‹ Grammaire du grec moderneChapitre 83 sur 203 · Prus-QUE-PARFAIT · texte numérisé non relu

Prus-QUE-PARFAIT

182. Formation : comme en français, mais avec λύσε! au lieu du participe passé (P Gr., $ 256) : εἶχον λύσει, εἶχες λύσει, εἶχε λύσει, elc., j'avais délié.

Remarque. À la place de λύσει, on emploie aussi le participe parfait passif à l’accusatif : sing. λελυμένον, ἣν, ον: plur. λελυμένους, ας, æ ($ 203). mais- avec une nuance de sens.

Ex. : Ils avaient levé le siège, quand arrivèrent des renforts. εἶχον λύσει: τὴν πολιορκίαν ὅτε ἔφθασαν ἐνισχύσεις. Les élèves avaient déjà résolu le problème, quand le maître en donna la solution, ot τῶν ἐν εἶχον ἤδη λελυμένον τὸ πρόδλημα, ὅτε ὃ καθηγητὴς ἔδωχε τὴν λύσιν

Le sens de cette dernière phrase est « se trouvaient avoir résolu le problème » (ἢ 487). Comparer le français « avoir cause gagnée »: ainsi que la phrase : “ai εἶχε λοιπόν, ὡς μέλλων γαμόρός, πρὸ μιχροῦ

θέλω et de l'invariable λύει (pour λύειν, infin. prés. ancien) : θέλω λύει, θέλεις λύει, θέλει λύει, etc. Orthographe fautive : θέλω λύῃ, θέλεις λύῃ, θέλει λύῃ, etc. Nous désignerons cette flexion, qui se retrouve ἃ d'autres temps, sous le nom de deuxième forme. On voit que, dans la première forme, le verbe θέλω est réduit à un simple préfixe. Les principales phases de son évolution ont été θέλει νὰ, θὲ νὰ. θὰ vx, θὰ. Dans la deuxième forme, au contraire, c’est l'auxiliaire qui se conjugue et le verbe qui reste invariable. L'athénien parlé ignore ces deuxièmes formes, mais elles se sont conservées dialectalement.

1. Deuvième forme : composée de re et de l'invariable λύσει (pour λύσειν, PGr.. 8. 256, Rem.) : θέλω λύσει, θέλεις λύσει, θέλει λύσει, etc. Orthographe fautive : θέλω λύσῃ, θέλεις λύσῃ, θέλει λύσῃ, etc.

9, Deuxième forme : composée de ἤθελον (imparf. de θέλω) et de λύει ou λύσει: selon qu'il s'agit d'un continu ou d'un momentané : ἤθελον λύει, ἤθελες λύει, etc. ou ἤθελον λύσει, ἤθελες λύσεν, ete. Orthographes fautives : λύῃ, λύσῃ.

hé ie : à.

ξυρισμένόν τὸν πώγωνα, λουσμένην τὴν μορφήν, χαὶ τὸν μύσταχα ἀρειμανίως ἀνεστραμμένον, il avait dône, en sa qualité de futur époux, la barbe fraichement rasée, le visage lavé et la moustache martialement retroussée. Drossinis, Τὸ βοτάνι τῆς ἀγάπης (Athènes, 190f, in-8°). page 15.

Page 1