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SENS DES PROPOSITIONS RELATIVES

renfermant l'indication d'une particularité, d'une marque distinctive par laquelle l'antécédent se distingue dans le cas donné d'autres termes de même espèce, tandis que les premières (^79) déterminent plus exactement l'idée énoncée au sujet de l'antécédent dans la proposition verbale ou bien introduisent en outre un événement dont il est l'objet, etc. : cf. en franc, f allai trouver V homme qui m'avait parlé de cette affaire ; V homme, dont V estomac nest pas d'une très grande capacité, ne pourrait vivre d'herbe seule; les Carthaginois remirent à Scipion cinq cents galères, qu'il fit aussitôt brûler etc. Mais alors, à cette division en deux catégories, que les Français du moins distinguent par la ponctuation, s'ajoute encore cette particularité que les propositions explicatives jouent assez souvent le rôle de prédicat, particularité qui les rapproche ensuite à leur tour des determinatives: les voilà qui partent; des vaisseaux ennemis, ils en trouvèrent une partie vide et l'autre qu'on avait remplie à la hâte. On conçoit que les propositions explicatives peuvent avoir toutes les significations possibles et qu'une langue qui affectionne la tournure relative, peut lui faire exprimer la cause, le but, la manière; c'est ce qu'on pourrait sans peine attester par de nombreux exemples : comparez seulement des phrases comme en a. -franc, gran:::^ mercix^, dist Rou, aie^ Ki nostre dreit recoiwissie^ (Rou 3, 3610), et H Turs refiert lui desus l'iaume deriere Qui le cercle H trenche (G. Bourg. 2577) etc. Des cas plus remarquables sont p. ex. des propositions possessives qui souvent se rapportent à un mot déjà uni au pronom possessif, de sorte que nous avons alors des tournures pléonastiques analogues à celles dont nous en avons déjà cité des exemples p. 92 sq. L'Ouest en particulier pousse très loin cet emploi : cf. en esp. estas digresiones que hago (D. Quich. i, 27), con estas que daba al parecer justas excusas Çi, 12), en port, seus olhos que tinha cheos de sangue (Graal47), 0 gram coraçom que avia de nom fa:^er covardice (80), deseupecado quefe:({ii^') etc. Ou bien ce sont des propositions locatives qui remplacent un complément adverbial de Ueu et qui peuvent alors, quand le verbe est omis, conduire directement au passage de la conjonction à l'état de préposition : cf. p. 484 et en esp. huyendo do el rey estaba (Amadis 20 b), mi enviase luego donde el rey estaba (D. Quich. i, 24) etc., ou des

propositions predicatives, notamment après les verbes qui expriment une perception « voir, trouver, entendre » et même après « être » : cf. en ital. l ancora là che parla, parla (D'Annunzio, Gioconda 121), Vabbiamo visio un momento ja che remava come un barcaiuolo (Fogazzaro, Picc. Mondo 92), en a. -franc, quant H Sarrasins voit son compaignon a tere, Qui fu (680) mors et ocis (Aiol 5331), aiant es vous Guion qui le tertre a montée Et ses riches barnages après lui arouté (G. Bourg. 3925), particulièrement souvent avec ou : vex les là ou descendent (B. Comm. 228), voit tante enseigne ou ventielle (Rich. 4694) et encore aujourd'hui/^ Vai vu hier qui se promenait avec son père, il est au jardin, je ne sais où, qui la suit, qui la guette, en esp. escontrô su madré descalxa que venia cautelosamente (Coloma, Pequen. 130), ici aussi avec ubi : afé Minaya do lega (Cid 1325), ven aqui do vuelve el estudiante (Nov. ej. loi).

Cf. le recueil avec ses très nombreuses subdivisions de F. Stroh- MEYER, Vber verschiedene FtinUionen des altjran\ôsischen Relativsat^es 1892 ; sur les predicatives, cf. A. Tobler, Zs. XX, 55-58.

§ 632. Nous devons une attention spéciale, dans le français et le PORTUGAIS surtout (le phénomène est moins fréquent dans les autres langues), aux propositions-relatives predicatives dépendant d'une proposition verbale composée d'un sujet et du verbe « être ». Ces propositions sont dans le rapport le plus étroit avec les propositions-sujets dont il a été question p. 643 sq. ; leur emploi fréquent dans la période moderne a le même but, et même en beaucoup de cas ce genre de propositions relatives ne s'est produit que par suite d'une confusion déterminée par l'identité de la conjonction que avec le pronom relatif que. S'il est vrai que, dans le franc, est-ce que vous cherche:(^ quelqu'un, il est impossible de se méprendre sur la nature de la proposition introduite par que, celle-ci ne change pas de nature quand l'interrogation portant sur toute la proposition est remplacée par une autre qui ne porte que sur un de ses membres : quest-cç que vous cherche:^ ou qui est-ce que vous cherche/^? Mais ensuite, ainsi qu'on va le voir par des exemples, un travail se fait dans l'esprit qui pousse à considérer le ç-m^ comme un relatif: cestoit à vous à qui veux ni excuser (Rab. 3, 28), cest à sa table à qui Von rend visite (Molière, Mis. 626), et cette méprise

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