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CONJONCTIONS DE RESTRICTION

rispose se essere apparccchiata solo che ella potesse et onesta fosse (Bocc, Dec. 10, 4) et aussi pur che : tanto vogF to che vi sia manifesto. Pur che mia coscien^a non mi garra (Enf. 15, 91), en prov. ab sol quamar mi dens, ia per mentir ieu no serai atens (Appel, C. 18, 55), en esp. yo ti perdono con solo que mi prometas (Nov. ej. 171), solo que yo pudiese la tu mano besar, de toda esta coyta cuidaria sanar (Berceo, Sil. 342). Le domaine principal de magis que est la France : cf. en a. -franc, saveîr i a, mais quil soit entendux (Roi. 234), g // reis lur otrie, ni a nule veée, Mais que tant seit la chose Par respit demurée (Rou 2, 2794), en prov. volontiers te redra la cieutat, mays que ' l prenguas a merce (Appel, C. 118, 53). Il va de soi que les propositions introduites par que sont à proprement parler des propositions optatives. A côté des formes précitées, l'espagnol emploie conio : ninguna es mala, como sea verdadera (D. Quich. i, 9), coma listed me trueque las papeletas, le tritura (Galdôs, Fort. Jac. 4, 25). L'idée de restriction doit ici résider dans le subjonctif et non, à vrai dire, dans la conjonction; il se peut également ici que celui qui parle ait sur la langue l'expression d'un désir : « comme je désire qu'elle soit véridique », « comme elle peut être véridique ».

§ 648. Pour les propositions qui occupent une place intermédiaire entre la condition et la restriction, le latin possédait etiam si, pour la restriction proprement dite quam^uam, quamvis. Tous trois se sont perdus, mais ont été partiellement ' remplacés par des termes analogues. C'est ainsi que quando conditionnel notamment, seul ou généralisé, en ital. quando che, ou renforcé par un adverbe augmentatif, possède cette signification, en ital. quand' anche, franc, quand même: cf. en ital. domui Olimpia saprà trame profitto, quand' anco andassero deluse le sue speran:(e (Capranica, Ol. Pamf. 3), en a. -franc, je cuit que rien ne vaudroit Quant fet ocirre vos avroie ÇChev . Lyon 2006), M quelle chose soit faite meisnies quant il 'ne vuelent (Dial. Grég. (5^5) 36, 12), aujourd'hui avec interversion des termes quand même. Ensuite il faut citer les renforcements de si par bene : en ital. sebbene, prov. si be, esp. si bien, port, se bem que, ce dernier étant ainsi que l'obw. schi bein ca (Alig 207) un croisement

entre se bene et la locution bene que que nous allons citer. L'adverbe se rapporte naturellement tout d'abord au verbe : cf. en a. -franc. Tere men voil a ceste fei/^ Si fust il bien resons et drei:( Que gie de la façon parlasse (Ben., Troie 13800) ; par un procédé qui peut également s'observer ailleurs, on représente comme étant particulièrement bon, particulièrement sûr ce qui, d'après la conviction la plus intime de celui qui parle, donne lieu à des doutes, et c'est ainsi donc qu'à la simple condition s'ajoute une nuance de concession. A quand' anche équivalent l'ital. se anche et le roum. de ^i\ à si be se rattache le prov. si tot : si tot nom plat^ ni m'abelis amor, fois e solat:{ mi platx^ (Guilh. Lus. 4, 36). Enfin mentionnons encore ici le franc, si ou tant habile que vous soye:{-, vous ny réussirez pas, dont le que est une conjonction de comparaison (p. 684), de sorte donc qu'ici également l'on a au fond affaire de nouveau non pas à un groupe de propositions au sens habituel de ces mots, mais à une détermination predicative du sujet avec une proposition comparative se rapportant à celle-ci.

§ 649. Une seconde classe de conjonctions indique une affirmation ou une supposition dont l'existence n'empêche pas la réalisation de quelque chose qui semble y contredire. Ce sens est tout particulièrement clair dans l'ital. avvegna che, p. ex. avvegna che moite volte le provincie romane assalissero, sempre non dimeno furono dalla poten^a degli imper atori raffrenati (Mach . , • V.). Ici nous avons donc au fond un groupe de propositions qui se compose d'une proposition verbale et d'une proposition-sujet, et qui est juxtaposé à une proposition complète, de même que nous avons rencontré plus haut (p. 607) deux propositions complètes. 11 en va de même avec l'a.-ital. posto che, p. ex. Ganfo, posto che fusse di grossa materia, con uno sottile ingegno stima lo bagnare le sue pelli non esser topi (Serc. 20), esp. puesto que, port, posto que, avec l'ital. datoque, où un participe absolu prend la place de la proposition complète. Et l'on ne doit pas comprendre autrement l'ital. benché, franc, bien que, esp. bien que, port, bem que, l'ital. ancor che, franc, encore que, (696) ^sp. aûn que, port, ainda que, l'ital. solchè, prov. -esp. sol que, l'ital. pur que, tutto che etc., autant de locutions conjonctives

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