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LE TEMPS DANS LES PROPOSITIONS PARTIELLES

(p. 148), revêt la forme de l'imparfait. Dans les exemples de la première classe, il doit y avoir une véritable substitution du parfait au plus-que-parfait du subjonctif, qui serait la forme normale, substitution qui a été facilitée par la multiplicité des sens du parfait latin. Mais, une fois la forme en -sse entrée en rapport avec une forme du présent de l'indicatif, elle a pu naturellement accompagner aussi bien l'imparfait du présent que le parfait.

Cf. des exemples provençaux chez A. Stimming, Rem. à B. Born 12, 12.

§ 681. En ce qui concerne l'emploi respectif des temps (728) HISTORIQUES et dcs temps de durée, il est à noter que les propositions partielles, surtout les relatives, montrent une certaine prédilection pour les seconds, parce qu'elles contiennent en effet le plus souvent, par rapport à la proposition verbale, une déduction, une explication : cf. en ital. e vidi pot che nol vedea davanti Lo scender e il girar (Enf. 17, 124), conobbi allora chi era (Purg. 4, 115), dicendo che prendeva Vimpresa sopra di se (Manzoni, Pr. sp. 251), en a. -franc, le primier . . . Al soleil le dunerent E sun num H posèrent Pur ço quenluminout Le munt e nuit chaçout (Ph. Thaon, Comp, 425), a ces defors sanblant mostrerent Que gueires ne les redot oient (Cligès 1272), cil qui venoient après Les or eut seû:{ si de près (1957), en esp. jamâs tal crei de Rocinante que le tenia por persona casta y tan pcuifica como yo (D. Quich. I, 15), de repente sonô una vo:( que cantaba (Caballero, Gav. 21), en port, nào 0 surprehendeu 0 espectaculo que presenciou, porque 0 esperava (Diniz, Pup. 57), sentiu que uni braço a levantava (39), ouviu-se uma w:( que bradava da rua : O reitor (251) et probablement aussi hûu dia vym a corte do rei Artur, quando elle começava a regnar (Graal 85). En même temps, il est vrai, l'on trouve aussi le temps historique, surtout à la suite d'une ATTRACTION : en ital. quanto potè più tacito usa fuori (Roi. Fur. 28, 23), en a. -franc, si prist dras de lit et touailes si noua l'un a l'autre si fist une corde si longe corne ele pot (Auc. 12, 13), en esp. tornos el mandadero quanto pudo mas (Cid 982), servile en las jornadas que hixp (J). Quich. i, 39), en port, ella tornouo e cingio aredor de si como pode (Rom. XI, 370) etc. et sans doute aussi quand celui qui parle veut donner au contenu de la pro-

position partielle une plus grande indépendance : cf. en esp. no se lo que pasô en mi (J. Valera, Pep. Jim. 119) avec cet affaiblissement de no se que dont nous avons déjcà donné des exemples p. 737, en port. 0 reino de Cambaia bellicoso dizem que foi de Poro, rei patente (Lus. 7, 21).

§ 682. L'italien possède en propre l'usage de remplacer, surtout dans les propositions-régimes, l'action par l'état qui en résulte, c'est-à-dire d'effectuer un changement de temps caractéristique qui est apparenté à celui qui a déjà été signalé dans les propositions complètes aux § 300 et 303 : cf. pensando cheil raga^T^o avrebbe potuto aiutarsi quando fosse rimasto solo (Verga, (729) Vita Campi 40), tu vedrai che sarà tutto successo (Arioste, Cass. 3,4), avrebbe richiesto qualcheduno di loro che lo avessero accompagnato (Lasca 183, 21), non dubitare che ti sia mancato di ragione, quando tu l'abbia (Arioste, Supp. 4, 8), acciochè il pédante non sospettasse, se ella non lo avesse guardato (Lasca. 195, 7) etc. En VIEUX FRANÇAIS, e^ VOUS Charlou poignant parmi la pree Qui ■ moult desire sa gent ait rassemblée (Enf. Og. 1828), ne lor plot li ainsi fust Berte a sa fin alée (Berte 1157) etc. présentent quelque chose d'analogue, mais qui, conformément aux cas étudiés p. 336, est limité aux propositions-régimes dépendant de verbes désidératifs.

Des exemples du vieux français sont donnés par Th. Engwer dans le travail cité à la suite du § 300.

§ 683 . Une attention particulière est due à la façon dont se marquent les rapports qu'ont entre eux les temps du passé. Lorsqu'une action se produit pendant l'accomplissement d'une autre, on adopte pour la première le parfait, pour la seconde l'imparfait : cf. en ital. io era già da quell' ombre partito, E seguitava l'orme del mio dtica, Quando diretro a me dri^ando il dito Una gridô (Purg. 5, i), quando gli altri monaci tutti dormivano, gli venne veduta una giovinetta assai bella (Bocc, Dec. 1,4), en franc, hier main sedeit l'emperere su^ l'umbre, Fini i ses nies (Roi. 383), nous vivions ainsi dans la plus austère solitude, lorsqu'un matin il m'arriva une chose vraiment extraordifiaire (Daudet, Le petit Chose 10), en esp. ya:(ies en un escaho, durmie el Campeador . Mala sobrevienta, sabed, que les cuntio (Cid 2280),

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