‹ Grammaire élémentaire de l'ancien françaisChapitre 26 sur 121 · PRONONCIATION · texte numérisé non relu

PRONONCIATION

Aux environs de Tan noo la prononciation des principales voyelles, diphtongues et consonnes était la suivante.

OYELLES,

A était bref et probablement ouvert.

Il y avait trois sortes dV : e ouvert (fr. mod. e), e fermé (fr. mod. t') et e dit muet, féminin ou labial. Ces e sont différents Fun de Tautre et n'assonent pas ensemble.

Le premier provenait, quand il était tonique, de e (ouvert) entravé2 du latin vulgaire : pcrt, set (sept), bel. velj fer, merle, etc.

E fermé provenait, quand il était tonique, de e (fermé) latin entravé3 : mes > lat. cl. mission, lat. vulg. méssum ; sec > siccum, lat. vulg. seeeum, etc. E fermé provenait aussi de a latin libre : faba > fève ; pratum > pré(t) : nasum > nés (nez); rasum > rés (rez), etc.4.

i . On trouvera sur ce point des renseignements abondants et sûrdans la Grammaire historique de Nyrop, t. I. Nous ne consignons ici que les faits les plus importants et qui paraissent acquis : il y a encore dans ce domaine bien des points obscurs. En général nous adoptons les conclusions si précises de Gaston Paris, dans son introduction aux Extraits de la Chanson de Roland.

2. On sait que quand il était libre il s'était diphtongue en ie.

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