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SENS DES PROPOSITIONS RELATIVES 7II

cf. en ital. con rimesse e vergognose ciglia. Come quella che tutta era nwdesta, rispose {Arloste, Rol. 3, 13), en a.-franç. ^7 ^Wowdit com li horn qui ml set (Alexis 65), plus souvent come cil qui, forme qui se conserve jusqu'au xvi^ siècle : je me suis tout seul offensé comme celui qui neust pensé que morte fust une déesse (Rons. I, 211), délibéra de V entretenir comme celui qui la voloit espouser (Hept. i, 103) et souvent, comme ce second exemple, presque avec la valeur d'une proposition causale, en prov. ac tant grant dolor que a pauc no forsenet, com eel que ac perdut la (683) clau e la intrada de tota la terra de Egypte (Appel, C. 121, 61), en esp. como aquel que ha dado dos veces en sus inanos (Nov. ej. 9), riiido de agua, corne que de algunas grandes y levantados riscos se despenabaÇD. Quich. i, 20). Il est à remarquer dans cette tournure qu'avec la proposition comparative on n'introduit pas une seconde personne, mais que la première est caractérisée par la comparaison.

§ 637. En ce qui concerne les propositions relatives avec pronom substantif, il faut d'abord observer que le pronom a deux fonctions entièrement différentes à remplir, selon en effet qu'il remplace un nom déterminé ou bien au contraire qu'on lui attribue une signification tout à fait générale. L'exemple italien mentionné ci-dessus (p. 704) bene ascolta chi la nota peut signifier : « celui qui le remarque » ou « quiconque le remarque ». Ce dernier sens est particulièrement manifeste en vieux français dans des phrases comme por ço deit l'en adevancier ses ennemis, qui f ere ' l pjiet (Ben., Troie 8321), le foie en vit on, qui i regarda (Doon 5152), on doit cest siècle bien fuir, hi de bon cuer velt Diu servir (Barl. 98, 7) etc., où naturellement gui n'a pas d'antécédent, mais où cependant la valeur générale de l'expression est indiquée par on. Quand la proposition relative occupe la première place, celui qui parle peut, précisément encore une fois à cause de la généralité de l'idée, s'exprimer néanmoins dans la suite de son énonciation en termes plus déterminés, plus . exacts ; il peut donc introduire dans la proposition verbale un substantif ou un pronom auquel se rapporte pour le sens la proposition relative : quis poroit un petit eslongier de lor gent Tant que cil fuisent mort et livré

a tonnent, fa puis ne douterons lor borgois de noient (Aiol . 7606). A l'inverse, il peut également arriver qu'après un nom exprimé auquel elle se rapporte vienne une proposition relative avec pronom substantif, quand l'idée qu'elle renferme est assez générale pour s'appliquer à n'importe quel être : cf. vous orrex^ja comment, qui oh le voudra (Doon 3874). Et même il peut se faire que la proposition verbale se trouve avec la relative en relation encore moins étroite ; on peut vouloir exposer que quelqu'un» pourrait faire quelque chose sans déterminer par son exemple un autre à faire de même, ou bien pourrait accomplir une chose faciHtée à son avis par son action. Mais, (684) par la forme adoptée pour exprimer cette pensée, on change en sujet de la proposition verbale ce qui devait en être le régime, de sorte donc qu'il se produit une complète anacoluthe : cf. en a. -franc, mes qui bëust ne ne menjast Ne qui risist ne qui chantast, Laris ne boit ne ne manjue (Claris 16330), mes qui li donast cinc cen^ livres. Ne voudroit il estre en tel point Con il a esté (Ken. i, 432, 1526) etc. Comme le sens renfermé dans ces propositions relatives est souvent conditionnel, on dit simplement que qui équivaut à la locution si l'on. On en trouve des exemples, particulièrement à l'époque primitive, dans presque toutes les langues romanes : cf. en ital. era un chiuso di tavole vicino al piè délia scala da riporvi, chi avesse voluto, alcuna cosa (Bocc, Dec. 5, 10), chi esaminerà bene la edificaziom di Roma, sarà di quelle città le quali (Mach., Disc, i, i) et encore à l'époque moderne : chi non avesse idea délia specie de bravi, ecco alcuni squarci autentici (Manzoni, Pr. Sp". i) ; on peut encore emprunter au vieux français les deux exemples suivants, avec sens restrictrif : trovent le roi entalenté De enplir en leur volenté, Qui s' en plaigne ne qui s'en dueille (Ben., Chron. 2, 145), cui il en poist, elle ert a moi (Rich. 5432), en prov. qui e leis se fia, morz^ no ' l es a doptar (Boèce 175), qui ' n ve^ia plus en jos, to:( lo mons nagensaria (B. Born 9, 46), mais aie de joi que qui ' m des Corro^ana (19, 38) etc. et ici aussi cel . . . que : cel que la festa saber vol, al jorn que es dig lo sete el vole d'aquest mon traspassar (Alexis 1109), en a.-esp. esta es de grant forci a, qui la podies aver (Alex. 13 n), tournure rare ici comme en vieux portugais. ,

Cf. A. ToBLER, Beitr. i, 99 et P. Marchot, Zs. XX, 525.

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