Le datif est, de tous les cas, celui qui a le moins
de vitalité. Il ἃ disparu du grec parlé et 1] s’en faut de beaucoup que le grec officiel en fasse un aussi large usage que le grec ancien. On y trouve, en effet, des constructions comme ἔδωχε εἰς τὸν πατέρα του, il a donné à son père; εἶπε πρὸς τοὺς μαθητάς, il a dit aux élèves; μοῦ ἔφερε, 1] ma apporté: et on a vu, aux pronoms (ὃ 115, Rem. Il), que le datif pouvait même être remplacé par un accusatif : μᾶς εἶπε, 1] nous ἃ dit'. En règle générale, le ‘datif est propre au style élevé.
Sous ces réserves, les emplois du datif peuvent être répartis en trois catégories, dont aucune n'implique le mouvement : 1° situation par rapport à une personne ou à un objet, ex. : avoir en mains”; donc aussi situation mo-
1. On peut remarquer l'évolution parallèle du grec et du français. Dans « il nous a dit », nous est un accusatif (lat. nos); dans « il a donné à son père », à est une préposition qui marquait à l'origine un mouvement (lat. ad) et qui a évincé l’ancien datif.
2. Puis, par extension « donner en mains » ce qui veut dire « donner de façon que l’on ait en mains ».
rale, intérél pris par quelqu'un à quelque chose, comparaison”; 2° situation dans un lieu ou dans un temps; 9° instrument (donc aussi manière et quantité).