‹ Grammaire des langues romanes;Chapitre 218 sur 269 · Copulation double · texte numérisé non relu

Copulation double

§650. Dans les cas examinés jusqu'ici, la copulation delà proposition verbale et de la proposition partielle s'est opérée au moyen d'une conjonction placée en tête de la dernière. Mais, de même qu'avec les propositions relatives on peut souvent annoncer au moyen d'un pronom déterminatif la proposition partielle (p. 695 sqq.), on peut alors aussi dans beaucoup d'autres groupes et d'une manière analogue, à l'aide d'un pro-

nom ou d'un adverbe placé dans la proposition verbale, rendre la copulation plus solide entre les deux propositions. À ce (697) sujet, il y a différents cas à distinguer. Le plus simple, qui rappelle ce qui a été observé à propos de la proposition relative, consiste à annoncer par le démonstratif neutre une propositionrégime : en a. -franc, quant il ço veit que ' l volent honorer (Alexis 3 8), ce quele plore et quele list, Vosist quele leissié eust (Ch. Lyon 1420), ço dist H pedre : fil^i quer feu vai colchier (Alexis II), particulièrement dans les incises : « Seinors, que faites? », çodist li apostolks, « Que valt cist cri'^l » (loi)ou avec un pronom atone : bien le sachiex que Deus les ad a mort livre^ (IV Livr. 46) et encore chez Molière on me V avait bien dit et autr. exemples sembl., en outre /'m suis d'avis que ces penards chagrins nous vieftnent étourdir (Molière, Et. 61), mais l'une et l'autre tournure actuellement hors d'usage. Le même phénomène se rencontre dans les autres langues. Pareillement, avec les propositions qui INDIQUENT LE TEMPS, OU trouve très souvent aussi dans la proposition verbale une particule temporelle : cf. en ita\. corne tu mi senti, cost tu li fa' entrare (Bocc. , Dec. 8, 8), en a. -franc, quant veit li pedre que mais navrât enfant, Dune se porpenset (Alexis 8), quant il le vit creu et grant, puis Vapela (M. France, Fabl. 32, 7), en port, des que entom vos vi, desi nunca coita perdi (Denis 896) etc. Le fait se produit également dans certaines phrases conditionnelles : en a. -franc, se vous voule:{ la serve par no conseil mener. Dont ne li faites mie dou cors la vie oster (Berte 2313) et l'on pourrait ainsi signaler encore bien des emplois de l'espèce.

§ 651. Voici qui est plus important. Lorsque la proposition VERBALE occupe la seconde place, assez souvent on rappelle la proposition partielle, on la résume en quelque sorte encore une fois au moyen de sic (ainsi). C'est avec des propositions temporelles, avec des causales ou des conditionnelles, plus rarement avec des propositions-sujets et des propositions-régimes que le phénomène est particulièrement fréquent, mais dans tous les cas sans qu'on fasse aucune distinction selon que les deux propositions ont un sujet identique ou différent : cf. en roum. deci-l birui, p iarâ se închiserà în cetate(C. B, i, 353, 23 : après

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