la place de cà. Si on lit aussi dans le Cod. Vor. 11, 8 urulii glasu fii delà toti ; ca tnn doao ceasure strigarà (une seule voix fut de tous, car deux heures durant ils crièrent), il doit y avoir là une méprise. La traduction de 1688 écrit ca strigdndû, présentant donc ca au sens de quam, en grec w; (comme criant, comme des gens qui criaient).

§ 585. QuARE se trouve presque uniquement en France et en Catalogne. Dans le Nord de la France, dès l'origine il présente le sens de nain : bons fut li siècles al tens ancienor, Qiier feit i ert e justise e amor (Alexis i), ja mais ledice navrai, quer ne pot estrc (99) etc., d'où plus tard son emploi fréquent dans les exhortations (p. 588). Sa signification s'affaiblit souvent en la valeur purement explicative « à savoir » : je croi que ce sont les noveles Qui mont li devront estre bêles j car ma dame s'est acou- ^/;îV (Manek. 3043); aussi, est-on quelque peu surpris de rencontrer au xv^ siècle car avec le sens de « parce que » : du nom de fortune on le baptise ou por deffault de vivement entendre et cognoistre la raison, ou 'car le bruit de fortune est trop en cours (M. le Franc, Estrif de Fortune 67). En provençal, au contraire, car devient une conjonction justificative, surtout après les verbes indiquant un mouvement de l'âme : ella 0 fai car mais no pot (Appel, C. 118, 54), si ren i tais 0 i fas errada, pot si ben avenir per oblit 0 qar ieu non ai ges vistas ni au:(idas totas las causas del mon (13, 8), grant honor nos fai so " us afi. Car per moillier penre la deinna (Fhm. 52), Archimbaut a cui moût pe^ava De Robert, car tant demorava, E ' l cavalier nauran bon grat. Car tan ben t'i an ajudat (74), moût me sap ben, car tais honors me creis (B. Born I, 2), meravillas ai, qnar dessé lo cor de desirier no ' m fon (Appel, C. 17, 7), puis aussi />^r so quar ieu, Rainion:!^ Vidais, ai vist et conegut que . . . voill eu far aquest libre (Appel, C, 123, i). Par un autre développement de sens, car peut alors prendre directement la place de que, comme c'est notamment le cas en catalan : cf. e deurian 0 comprar car, car vos an volgut ahontar (7 Sages 432), tu pensa be d' aquest pauc pi, car sera pus ait e pus bell que no aquest qui ja es veyll (175), per dret ne deus esser raptat, car tan foylament as errât (728), irai ne son (634) dins en mon cor, car vos vey en tanta error (893), com de l'aver

assats aurem, nos manera hi tindrem car per res nos conexera (1203) etc. Il est à noter que, dans le vieux français de la dernière période aussi, ^^Jr présente un développement analogue; seulement, comme son emploi dans la période la plus ancienne est autre qu'en provençal, le point de départ en doit être un peu différent. Assez fréquemment l'on trouve tant . . . car, tel . . . car, si . . . car : tant est mauvais et requis car je ni ose plus estre (Rom. Past. 2, 67, 22), tant estait belle et douce car si en fu sourpris Ly noble^^ chevalier qui sen cuer y ot mis. Qui le fist demander (H. Capet 58), // vens leva si forget si horribles car il nous batoit a force sur Ville de Cipre (Joinv. 630), la manière de lour vivre estoit teix car il ne mangeaient point de pain (187). Car apparaît ensuite à la place de n'importe quel que, même pour le relatif, dans Baudouin de Sebourg et dans le Bastart de Bouillon, mais uniquement devant des mots à initiale vocalique : // roys Bauduins priait car on Fassaille (Bast. Bouill. 2S9), tant car an savera (3326), riens ni a qu amender Fors che car il ne vaelt nostre lay aourer (^ii^C), plus tosl car onques pot (4834), queroit le bastart car il namoit noient (5048), abstraction complète étant faite de pour ce les mist li roys devant a ce jour la, car il vaurra savoir s'en iaus loiautet a (2992) etc. On rencontre à l'origine des propositions d'intensité qui sont alors suivies d'une seconde proposition renfermant la raison pour laquelle celui qui parle fait ressortir une propriété à un degré particulièrement élevé. Pareille proposition peut être simplement juxtaposée (§ 538) ; elle peut également être copulée au moyen d'une conjonction correspondante à l'adverbe d'intensité (§ 608); elle peut enfin comme ici revêtir la forme d'unejustification énoncée après coup, ttant donné que, dans ces conditions, tant . . . car et tant . . . que et autr. sembl. étaient devenus complètement équivalents, certains poètes ont pu, pour la facilité de la versification, employer quar au lieu de que partout où, devant un mot à initiale vocalique, ils avaient besoin de faire compter la conjonction pour une syllabe. — En ce qui concerne le rapport entre le sens latin et le sens roman, il faut probablement partir de l'emploi, déjà signalé chez Cicéron, Salluste, Horace etc., de quare au sens de « pour cela, à cause de cela ». Certes, par là on exprime tout d'abord la conséquence d'une action, de sorte

§585- 586. Quare, quid 66i

que la conjonction se rapporte à ce qui précède; cependant, comme le caractère originairement relatif est seul perdu, elle (63s) peut également annoncer ce qui va suivre et n'introduire qu'après coup l'action qui constitue la cause d'une autre action, ainsi : pluit . . . quare domi maneo; domi maneo . . . quare. . . pluit.

Sur ce développement de sens, cf. aussi K. Wehrmann, Rom. Stud. V, 436 et A. ToBLER, Zs. XX, 66, qui tous deux partent de quare ?, donc p. ex. domi maneo. Quare ? Pluit, hypothèse à laquelle on ne peut faire qu'une objection, à savoir qu'alors non seulement la nature du rapport indiqué par quare est modifiée, mais aussi, ce qui paraît difficile à admettre, que l'intonation interrogative se perd ; au contraire, le développement proposé ci-dessus trouve dans l'alem. drum invoqué par Tobler un excellent parallèle. Sur car remplaçant que, cf. A. Tobler, Zs. vgl. Sprachf. XXIII, 413, lequel voudrait y voir que avec r pour supprimer l'hiatus, A. Scheler, Bast. Bouill., Rem. au vers 289, J. Jeanjaquet, La conjonction que, p. 83-85, qui tient pour l'identité des deux car et cite encore quelques autres exemples qui ne sont pas complètement sûrs, mais ne s'explique pas clairement sur l'évolution du sens.

§ 586. Enfin quid se présente dans une proportion considérable tantôt à la place de quod, surtout dans les premiers temps, tantôt au lieu de nam, particulièrement dans la période moderne. Du reste, sous ce rapport, les diverses langues ne vont pas toutes également loin. Son emploi dans les Grisons réclame encore des recherches ; voici un exemple sursilvain : quels paders eran tuts dus vcgls, che ei vevan ilg tgiau tut alf (C. Mem. 166, 24 : ces pères étaient tous deux vieux, car ils avaient la tête toute grise). — En vieil italien, che (parce que) est assez fréquent; de nos jours, il a le sens de « en effet » et alors, pour le distinguer de che (que), on l'écrit chê, graphie que, dans les anciens textes, on introduit même dans les cas où sans aucun doute il équivaut à « parce que » (en ital. mod. perché, § 588) : cf. cacciârli i ciel per non esser men belli. Né la profunda inferno It riceve Ché alcuna gloria i rei avrebber d'elli (Enf. 3 , 40), io anima trista non son sola, Ché tutte quesie a simil pena stanno (6, 55), mais alors déjà l'on trouve aussi or puai, jigliuol, veder la corta buffa De ben che son commessi alla fortuna Per che Vumana gente si rabbuffa. Ché tut to Voro ch'é soiio la luna, Non poterebbe farne posar una (7, 61) et d'un autre côté pour introduire une raison (656)

qui va de soi : sol si ritorni per la folle strada ; Provi se sa, chè tu qui rimarrai (8, 91), puis aussi deh fiissi pur io nel tuo grade. . . , chè non anderei per Dio cercando altro me:(^o che me stesso per satisfarmi (Arioste, Cass. i, 5). — Le vieux français présente le sens intermédiaire entre le que causal et le que régime dans mult sui dolent que jo ai sahaor(S. Thom. 1593); en français moderne, il n'apparaît plus que dans la seule proposition interrogative : qu' ave:(-vous donc que vous ne mangez^ point ? et dans la comparaison introduite par autant : à votre place, je n irais point, d'autant que rien ne vous y oblige. À part cela, on trouve en a.franç. jel di por ce que volentiers Le font, que bien lor en vendra (Mér. 1376), ja fust ne sai li queus vaincu^^, Qu'il ne paissent plus durer, Mes la Pucele oi conter Que (732), mes onques fin ni porent metre Non, que (var. car) Gorvains dit entreset Que (678), Ven sot ja par tot voirement Que li rois serait a Noel A Cardueil, queÇvar. car) tuit li hostel Erent ja pris (S 4.2) etc., en prov. laissent los oimais estar Que de Jaufre devem parlar (Appel, C. 3, 3), de lieis ainar fora lieus mos acortx, s'il âmes mi, quaitals es mos conort^ etc. et surtout aussi au commencement d'une phrase nouvelle : enquer me lais Dieus viure tan C'aia mas mans so/^ lo mantel. Qu'eu non ai soing de lor lati, que ' m parta de mon Bon-Ve^i (10, 23) etc. Enfin que est tout à fait fréquent en ESPAGNOL : el ivierno es exido, que el março quiere enlrar (Cid i6i^),tuyas son las coronas, ten, que las has ganadas (Berceo, Sil. 243) et aujourd'hui apresuremonos à salir de Burgos, que si aqui pernianecemos algunos istantes mâs, tan hospitalarios y buenos son los burgaleses que . . . (Trueba, H. Cid 7), aquellas son mâs faciles de hacer, que no obligan à lidiar con ge?ites tan de armas tomar como las del Cid (39), este es vino de cristianos, que los moros no pueden haber hecho cosa tan buena (62), puis pour marquer une copulation très peu étroite : estas honras . . . conviertalas en otras cosas que me sean de mas cômodo y provecho, que estas, aunque las doy poibien recebidas, las renuncio para desdc aqui al fin del mondo etc. Il en est de même en portugais. — Ce que remplace pour le sens le lat. quod. Il pourrait provenir de quia devant une voyelle, bien qu'il puisse très bien avoir une origine syntaxique et avoir eu son point de départ après les verbes exprimant un mouvement (637) de l'âme, avec lesquels, ainsi que nous l'avons souvent observé,

§ 586. 587- Que « PARCE QUE » 663

les catégories formées par les compléments directs et ceux de cause pénètrent facilement l'une dans l'autre.

Si l'on admet l'interprétation de car (en effet) donnée par A. ToBLER (Rem. au § 585), on peut également dans chè (en effet) voir tout d'abord le pronom interrogatif che. Cependant, s'il est vrai que pareille explication peut convenir également pour l'espagnol, elle ne serait plus guère admissible pour le français, où l'on devrait attendre quoi, à moins toutefois qu'on ne veuille supposer que le passage du que interrogatif au que justificatif ne soit plus ancien que la différenciation entre voyelles toniques et voyelles atones, hypothèse qui, sous plus d'un rapport, rencontrerait de très graves difficultés.

§ 587. Si, dans les cas examinés jusqu'ici, l'on peut encore parler .de la survivance d'éléments latins, le fait s'est produit dans une proportion bien plus restreinte dans les cas où des

RAPPORTS DE TEMPS REÇOIVENT UNE SIGNIFICATION CAUSALE, phénomène que nous avons déjà pu observer dans les § 554 sqq. Souvent les propositions de conséquence qui proviennent de là renferment l'idée accessoire de chose qui va de soi. L'italien présente notamment giacché, qui peut s'interpréter par « à présent que » et qui par conséquent indique d'abord uniquement le temps : cf. giacchè io non ci era, non mi nominare; viennent ensuite poichè et poscia che : poichè la carilà del natio loco Mi strinsCy raunai le fronde sparte (Enf. 14, i), perche ardire e franche:(^a non hai, Poscia che tai tre donne benedetle Ctiran di te? (Enf. 2, 123), dacchè : dacchè tu vuoi saper cotanto dentro, Dirotti brevemente, mi rispose, Perch' io non temo di venir qua entro (Enf. 2, 85), plus rarement quando : cosî stimo quando a lasciare il campo è stato il primo (Arioste, Roi. i, 67) et siccome. — En VIEUX FRANÇAIS, au Contraire, le simple quand est d'un emploi tout à fait fréquent dans ce sens : quand n'ai ton fil, ensemble od tei vuel estre (Alexis 30), tant mar vous vi, quand pour ma mort nasquistes (L. Ccy 9), grant folie est sulum vos di^ De trop duter u loinx u près, Quant tu^ portent mentes le fes (Chardri, P. P. 374), puis comme : comme notre héros se voit près d'achever, c'est peu pur lui de vaincre, il veut encor braver (Corneille, Hor. 4, 2), comme ses raisons paraissaient bonnes, on s'y rendit et surtout puisque, dont il se rencontre déjà des exemples dans la dernière période du vieux français : nul recouvrier ni a puis

(638) qu'est ochis (H. Bord. 8418). — Dans le provençal, on peut signaler un exemple de si com : Frances si qiion es abdurat sobre totz^ e li plus prélat, paresca quus non renianha companh que ' l reis aja mandat que ja mais no seret:^ pre:(at, si non etT^ en la mesclanha (B. Born 14, 55). L'espagnol également emploie d'une manière analogue son ya que et son pues que, bien que moins souvent ce dernier parce que le simple pues lui suffit (p. 626), puis como : como me quieres bien, Sancho, hablas d'esta manera (D. Quich. 2, 23), y que se si me matava à mi (como era acelerado y loco^ como hi^p à aquella vieja que tenia yo por madré (Célest. 17) et surtout dans les réponses como que : es posible? Como que yo lo vi, qui doit s'interpréter par como? que yo lo vi (comment? Certainement je l'ai vu). — Enfin, en portugais, à côté de ja que, pois que et como, il faut tenir compte aussi dans les premiers temps de ja ca, dont le ca doit être considéré comme représentant moins quia que le quam de postquam (cf. p. 637) : cf. mas os signaaes e as significanças do santo Graal non parecem ao pecador nem a homem que he envolto nos sabores do mundo. E porem se vos nom most ram, ja ca vos sodés desleal pecador (Xjraal 113). — Le roumain ne se rattache ici aux languessœurs que pour le sens, mais non pour la forme, car c'est de vreame ce (du temps que) qu'il emploie pour introduire le motif de l'action.

L'ital. siccome, franc, comme, prov. si corn, esp.-port. como, étant donné qu'ils s'emploient pour marquer le temps (§ 594), doivent prendre place ici. Cependant il est possible qu'ils aient également d'autres points de départ : c'est ainsi en effet que Cuervo, Diccionario II, 934 place uniquement à la base la « significaciôn modal ». De fait, les propositions indiquant le motif qui, comme celle que nous avons empruntée à la Célestine, expriment une propriété, pourraient bien avoir tout d'abord exprimé réellement la manière. Et pour montrer que, dans les propositions qui contiennent une réponse, como peut souvent faire pendant à un como interrogatif, Cuervo donne cet exemple de Rojas : Como se entra viieslra alteia? Como tio hay puerta al poder.

§ 588. Ensuite il faut citer les combinaisons prépositionnelles usuelles qui jusqu'à un certain point correspondent aux prépositions étudiées dans les § 456 sqq., et avant tout fer : en roumain accompagné tantôt du relatif ce, tantôt de la conjonc-

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