‹ Grammaire elémentaire de la vieille langue française (volume 2)Chapitre 90 sur 243 · Infinitif pour l'impératif · texte numérisé non relu

Infinitif pour l'impératif

§440. — Au lieu de l'impératif, quand il devait être accompagné d'une négation, l'ancienne langue employait souvent l'infinitif, quelquefois avec un sujet au cas régime. L'infinitif a encore une valeur semblable.

Yzopet de Lyon : « Es biens dou monde ne te croire, » C'est-à-dire : « Ne crois pas en les biens du monde, il ne faut pas que tu croies aux biens du monde. »

! 3. Infinitifs pris substantivement.

§441. — On ne peut employer aujourd'hui substanti-

vement que certains infinitifs (le manger, le boire), et, si on admet quelquefois un complément indirect après ces infinitifs (au sortir de table), on n'admettrait pas un complément direct. L'ancienne langue en usait plus librement.

Joinville : « Et aupenre congié que il fesoit à aus. » Mot à mot : « Et au prendre congé qu'il leur faisait. » C'est-àdire : « en prenant congé d'eux. »

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