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INFINITIF UNI À DES ADJECTIFS

de de, d'après ce qui sera dit au § 283, est entièrement justifié. (296) Lorsque înainte a le sens temporel, il s'établit donc une comparaison avec le présent; au contraire, quand il a le sens d'un locatif, semblable comparaison n'est pas possible; c'est pourquoi dans le premier cas le nom ou le pronom se présente comme le second terme d'une comparaison.

§ 270. En ITALIEN, nous avons un état de choses particulier. Effectivement, suivant les prescriptions des grammairiens, appo, dopo, tra, sen'^a, verso, inverso s'unissent aux substantifs comme prépositions; au contraire, ils restent adverbes et par conséquent exigent di après eux quand ils sont associés à un pronom : donc sen^ci il padre, mais sen^a di te. Cette différence de traitement est frappante; d'ailleurs, l'arbitraire a peut-être contribué quelque peu à la faire naître, car sen^a te, sen^a lui au moins sont extrêmement fréquents dans l'ancienne langue. Mais, en faisant même abstraction de cela, on a peine à comprendre pourquoi c'est précisément avec les adverbes cités qu'on trouve di, pourquoi l'on dit fra noi mais tra di noi, fra loro mais tra di loro, et cependant aussi riiminare tra me una bella prediciiccia (V.). S'il est vrai que dopo etc. s'emploient du reste aussi comme adverbes, l'observation ne s'applique pourtant pas à appo et tra, de sorte qu'on pourrait peut-être voir dans appo di une formation analogique sur dopo di, tandis que tra reste entièrement isolé. En dehors de cette particularité qui attend encore une explication, nous devons en outre observer que, sans qu'on ait à tenir compte de la nature du mot suivant, avanti, davanti, circa, sopra, sotto sont également susceptibles d'être employés comme adverbes; nous négligeons entièrement intorno, qui n'est pas un adverbe proprement dit, mais un substantif combiné avec une préposition.

En revanche, ce n'est pas ici qu'il faut ranger su d'un, qu'emploie constamment p. ex. Barrili. Le d n'est pas ici la préposition di, mais le d supprimant l'hiatus dont il a été question au t. I, § 635. Ce qui prouve à toute évidence qu'il en est ainsi, c'est qu'à côté de su d'un alhero l'on dit toujours su questo albero et non su di questo alhero. On expliquera de même la présence de 1'» dans sun una tavola (De Marchi, Giac. id. 125), où l'on ne peut pas voir non plus la prép. in; même interprétation encore pour le sic. eu d idda (Fiabe 32, avec elle) etc.

3o8 CHAPITRE II : LE GROUPE DE MOTS §271. 272.

S 271. Le FRANÇAIS prête à peu d'observations. L'a.-franç. mI de Drmes a chcvauchié (Rou 3, M^o) à côté de près f«7) employé comme préposition (p. 25.) a peut-être subi 1 action ' analogique de loing de, de même que le franc, mod pris de la malsm, proche de la maison s'est indubitablement forme sous l'influence de loin de la maison; en outre, on peut citer des exemples comme lors de et les locutions substantives audessous, au-dessus, au-devant, auprès, au Ims, autour, au travers, environ, vis-à-vis de, mais l'a.-franç. connaît aussi .«».«. comme préposition ; etBaudouins sagent anviron so, ralte (baisn. , ,26-) En somme donc, dès le début le français est oppose a la combinaison d'adverbes avec des substantifs, plus même que le provençal, qui se sert encore aussi de de pour unir a leur complément prop et le substantif lat^ employé adverbialement.

S 272 En ESPAGNOL, rien que déjà à cause de la concordance avec le roumain (p. 30e). H faut citer en première ligne ante et enantes : ante de poeo rato (Berceo, Sil. 44» . y" ^ '« cort enantes de iantar (Cid 3051), mais en espagnol moderne .„,„ la noche, puis en a.-esp. antes de la noche e-B,.rgosdd entrô su carta (Cid 23) à côté de antes test.gos (C, D.), de nos iours, supprimant la distinction entre temps et lieu, on du Ls{ antes de la ciudad. Tandis qu'en a.-esp. deanXe est umguemem adverbe, que de ante dia donc est probablernent une altération phonétique de de ante d(,e) dia, que delante s applique exclusivement à l'espace et s'emploie ensuite comme prepos^ tion, Montemayor ne fait aucune différence entre -i.M-.(. delà puerta et delante n.is ojos, et aujourd'hui cette forme n est plus ouère qu'un pur adverbe. En outre, il faut citer 1 a.-esp. «;.« l(Js ie). après son de Valencia (Cid i^^3), après de los ails (Alex. 409). que la langue a remplacé plu^^^ par cerca de, ci naturellement l'a.-esp. Imne de, esp. mod. le, os de Viennent ensuite despues de (après) marquant le temps et le lieu à côté de despues jueves (depuis jeudi) detras -^^ J^'^^) et dentro de : el agua ?,« cae denlro de la gruta (J. Va^ra Corn Mend. 63) et puis naturellement dtbap, encma, mfieni aZdZ où l'on reconnaît assez facilement des substantifs primWfe?enfin eneontra : el pueblo esta tan dispnesto e,.ontra de

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