‹ Grammaire elémentaire de la vieille langue française (volume 2)Chapitre 45 sur 243 · Cet e terminait le radical primitif · texte numérisé non relu

Cet e terminait le radical primitif

dent en is. Ceux de ces verbes dont le radical latin finissait par un c n'auront donc un radical français terminé par is qu'au participe présent et à Timparfait. On dira : « conduisajxty je conduisdàs », mais « je conduis il conduit* » C'est par analogie qu'on a dit, aux deux premières personnes du pluriel de l'indicatif présent : « conduisons, con-duisez » au lieu de « conduimes^ conduites », formes qu'appelait l'étymologie. Au subjonctif du même verbe, on a en principe une troisième variété de radical; car, la flexion latine commençant par un- a, le c se trouve entre un u long et un a, et, dans ce cas spécial, il doit complètement tomber. Le subjonctif étymologique est donc : « que je condue, que tu condues, elc. », formes que l'analogie a remplacées de très bonne hçure par la conjugaison actuelle.

§ 205. — Pour la même raison, le verbe dire faisait au participe présent et à l'imparfait « disaxit, diseAs », mais ailleurs : « je rfi, il dit, vous dites, que je die, que tu rftes, etc. »

§ 206. — Le verbe facere (faire) appartient à une catégorie spéciale de verbes de la troisième conjugaison latine. La terminaison habituelle is de son radical en français s'explique par la double influence du c et de ïi consorinifiable (Voyez § 196). A l'indicatif présent de ce verbe (sauf à la première personne du singulier), le radical doit être fai : « il /ait, vous faites, » La première personne du pluriel « faisons » est analogique.

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