PARTICULES COPUL. DANS LA PROPOS. VERBALE
qu'il l'eut vaincu, alors de nouveau ils s'enfermèrent dans la cité), dupa ce trecu afârà de îtnpâràtia iatàluï sdû, si ajiinse în pustieiate (BsLsme ^, 14 : après qu'il eut passé hors du royaume de son père, alors il arriva dans le désert), {i de vàxu cel înpàrat acealea, si mànie-sà (C. B. 2, 149 : et quand cet empereur vit cela, alors il se fâcha) etc., en obw. cura ci plaschevaa Nies Segner Jésus Christus, sche suenter cuort temps ei la regina vegnida purtonx^a (Barlaam 356, 13 : lorsqu'il plaisait à Notre-Seigneur (698) Jésus-Christ, alors après peu de temps est la reine devenue enceinte) et ainsi le plus souvent avec cura; il en est de même dans les phrases conditionnelles : bab, scha ti vol, scha preing navent quei calisch da mei (Alig 164: père, si tu veux, alors éloigne ce calice de moi), scha j au hai plidau mal, scha dei pardetgia del mal, mo scha jau hai plidau andreg, scha pertgei mi pitgias (226 : si j'ai parlé mal, alors donnez la preuve de ce mal; mais, si j'ai parlé juste, alors pourquoi me frappes-tu?) etc., et cet emploi est de nouveau si fréquent et en concordance si complète avec celui de l'allemand qu'on ne peut guère se refuser à admettre qu'une tendance romane est parvenue ici, sous l'influence de cette langue, à une extension plus considérable que dans les autres domaines où cette [influence ne s'est pas flit sentir. En italien, les exemples sont en effet plus rares : cf. se ti place, si ti piaccia (Bocc, Dec. 9, 9), oltre a qudlo che egli fu ottimo filosofo naturale, si fu egli leggiadrissimo e cosiumato (6, 9); en revanche, le vieux français pousse l'emploi très loin : cf. déjà dans les Serments in quant deus savir et podir me dunat, si salvarai eo; quant il vernit devant le rei, si li soleit H reis demander (IV Livr. 107), qui se viaut, si Voie (Chev. Lyon 1447), le quel ki vos plaira, si nos faites tuer (Ren. Mont. 351, 37); il en est de même en prov. cant auretz^ pro parlât e viliengut e menassat, sieus dirai yeu d'aquest afar (Appel, C. 5, 91), lay on se tanh, si s'esiia (64, 26) etc.
Pour l'a. -franc., cf. A, Tobler, Vrai Aniel, Rem. au v. 77 et H. Wehrmann, Rom. Stud. IV, p. 404.
§ 652. Dans le même emploi, l'on trouve à l'époque ancienne et : cf. en ital. poicF elle fha fat to abate, e sei da più di lui, ed io ti voglio confirmare (Sacch. 4), mentre che Poste e Lapaccio
erano a questo punto, ed im romeo giunge (48), coine il messo s'accostava, e Sandro dicea (52), poichè tu cost mi prometli, ed io la ti mostrero (Dec. 3, 4), perche tu vuoi, ed io il dira (2, 9), se tu nol sapevi, e tu l'appura (Sacch. 153), en a. -franc, quant H rois rot coisie et très bien devisee, Et a dit a ses homes (Alix. 345, 29), qui plus i met, et plus i pert (Brut 1924), quant que il dist, et Reniers H otrie (Jourd. 796), coi que chili ^^^^> ^^ Richar^ boit (Rich, 959), ke plus aonna, et il plus ot (Chev. II esp. 27) etc., en prov. e quam l'efas Io vi, e el ac paor en se meteihs (Mir. N. (699) D. ici), e car assaut ni cembel no vim, mais aura d'un an, e tenh nio a gran affan (B. Born 28, 3), en a. -esp. quando los canes llegan a la grua quanto bien la toman en guardar los falcones queles non fa^en ningun mal, e es muy marabillosa cosa (L. Caza 7, 29), como los neblis son blancos, e son los baharis entre bermejos e amariellos (13, 25) etc., en port, e quand el disse : ir-me quer eu deitar, E dix eu : boa veniura ajades (Denis 2722). Cet emploi de et, qui n'existe plus guère de nos jours, pourrait dans un cas comme qui plus . . . et plus s'expliquer par un croisement de qui plus . . . plus avec plus . . . et plus (p. 612); cependant cette interprétation ne rend pas compte de toutes les autres tournures dont certaines sont plus fréquentes. Si l'on pense combien était recherchée dans la langue du moyen âge la copulation de deux propositions au moyen de et, on ne voudra pas non plus considérer son emploi dans la copulation d'une proposition partielle et d'une proposition verbale comme un emploi différent de celui qui se rencontre avec deux propositions complètes. Dans les langues qui n'ont entre la proposition partielle et la proposition complète aucune autre différenciation de forme que celle de la conjonction, et peut facilement en arriver à joindre deux membres d'un groupe de propositions, sans qu'il soit tenu compte des autres rapports réciproques entre les membres.
Pour l'a. -franc., cf. aussi A. Tobler, Zs. II, 142 ; pour l'a. -esp., cf. H. MoRF, Littbl. 1881, 449.
§ 653. Par analogie avec les tournures de l'espèce, sic et et s'emploient alors également lorsqu'une proposition complète commence par un complément adverbial de temps et finale-
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ment en général quand le verbe est précédé de plusieurs mots, parfois même entre le sujet et le verbe. Les langues littéraires modernes ne connaissent plus guère cet usage; mais les exemples en sont d'autant plus nombreux à l'époque ancienne. On comprend encore sans la moindre difficulté l'qbw. suenter esser turnai, sche per engra:(iamein ah Ss. Patruns en ei vegni cum processiiin a Muster (C. Mem. 214, 25 : après être retournés, alors par reconnaissance aux Ss. Patrons ils sont venlis en procession à Dissentis), per dar a lur puncts, aschi mal gests tschentau si, ina colur ner umbriva de giustia, scha han els schau tier che, sch' enzfltgi manegiassi d'entras lur puncts ne arteckels esser engrevegiaus, sche deigi quel poder meiter avon sias raschuns (218, 31 : pour donner à leurs prescriptions, si injustement établies, une couleur ou ombre de justice, alors ont-ils permis que, si quelqu'un pense par leurs ordres ni (700) prescriptions être lésé, alors doit 'celui-là pouvoir présenter ses raisons) ou l'esp. vos teniendo Valencia, e yo vend el campo (Cid 1749). Mais on lit également en a.-ital. da indi innanzj poco tempo e lo ree Marco andoe a cacciare . . . e cacciando in tal maniera e Pernam pervenne a una fontana . . . e lo ree Marco vedendo andare lo fratello ala fonte e vide Pernam (Trist. ricc. 2, 19 sqq.) et de même à chaque instant, en a, -franc, e puis si a a lui parlé (M. France, Fabl, 26, 4), lors si vaudra a vostre oes pis (Chev. Lyon 6418), a V enfanter si rendi ame (Rich, no), a ce chevalier soit rendue Et de par moi. si le salue (1549) etc., en prov. et era vos, seinor, si devet levar em pes • (Appel, C. 116, 49), et tot so quieu vos ai dich de lui, si me comtet e ' m dis lo vescoms nEbles de Ventedoir (122 b, 24) etc.