‹ Grammaire elémentaire de la vieille langue française (volume 2)Chapitre 97 sur 243 · Passé antérieur · texte numérisé non relu

Passé antérieur

§ 457. — Le passé antérieur est quelquefois employé avec la simple valeur d'un passé indéfini :

Chanson de Roland : « Li emper;ere oiU sa raison fenie ; Li quens RoUanz... En piez se drecet. » Mot à mot : « L'empereur eut fini son discoiu^, le comte Roland se lève. » Nous dirions : « l'empereur a fini son discours. »

§ 458- — Le passé antérieur est formé avec le passé défini de l'auxiliaire avoir ou être, et le plus-que-parfait avec l'imparfait du même auxiliaire. Or nous avons vu que le passé défini d'avoir et d'être s'employait souvent dans l'ancienne langue au lieu de l'imparfait. On ne s'étonnera donc pas de trouver le passé antérieur au lieu du plus-que-parfait*

Joinville : « Nous trouvâmes que uns forz venz ot rompues les cordes. » Mot à mot : « Nous trouvâmes qu'un fort vent eut rompu les cordes. » On dirait aujourd'hui : « avait rompu, »

Subjonctif,

Page 1