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Propositions partielles multiples

§ 654. Jusqu'ici il n'a encore été question que de l'adjonction à une proposition complète d'uNE seule proposition partielle. Mais il peut également arriver que plusieurs propositions partielles s'unissent À une seule proposition COMPLÈTE, qu'elles soient de nature identique ou de nature différente. En ce qui concerne les dernières, le seul fait à signaler est celui-ci : lorsque dans une proposition avec que une seconde

proposition partielle est intercalée immédiatement après la conjonction, celle-ci peut être répétée lorsqu'on reprend la proposition ainsi interrompue : cf. en a. -franc, samble Que cil qui a fet le romans Quil trovast fc>;( les moi ^^^ chans (G. Dole 26), en esp. assi lo avien par ado que, si nfin la quebrantas por fuerça, que non gela abriese na^i (Cid 38), ^ gelo avien jurado que, si antes las catassen, que fuessen periurados (163), violo myo Cid que, con los avères que avien tornados, que sis pudiessen yr, fer lo yen de grado (1249), en port, disse que^ quem este torneo vencera^ que nom avia gram bondade d' armas (Graal 53), rrogo vos que esta donT^ella que eu amey tam longamente e por que sofri tanto trabalho, que ma dedes (121).

§ 655. Lorsqu'on unit entre elles deux propositions introduites PAR LA MEME CONJONCTION, celle-ci peut naturellement (701) n'être exprimée qu'une fois; s'agit-il de propositions relatives de généralisation, il est permis en vieux français, au lieu de ki ke . . . ki he ou du simple ki ke, d'employer aussi ki ke . . . ki : cf. ki k'en parolt ne ki le voie, il descent (Chev. II esp. 5632). Mais on peut aussi mettre que devant la seconde proposition : cf. en ital. quando la mattina aprii le persiane e che il più bel sole entra a illuminare la stani^a, i vecchi mobili parvero risvegliarsi (De March., Giac. id. 29), ma come prima furono morti i Tarquini e che ai Nobili fu la paura fuggita, cominciarono a sputare contra alla Plèbe quel veleno che si avevano tenuto nel petto (Mach., Disc, i, 3), en franc, quand on s'était bien repu et qu'on approchait de l'ivresse, on appelait les gladiateurs; si vous le rencontre^ et qu'il vous demande, abstraction complète étant faite d'exemples comme lorsque une grande nation est assemblée et quelle examine une question.

§ 656. Un fait mérite encore une mention spéciale : quand des PROPOSITIONS RELATIVES s'uuisseut l'une à l'autre, on peut facilement donner à l'une des dernières la forme de la proposition complète, surtout en vieux français. La chose se comprend aisément dans le cas où après le pronom relatif devrait venir l'adverbe de lieu relatif, p. ex. une hulete i trova Qu'une soriz^ de bois fait a E sa viande i ot traite (M. France, Fabl. 9, 6); mais ensuite ce changement de construction se présente

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