‹ Grammaire des langues romanes;Chapitre 5 sur 269 · LE NOM · texte numérisé non relu

LE NOM

(l'homme (régime) que je connais) etc., et l'on pourrait déjà s'autoriser de cela pour introduire dans la syntaxe l'étude de l'article. L'observation acquiert encore plus de force si l'on se (9) place au point de vue historique, c'est-à-dire si l'on considère que cet omul, où Ton ne sent aujourd'hui qu'un mot unique, était à l'origine un groupe de mots : homo ilk. Donc, sans préjudice de ce que peut requérir un exposé basé uniquement et en première ligne sur l'état actuel d'une langue particulière, l'article défini sera considéré comme résultant de la combinaison d'un substantif et d'un pronom, l'indéfini comme résultant de celle d'un substantif et d'un nom de nombre. Le seul inconvénient de cette manière de procéder, c'est que les cas où l'article ne figure pas et avant tout l'opposition entre les trois formes ne ressortent pas avec autant de netteté lorsque chacune d'elles est étudiée à une place différente. Un troisième procédé d'exposition possible aussi serait de montrer, à propos de la signification des pronoms ou du nom de nombre, quand et jusqu'à quel point les particules en question s'affaiblissent en articles, et une grammaire qui place en toute première ligne l'étude de la signification, devrait en réalité procéder ainsi. Mais, comme la raison qui, dans l'exposé de l'histoire des cas, nous a fait accorder la préférence à la signification, ne subsiste pas pour l'article, le présent Hvre, qui cherche partout à prendre la forme de la syntaxe comme point de départ, s'écartera aussi peu que possible de ce dernier principe fondamental. Ensuite, pour finir, resteront encore les rares débris des degrés de comparaison des adjectifs.

Page 1