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INFINITIF DANS LES PROPOSITIONS RELATIVES

tivessem que far (Rom. IX, 438) et cf. jâ do estio ha pouco'que passar até 0 outono (Lus. 10, 9), achar no tnundo quemendar nom é d'agora (Ed. 2, 169), basta um frade ruim para dar que fallar a um convento, puis aussi uma sô palabra com que Ihe agradecer (Diniz, Pup. 85). Quant à l'explication de cette tournure, (724) on pourrait peut-être voir dans non ho che mangiare un croisement de non ho che mangi avec non ho a mangiare (p. 361) et son emploi particulièrement fréquent avec la négation tient peut-être à ce que le plus souvent cette déclaration de nonpossession se fait sous le coup d'une émotion qui ne permet pas à celui qui parle de revêtir ce qui suit d'une forme rigoureusement grammaticale.

§677. On trouve de même l'infinitif, mais rarement en roumain, dans la proposition interrogative subordonnée après le verbe « savoir » employé négativement : cf. nu mal {tiaû ce face (Basme 294, 6 : ils ne savaient plus que faire), ea nu {tia unde bate diavolul de smeû (125, 32 : elle ne savait pas où battre ce diable de dragon); l'infinitif est plus fréquent dans les autres langues : cf. en ital. non sapeva che si dire né che si fare (Lasca 62), en a. -franc, que l'on ne le sëust ou querre (Ch. Lyon 2786) et encore aupurd'hui je ne sais que faire, où l'on peut reconnaître une tournure immobilisée déjà par le fait qu'on ne dit pas ce que (cf. § 577), en esp. no se que hacer, no saben que se far (Cid 11 5 5 ; cf. non sopo al que fer Berceo, Sil. 331), non sabemos do ir (362) et aussi ni el conocia en toda la ciudad persona adonde poder llevarla (Nov, ej. 287), en port. nào sei que fa:(er, puis avec un verbe au conditionnel : en a. -franc, se il sëust Ou trouver mon seignor Gauvain (Ch. Lyon 3914); ensuite, par analogie avec «^ 5fltw/r, on a parfois aussi ne pouvoir : je n'y puis que faire (Molière, Femm. sav. i486) et peut-être par un mélange avec avoir que : beaucoup d'honnêtes gens en pourroient bien que dire (Éc. d. Femm. 832). Pour expliquer cette tournure, comme elle est entièrement limitée à sapere négatif, on pourrait prendre seul en considération le point qui, pour la tournure apparentée avec habere (§ 676), ne vient que subsidiairement en ligne de compte. La perplexité de celui qui parle exerce sur lui un tel effet qu'il tient pour perplexe non

seulement lui-même, mais en somme n'importe qui, ce qui fait qu'il ne donne pas non plus à sa pensée une tournure individuelle, mais qu'il se borne à exprimer l'idée verbale sous sa formera plus générale. Dès lors, une locution comme non so che fare ne serait donc pas l'équivalent de « je ne sais pas ce que je puis faire », mais de « je ne sais pas ce qu'on peut faire, ce qui est à faire ». On a allégé la tournure en disant, comme sous le coup d'une émotion, che fare ? (p. 591).

(725) H. ScHUCHARDT explique non so che fare par un croisement entre

non so che faccia et non so fare (questa cosa) (voy. Littbl. 1893, 200), mais dans cette hypothèse on ne comprend pas pourquoi ce croisement se rencontre précisément avec un verbe négatif; de plus, on ne tient alors aucun compte de la différence de signification entre non so elle fare et non so che faccia. Au sujet d'emplois de l'infinitif étendus beaucoup plus loin encore chez quelques anciens poètes italiens, cf. K. Foth, Rom. Stud. II, 285-290. On a encore une fois un autre phénomène dans des exemples comme le franc, ils tombaienl à un tel point de misère que de s'adonner à séduire les hommes, où se trouve un mélange de deux constructions : celui qui parle, comme s'il avait p. ex. commencé par ils sont asse^ misérables pour ou ils sont misérables jusqu'à, continue en mettant après que l'infinitif, qu'il emploie au lieu du verbe personnel, mais il l'introduit par de conformément aux nombreux cas dont il a été question P- 459-

b. Les Temps

§ 678. L'usage latin de faire concorder autant que possible la forme temporelle de la proposition partielle avec celle de la proposition verbale s'est dans ses grandes lignes également conservé en roman ; et particulièrement on y aime beaucoup à faire suivre un prétérit d'un autre prétérit, et ce n'est pas la moindre raison qui explique la création du futur antérieur : cf. des exemples comme en ital. dissegli che avrebbe moglie (Vill. i, 14), en a. -franc, a sainte Marie Vint Vanjles Gabriel, Disi le message bel. Que un fil cuncevreit, Ki fesus Christ serreit (Ph. Thaon, Comp. 870), en esp. senor sancto Domingo que esto les dicte, Prophetaba la cosa que avenir avie (Berceo, Sil. 284; cf. aussi en esp. mod. la fuer^a del ataque habia pasado y pronto vendria la compléta screnidad Galdôs, Fort. Jac. 4, 28), en port. que gente sera esta ? eut si di^^iam, Que costumes, que lei, que Rei

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