‹ Grammaire des langues romanes;Chapitre 97 sur 269 · Constructions ayec le Gérondif · texte numérisé non relu

Constructions ayec le Gérondif

§ 312. Lorsqu'il faut appuyer spécialement sur la durée d'une action, un verbe exprimant l'état comme esse^ stare ou le mouvement comme irCy venire peut être uni à un gérondif ou bien aussi, dans l'ancienne langue, à un participe de durée (§ 15). En ce qui concerne l'emploi respectif de ces deux formes du verbe principal, la première seule est encore en usage aujourd'hui; mais l'ancienne langue, cà un est cantans, opposait régulièrement un stat, vadit, venit cantando. On peut attribuer cette différence à la signification respective de cantans et cantando et conséquemment traduire par « il est chantant », mais « il est occupé à chanter, il va ou vient en chantant » : on pourrait donc dire qu'aux verbes à signification déterminée s'attache un complément adverbial et que le verbe-substantif au contraire exige un adjectif; que si l'on voulait invoquer Làcontre c'est bien, qui se dit comme cela va bien, l'objection serait sans valeur, car c'est bien représente un lat. bene est, qui repose sur une acception plus concrète de est. Néanmoins l'explication (334) n'est guère fondée, car elle n'est pas confirmée par les données

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