‹ Grammaire des langues romanes;Chapitre 223 sur 269 · ABSENCE DU VERBE DANS LA PROPOSITION VERBALE · texte numérisé non relu

ABSENCE DU VERBE DANS LA PROPOSITION VERBALE

§ 659. Le VERBE DE LA PROPOSITION VERBALE fait notamment défaut dans les serments, les affirmations et les expressions dubitatives : cf. en ital. per certo chc queste non sono se non b none Jig ure (Lasca 65), vero che si sente tranquil! a nella sua coscien{a (Fogazzaro, Picc. Mondo 70), veramente che Ghiacinto si pud dire che per la prima una favola ci habhia raccontato (Lasca 18), per lo corpo di Anticristo che tu nie la saprai dire (142, 14), per Santa Maria che costei è una pratica femmina Çi^jy 17), forse che ho fatto questa villa per te (Leop. 178), en a. -franc. certes que tretot çou fait ai (FI. Bl. 2826), se dex m'ait, que tout ainsi:(fu il (A. A. 1424), par le mien etisient que son dit faussera (Gaufr. 219), en franc, mod. peut-être que, bien que cette locution, envisagée au point de vue historique, ne doive pas être rangée ici, puis si fai pris celui-là pour ma figure, probable que f avais mon idée (Daudet, Immortel 12), heureusement que vous croyei aux mains (Bourget, Id. trag. 24), apparemment que et autr. locutions sembl., en esp. avec une fréquence particulière : sin duda, sehor, que este es el moro encantado (D. Quich. i, 17), en verdad que creo que lo he bien molester ahora (ibid.), cierto que no lo estraho (Trueba, H. Cid 96), â fe que si no se enmienda, que yo le deshaga la corona (Nov. ej. 113), por Dios que no lo tardes (Berceo, Sil. 324), por tu vida que calles (D. Quich. i, 25), por el aima de mi abuela que nos ha dado gran chasco el halla^go (Trueba, H. Cid 63), en port, sobre toda minha creença e sobre toda honrra de cavallaria e pella ffe que eu devo a meu Senhor e a meu irmào Lançarot que a nom matamos nos (Graal 82), em toda a aldeia de certo que nào ha outro, que se Ihe ponha a par (Diniz, Pup. 79), graças a Deus que nào som alejados (704) (31), creio no amor de minha adorada màe e talve^ que por elle qnebrasse laços que me prendiam em India bem agradavelmenle (Gomes de Amorim, Am. Patr. 17). Dans la plupart des cas, il s'agit d'une tournure amenée par l'émotion, où le verbe, parce qu'il s'entend de soi-même (c'est p. ex. essere ou un verbe déclaratif ou affirmatif), n'est pas exprimé. Cf. aussi en esp. para .mis barbas, dijo Sancho, si no hace muy bien Pentapolin, y que le tengo de ayudar en ciianto pudiere (D. Quich. I, 18), phrase un peu compliquée en ce que seule la seconde moitié para mis barbas que doit être rangée

ici, tandis que la proposition conditionnelle devrait encore avoir une proposition verbale qui de son côté serait parallèle à la proposition avec que. — A cette catégorie se rattache que après les particules d'affirmation et de négation : cf. en ital. io non intendo di cimentarvi — Si che lo intendete (Avelloni, Il barbiere di Gheldria 2, 2) et aussi en esp. vida de ricos homes, dices, hermano? repiiso Alvar. Vida de emper adores si que hacemos (Trueba, H. Cid 57), asa:{ tarde habéis llegado . . . tû si que has llegado tarde (58). — Une autre classe est constituée par le franc, à peine si l'aide de camp put prendre congé des deux femmes, tant l'archiduc sortit avec précipitation (Bourget, Id. trag. 146), l'esp. apénas si se hablaron ya hasta volver à casa (J. Valera, Com. Mend. 157). Ici l'on a manifestement un croisement de deux constructions. Celui qui parle a dans l'idée « c'est quelque chose d'extraordinaire, c'est surprenant, je m'étonne » ou quelque expression analogue marquant l'étonnement, le doute, mais au lieu de cela il commence par une locution adverbiale indiquant une fliible vraisemblance et il continue comme s'il avait réellement commencé par l'expression d'un étonnement. Enfin il en est encore une fois autrement avec le roum. pe semne cà (à telle enseigne que, évidemment) : pe semne cà Dumne:^eû vrea sa fini tôt împreunà (Basme275, 8 : il est évident que Dieu voulait que nous soyons tous réunis), ce qui est peut-être une assimilation au par cà qu'on ne comprenait plus.

Cf. A. ToBLER, Beitr. i, 51-54.

§ 6éo. Il existe aussi des propositions relatives dont l'antécédent n'est accompagné d'aucun verbe : cf. en a. -franc. Makaires . . . Les en geta en l'aiguë qui les qiiida périr. Et dameldeus de gloire qui les vaut garandir (Aiol 10385), mors fust II (705) queus, mais fors dou cief torna; Et nostre sires ki le baron iensa (Alise. 1263), en prov. // Frances s'en partiro, mas laichero i pens Mans mort:( e mans perdut:{, e lor corns que n'es mens (Crois. Albig. 8678), en catal. per que plorats? Senyer, monfiyll que s' es] navrât^ (7 Sages 1267), en esp. sabe hablar frames y no sal reT^ar el rosario, y poca salud que tiene (Caballero, Cuentos 18] y Pepa que no esta ahi (Novelas 265), en port, se dentro de ut hora nào se desfi:(er 0 negrume que esta na prôa, ainda hoje ni

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