VIII. — Place des adverbes
§ 690. — Aujourd'hui, les adverbes se placent ordinairement après le verbe; et, quand ils le précèdent, on n'a pas en général la faculté de les mettre après. Là comme partout ailleurs, l'ancienne langue était beaucoup plus libre :
Joinville, 650 : Sa nef qui bien estoit une lieue devant la la nostre. » Nous dirions : « Sa nef qui était bien une lieue devant la nôtre. »
§691. — « Pas, plus » se mettaient quelquefois avant ne.
On lit dans un fableau [Diez, 424) : « Cest avoir pas ne 1: rendron». C'est-à-dire :uNousnelui rendrons/) as cetavoir.»