Enclitiques
14. On appelle enclitiques (PGr., $ 48) des monosyllabes ou des dissyllabes étroitement liés au mot précédent, et pour celle raison ordinairement inaccentués. Sont enclitiques :
l° Les pronoms personnels ue, μον, μοι, μᾶς, σε, σου,
GOL) UC, TOM, THiV, TOU, τῆς, TOUS, τας τῶν:
“5 Le pronom indéfini τις à toutes ses formes. 3° Les adverbes πως, που, ποτε.
k ᾿ς 45 Les particules τε, τοι, περ. ι
Règles des enclitiques.
15. Premier cas. Le mot principal est accentué sur l'antépénultième : φιλόσοφος, philosophe. Suivi d'un enclitique, ce mot prend un second accent aigu sur la finale, et c'est sur cet accent qu'on insiste dans la prononciation : φιλόσοφός τις, certain philosophe; φιλόσοφοι τινες, certains philosophes.
Deuxième cas. Le mot principal a un accent circonîlexe sur la pénultième. Même cas que précédemment : δῶρον, présent: δῶρόν τι, certain présent; δῶρά τινα, certains présents. Mais ce second accent ne se prononce pas.
Troisième cas. Le mot principal a un accent aigu sur la pénultième, et l’enclitique est dissyllabique. Cet enclitique s’accentue sur la finale : δώρου τινός, d'un certain présent; δώρων τινῶν, de certains présents.
Quatrième cas. Le mot principal a l'accent grave sur la finale. Cet accent devient aigu devant un enclitique (8 14) : ποταμός τις, certaine rivière. ὶ
Partout ailleurs, le mot principal garde son accent et l’enclitique n'en a pas.
Il n’y a donc que quatre exemples à retenir :
' NN — nm , (2 φιλόσοφός τὶς, δῶρόν τι, ὁώρου τινός, ποταμός τις.
Remarque I. Quelques enclitiques se joignent parfois dans l'écriture au mot précédent : ὅστις, quiconque; ὥστε, de sorte que; οὔτε, ni; etc. Les deux mots n’en font qu’un; mais au point de vue de l'accent, ils sont traités comme s'ils étaient séparés : ὥστε et οὔτε ont l'accent aigu, et ne rentrent pas dans la règle du.S$ 42, 2°.
Remarque II. L'accent d’un enclitique peut passer sur un proclitique : εἴς τινα πόλιν, dans une certaine ville.
Noter encore le cas, d’ailleurs assez rare, de ἐάν τίς ποτε εἴπῃ, 51 jamais quelqu'un vient à dire.’Eàv prend l'accent aigu, parce qu'il est suivi de l’enclitique τις, et ce dernier est accentué à son tour, parce qu’il est suivi de l’enclitique ποτε.