‹ Grammaire du grec moderneChapitre 80 sur 203 · Redoublement · texte numérisé non relu

Redoublement

110. Le participe parfait passif de λύω, je délie, est λε-λυμένος, délié, avec un préfixe λε- formé de la consonne

initiale du verbe suivie de la voyelle ε. C’est ce qu'on

appelle un redoublement.

En dehors de formes stéréolypées comme τετέλεσται, -«e’en est fait! » (de τελῶ, accomplir), la langue officielle n'emploie le redoublement qu'au part. parf. passif. Encore n'y est-il pas de règle. Sous l'influence du grec parlé (PGr., $ 249), beaucoup de verbes ne prennent pas de redoublement : s'il est couramment usité dans πεπα!deuuévos, instruit (de παιδεύω); τετριμμένος, rebattu (de τρίθω), en une expression comme τετριμμένα! φράσεις, des phrases banales; διχχεχριμένος, none (de διακρίνω); προσχεχλημένος, invité (de προσχαλῶ), elc.; on dit en revanche μελετημένος, étudié (de μελετῶ) ; μεθυσμένος, ivre (de μεθύσκω); πνιγμένος, γε στον (de πνίγω); χτενισμένος, peigné (de χτενίζω); συρμένος, traîné (de σύρω) ; etc.

Quand le redoublement est employé, ses règles sont les mêmes qu'en grec ancien. Voici les principales”

1. Divers facteurs ont contribué à la formation de ces aoristes sans auginent; influence des types ἱχετεύω, ἱχέτευσα, ὑδοίζω, Übotsa; influence de la langue parlée (PGr., 88 247-248); influence aussi des substantifs correspondants. C'est vraisemblablement sous cette dernière que ξορτάζω, je fète, a donné anciennement ἑώρτασα, forme qui est aussi celle du grec officiel.

2, On écrit aussi ἐνόησα, ἐνόουν (aor. et imparf. du simple νοῶ maintenant inusité).

Page 1