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PLACE DES PROPOSITIONS

quai conrei (3799), il demandèrent de la seroitr le roi de France se ele vivait encor (R. Clary 33), en prov. del marit non es ranges que sia del tot poderos (B., C. 263, 11), en esp. por entender de Dario se era alla tornado (Alex. 1478), todos temien del rey que era ya pasado (11 96). Ensuite avec une proposition relative : en a. -franc. // est si irie:( de son neveu hi est «fl!z/rf;{(Durm. 8662) etc., exemple auquel se rattachent ensuite les propositions relatives predicatives dont il a été question p. 708. Le caractère commun de ces tournures est sans doute que l'être sur l'activité ou l'existence duquel la proposition partielle fournit des indications est d'abord plus directement présent à l'esprit de celui qui parle que cette activité même, et c'est pourquoi il nomme cet être en premier lieu. C'est surtout quand on parle sous le coup d'une émotion que cette forme se présente fréquemment, tandis que la langue strictement grammaticale l'évite plutôt. L'a. -franc, car il n osèrent aler envers Coci Por les passages^ qu estaient bien garni (Mort Gar. 64), le port, choro por 0 mui bom ntouro que matas te (Rom. IX, 439) rentrent aussi dans cette catégorie. En revanche, l'ital. in una ^uffa che fece grandissima, prov. la poor quavia tan grant enant:^ (Appel, C. 8, 162), esp. la ganancia que han fecha maravillosa e grand (Cid 1084) doit s'interpréter autrement. La proposition relative ici se trouve intercalée ; de par sa signification, elle est presque l'équivalent d'un possessif; aussi n'exerce-t-elle pas d'influence sur la conformation ultérieure de la proposition, et l'adjectif se place comme d'ordinaire après le substantif, en second lieu. Quant à l'esp. pero los soldados y caballeros ponemos en ejecucion lo que ellos piaen (D. Quich. i, 58), il présente une complète anacoluthe.

Cf. A. ToBLER,. Beitr. i, 17 et la bibliographie qui s'y trouve (814) citée.

§ 762. Sur les PROPOSITIONS intercalées telles qu'on en voit dans l'ital. attendî a quanto vo che si faccia (Arioste, Cass. 2, i), a. -franc, je suis ce voi^ uns chevaliers (Ch. Lyon 358), prov. vos ave:( ben so cuy au^it (Flam. 49), esp. usted puede que no sea viejo (Caballero, Cuentos 46), que ha mucho tientpo me lloran (Trueba, H. Cid 7) etc., nous n'avons pas à nous étendre ici; en revanche donc nous devons encore examiner le cas de la

MEYER-LiiBKE, Grammaire III. 54

proposition partielle combinée. Tandis que le français moderne notamment place après la première proposition verbale la conjonction delà proposition partielle, ensuite la seconde proposition partielle, puis seulement la fin de la première proposition partielle, l'Ouest dans les premiers temps et de nos jours encore intercale la seconde proposition partielle entre la proposition verbale et sa proposition partielle : cf. en roum. se temea iarà, sa easà mai la luminà,, ca sa nu-l prin^à vrun ont (Basme 281, 23 : mais il craignait, s'il sort jamais à la lumière, que quelqu'un ne le prenne), nu se cade, cine poartà câtan mohorât, sa graiascâ mencioni (C. B. i, 168, 33 : il ne convient pas, celui qui porte le manteau violet, qu'il dise des mensonges), en ital. io per me non veggo, se gli uomini sono il più perfetto génère delV universo, come faccia di bisogno che sieno inciviliti (Leop. 160), en a. -franc, en la forest de Cardueil, si con je dire ai, ki tant par est aventureuse (Chev. II esp. 2132), et envoia por le conte, Si con la veut vive veoir. Qu'il viegne a lui (Amad. 7032) et même encore en franc, mod. on dirait, quand tu veux, quelle te vient chercher (Boileau, Sat. 2, 7), en prov. tant fort malaute non trobera Sol que ' l pogues ren for trahir, non si duptava del guérir (Diât. 18), exemple à citer également ici, bien qu'il présente une juxtaposition au lieu d'une copulation, e di:(on si • s neron tornat qu'uns mais d'elhs sai non venria (B. Born 14, 47), en port, ca bem sabia, se com os outros quisese sair, que îiotn leixara el rei Ferào ficar (Graal 26). Dans ce cas aussi, il s'agit d'une tournure provoquée par l'émotion. Celui qui parle commence une phrase par une proposition complète; mais, avant qu'il n'exprime la proposition partielle, il se présente à lui une seconde circonstance qui semble devoir également être prise en considération pour la proposition partielle, et alors c'est elle qu'il formule tout d'abord, peut-être avec une intonation plus faible, pour ne reprendre qu'après cela le fil (815) interrompu de son idée. Au contraire, quand on s'exprime avec calme, après avoir longuement réfléchi, et qu'on respecte autant que possible la structure grammaticale, on fait sentir au moins par l'emploi de la conjonction l'interruption de la proposition.

Pour le français, cf. A. Tobler, G. G. A. 1875, 1078 et Beitr. i, 107; pour le provençal, cf. A. Stimming au passage cité de B. Born.

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