‹ Grammaire élémentaire de l'ancien françaisChapitre 43 sur 121 · VERBES A PARFAITS FAIBLES · texte numérisé non relu

VERBES A PARFAITS FAIBLES

Paroir. — Ind. prés. : je per — pair, tu pers, il péri (cf. il appert, de apparoir)', n. parons, v. pare^, il perent . Subj. prés. : q. je père (paire), q. tu pères, etc. Parfait : je parui, parus, tu parus, il parut ; n. parûmes, etc.

Verbes dont le radical est terminé par L. — Quand cette / est en contact avec yod elle se transforme, au présent de l'indicatif et du subjonctif, en / mouillée : ex. : *volio

(class. volo) > je vueil; *voliam (class. velim) > q. je vueille; *f allia (class. fa lia) > je fait; *falliam (class. f allant) > q. je faille; *valiam (class. valeam) > q. je 'vaille, etc.

Chaloir, verbe défectif. — Ind. prés. : il chaut (il importe). Parfait : il choisi et il chalut : cette dernière forme est plus fréquente. Subj. présent qu'il chaille (< caleam, calianï). Subj. imparf. : qu'il chalsist, chausist ; qu'il chalust.

Douloir et Souloir, dont plusieurs formes étaient restées vivantes jusqu'au xvnc siècle, faisaient au parfait : je doulus, je soulus. Ind. prés. Je dueil, n. dolons.

Falloir avait trois parfaits : les deux plus anciens sont : un parfait faible : je fait et je jaillis, faillis, faillit, etc., emprunté à faillir, et un parfait fort en -s : je fais (faus), tu falsis, il falst; n. falsimes, etc.; l'imparfait du subjonctif était : q. je faillisse et q. je falsisse — fausisse, ce dernier encore usité au xvie siècle.

La forme du parfait faible actuel : fallus, fallut est relativement récente (xvie siècle?).

Pour Valoir, au contraire, on trouve dès les plus anciens temps le parfait faible : valus, valus, valut, etc. Mais on a aussi un parfait fort en -s : je vais, tu valsis, il val st. Subj. imparf. : q. je valsisse — vausissc (encore usité au xvie s.) et que je valusse.

Vouloir avait trois parfaits : i° je vol (voil), tu vols (polis), il volt; n. volitnes, v. volistes, il voldrent; 2° je vols, tu volsis, il volst, etc. (comme vais, valsis); 3° je voulus, forme actuelle, qui n'apparaît qu'au xive siècle. Il y avait aussi trois imparfaits du subjonctif: volisse, volsisse — vousisse, voulusse. Vousisse a duré jusqu'au xvie siècle.

Pourl'ind. prés., cf. supra. Au subj. prés., on a : que

je vueille; q. nous voliens, q. v. volie^, qu'il vueiUent. Les formes actuelles veuil lions, veuiilie^ (à côté de voulions, vouliez) sont empruntées aux radicaux toniques : q. je vueille.

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