C. Radical en
Mouvoir. Pouvoir. Pleuvoir
Mouvoir (a. fr. mourir, de movêre). — Ind. prés. : je muef. — meuf, tu mues, il muet ; n. movons, v. move%, il muevent Subj. prés.: q. jemueve — meuve: q. n. moviens, etc.
Parfait.
plus tard Je mui
tu mi-ffr (meus, mus) il mut
n. me-ùmes (meumes, mûmes) v. me-ûstes (meustes, mûtes) il murent
Subj. Imparf. Que je mo-ùsse, me-ûsse, musse; que tu mo-ihses, qu'il mo-iist, etc.
Part. Passé. M0-H, !«£-«.
i. Lat. vulg. *recepui pour recepi, ae pers. recepû(i)sti pour reee- />is<;, 3e p. recé(p)uit pour reeepit, etc.
Pouvoir (lat. vulg. *potêre pour passé). — Ind. prés.: je puis (peux est plus récent) ; tu pues — peux, il puei — peut ; n. po-ons (pou-ons, pouvons1), v. po-e%, il pue-ent. Subj. prés.: q. je puisse (formé sur la ire p. sg. de l'ind. prés.); q. n. possiens, passions (formes modernes puissions), etc.
Parfait.
Je poi n. po-ûmes, pe-ùmes, pûmes
tu po-ùs, pe-ùs, pus y. po-ûstes, pe-ustes, pûtes
il pôut, pot il pôurent (purent)
Subj. Imparfait. Que je po-ùsse (pe-ùsse, pusse), que tu po-ùsses, (\vl\[ po-ùst, etc.
Part. Passé. Po-ù (pe-ù, pu).
On remarquera que ces formes sont les mêmes que celles des parfaits dont le radical est en -a.
Pleuvoir. — Impersonnel. Ind. prés.: il pluet (pleut). Subj. prés.: qu'il plueve (pleuve) .
Parfait : il plut et il plôut.
Subj. imparf. : qu'il ple-ùst.
Part, passé : plo-ù, ple-û, plu.
Conjugaison de Etre.
Indicatif. Présent.
Je sut n. somes
tu es, ies v. estes
il est il sont
S ni correspond au latin vulgaire *sui au lieu de sum.
i . Les formes avec v apparaissent au xmc siècle ; mais elles ne deviennent courantes qu'au xve.
A la 2e p. tes est une forme tonique (d'où la diphtongue), es une forme atone. Au pluriel, ire p., sorties est la forme la plus ancienne : on trouve aussi sons (qui a servi à former la ire p. plur. du présent de l'indicatif des autres verbes) e\ esmes, formé d'après estes Q).
Imparfait.
y ère, iere (la t. tram) n. eriens tu ères, ieres v. erie%
il cret, ieret (et ert) il ereryt, ierent
Eriens et erie\ ne renvoient pas directement au latin tramas, eratis; ces formes ont pris la terminaison des imparfaits des autres conjugaisons ; aux trois personnes du singulier et à la 3e du pluriel, accentuées sur le radical, on a des formes diphtonguées et des formes où e n'a pas subi la diphtongaison.
A partir du xive siècle, estoie (de estre) remplace ière.
Parf