PLACE DES MEMBRES DE LA PROPOSITION EN ESPAGNOL 84I
Darioleta, Elisena â su padre e madré, para reparo de su mala (806) disposicion e vida solitaria que siempre procuraba tener, demanda (4 b), tal lugar, que â su parecer antes alU que en otro alguno su peligro reparar podia (4 b), asi que por ninguna guisa ella remedio para su vida'hallaha (4 b), conw si su fijo propria fuese (5 b), porque en la barca, que era suya, â otras partes navegaron (5 b), para que aquel sueno le declarasen (5), pareciendole que toda la hermosura del mundo en ella era junta (3 b), cuando el su pensamiento de aqiii nuis apartado estaba (4 a), aunque este mi cuerpo de vuestra presencia sea partido, el mi cora^pn junto con el vuestro quedarâ (3 b) et ainsi à chaque page se rencontrent des exemples en masse. Naturellement, à côté de ceux-là, il n'en manque pas non plus avec le verbe préposé au régime : cf. cuando le absolvieron el sueno (9 a), una jura que no puede tener con derecho (14 a) et autr. sembL, et notamment toujours que hahia nombre X. Cet usage de mettre le verbe à la fin diminue plus tard, tandis qu'au contraire, à travers toutes les périodes de la langue, paraît avoir persisté une certaine tendance à commencer les énonciations par le verbe : cf. no le pareciô mal al barbero la invencion (D. Quich. i, 27), cayeron luego el ventero y la ventera en que el loco era su huésped (ji']^, no consintiô el cura que le tocasen (27), entrôse Sancho por aqiiella quebrada de la sierra (27), estaba Cardenio entônces en su entero juicio (27) etc. Dans les propositions partielles aussi se présente le même usage : cf. apénas hubo salido de la venta, cuando le vino al cura un pensamiento (27). Mais en même temps, dans les propositions partielles, on trouve aussi le verbe au milieu et le sujet postposé au verbe : cuando por ocasion del maestro Elisabed y puntualidad de D. Quijote en guardar el decoro à la caballeria, se quedô el cuento imperfecta : aunque â Don Quijote se le llevase el diablo; asi se profanaba ménos su dignidad; en esto llegô Sancho; maguer que tonto era un poco codicioso el mancebo; una quebrada por donde corria un pequeno y manso arroyo, â quien hacian sombra agradable y fresca otras penas y algunos ârboles que por alli estaban; cuanto importaba mi ausencia; de alli en poco saliô de una recâmara Luscinda; â esto le respondiô el cura etc., et les propositions relatives surtout présentent fréquemment à l'époque moderne la disposition V. S. : el agua en la cual se
reflejaba el sol. En ce qui concerne les pronoms, la langue actuelle prescrit que la première et la seconde personne doivent précéder la troisième, que se doit se mettre devant les autres (807) pronoms et que, si la première et la deuxième personne se rencontrent, c'est à l'accusatif que revient la première place. Cette règle peut naturellement ne pas être primitive : il semble plutôt qu'à l'époque ancienne, sans qu'on ait tenu compte des pronoms, c'est tantôt le datif, tantôt l'accusatif qui a pris la première place : cf. el rrey por su merced sueltas me vos ha (Cid 1400), et même les formes se la etc. (II, p. ii6) indiquent que le datif se trouvait alors plus fréquemment à la première place. Ensuite, par analogie avec se lo etc., se seraient formés d'une part se me, de l'autre me lo etc., et te se, qui se rencontre à une époque antérieure, serait donc la disposition la plus ancienne. Aucune analogie ne s'exerçant sur me, te, ils ont suivi l'ordre pour ainsi dire logique. En portugais, il y a peut-être à noter que, dans les premiers temps surtout, le neutre esto, employé comme régime, précède le verbe : qtiando el esto vio (Graal 38), el esto hoiive contado (39), qiiando Melius esto vio (46), que esto aqui fi^eram (100), esto hei feito (124), abstraction complète étant faite de ellos esto di^endo (50) etc. Pour les pronoms-régimes, l'usage est identique à celui de l'italien et de l'espagnol : cf. entam se Ihe escondera (Graal 18) à côté de Gallaax Iho oiitorgou (Graal 4), et l'on emploie de la sorte tout à fait couramment Iho, Iha etc.