‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 33 sur 111 · CANTON DU VALAIS · texte numérisé non relu

CANTON DU VALAIS

terminés par -ay, -ey, -ec, -ex, -aye, parce que, d’après l’auteur, ces terminaisons représentent toutes un même nom collectif celtique exprimant l’idée d’une réunion, d’une agglomération. Quelques exemples tirés de noms de lieux. P. 222-223, M. Franc retrouve le même suffixe dans le mot Valais et défend l'orthographe par une seule 7. Cf. chap. VI.

1202. — Franc, Léon. Nouvelles preuves de l’indigénat des Celtes dans le Bas-Valais tirées de son patois. 1883 (suite). Genève, H. Trembley, 1883. 41 p. in-8°. — Réimprimé dans Société helvétique de Saint-Maurice. Mélanges d'histoire et d'archéologie, t. I (1897), avec titre et pagination spéciale : Fribourg (Suisse), 1896. 48 p. gr. in-8o.

Communication faisant suite au n° 1201, lue à la Société helvétique de Saint-Maurice le 12 octobre 1882. A côté de verbiage celtomane sans intérêt, cet opuscule renferme, p. 15-21, une liste d'environ 220 mots du patois de Monthey, mis en regard d’autant de vocables prétendus celtiques ; p. 25-35, un aperçu grammatical sommaire, maïs utilisable, du même patois et, p. 35-37, les deux traductions patoises de la parabole de l'Enfant prodigue déjà signalées sous n° 686. P. 21-24, l’auteur polémise contre M. GILLIÉRON, qui, dans son Atlas (n° 1200), avait qualifié le parler de Monthey de dialecte hétérogène ; il s’efforce de prouver par une argumentation inattendue, tirée de l’Atlas même, que le patois authentique s’est au contraire conservé à Monthey mieux que partout ailleurs en Valais.

1203. — Horning, Adolf. Zur Geschichte des lateinischen C vor E und I im Romanischen. Halle, Niemeyer, 1883. 140 p. in-8c. Le chapitre Franzôsische Schweiz (p. 55-62), étudie la question dans les

patois de Vionnaz et de Val d’Illiez, à l’aide de matériaux recueillis par l’auteur dans ces deux localités.

C. R. Litbl. f. germ. u. rom. Phil., 1884, col. 277 (W Mever). — Lit. Cbl., 1884, col. 961 ([Suchlier). — Amer. Journ. of Phil., V, p. 105 (Elliott).

1204. — Ascoli, G. I. Sprachwissenschaftliche Briefe. Autorisierte Uebersetzung von Bruno GüTErBocK. Leipzig, Hirzel, 1887. XVI-228 p. in-8°.

S'occupe, p. 121-123, du k parasite en Valais et dans la vallée d’Aoste. L’original italien de ce passage avait paru d’abord dans la Miscellanea di filologia e linguistica in memoria di Napoleone Caix e Ugo Angelo Canello (Firenze, 1886), puis dans l’Archivio glottologico italiano, t. X (1886), p. 33-34.

120$. — Gilliéron, J. Remarques sur la vitalité phonétique des patois, dans Etudes romanes dédiées à Gaston Paris (Paris, Bouillon, 1891), p. 459- 464. In-8o.

Traite des réductions considérables que subissent parfois les mots par l’action des lois phonétiques et parle à ce propos des effets de la chute de } et v dans certains patois valaisans.

C. R. Romania, XXII, p. 155 (G. Pjaris]). — Rom. Jahresber., II, p. 226 (D. Bfehrens]).

1206. — Jeanjaquet, Jules. Matériaux phonétiques et morphologiques valai-

sans. Manuscrits, 1894-1896.

Notes sur le patois des hameaux supérieurs de la commune de Conthey, recueillies sur place en 1894 et 1895, et matériaux d’une enquête phonétique et morphologique sommaire faite en 189$ et 1896 dans une vingtaine de localités, situées en majeure partie sur la rive droite du Rhône, laissée de côté dans l’Atlas valaisan de GILLIÉRON (n° 1200).

1207. — Fischer, Ant. Karl. Die Hunnen im schweizerischen Eifischthale und

ihre Nachkommen bis auf die heutige Zeit. Mit vielen in den Text gedruckten Illustrationen. Zürich, Orell Füssli, 1896. 433 p. in-8°.

L'auteur voit dans les Anniviards les descendants de Huns et découvre dans toutes les manifestations originales de leur genre de vie des survivances magyares. La critique n’a pas eu de peine à montrer l’inanité de cette thèse, mais l’ouvrage conserve cependant de la valeur par les matériaux qui y sont réunis. M. FIscHER trouve aussi des arguments à l’appui de l’origine hunnique des Anniviards dans leur patois, auquel il consacre quelques pages (p- 156 et suiv.) qui témoignent de sa profonde incompétence linguistique. Il explique le dialecte populaire d’Anniviers par un mélange d’italien, de hongrois (hunnique), de français et de mots d’origine inconnue, peut-être celtique. Il énumère de prétendues analogies phonétiques avec les idiomes magyars, cite des expressions et un texte (voir n° 689), et donne une liste de mots auxquels il attribue une provenance hunnique (p. 165-171). Un tableau des « marques domestiques » est destiné à montrer la parenté de ces signes avec l'alphabet magyar (p. 190-192). Les noms de famille et de lieux sont aussi largement mis à contribution. Ils sont énumérés et commentés dans deux longues listes alphabétiques : Wergeichnis der Familiennamen des Eifischthales, samt ibren Analogien in Ungarn und in griechischen und rômischen Autoren (p. 196-225) et Verzeichnis der Ortsnamen des Eïfischthales samt ihren Analogien in Ungarn (p. 225-248). Dans la bibliographie de son sujet, qui occupe. les p. 32-35, l’auteur fait mention d’un ancien travail en magyar de Michael von HORVATEH : Vestiges des Huns en Suisse dans la vallée d'Anniviers, publié dans les Kleine historische Werke de cet écrivain (Pest, 1868), t. III, p. 449-460, où sont déjà discutés un certain nombre de noms de lieux et de famille anniviards.

C. KR. Berner Intelligenzblait, 1895, n° 289. — Bund (Berne), 1895, n0 364. — Neue Zürcher Zeitung, 1896, no 118. — Lit. Cbl., 1896, n° 10 (Schuchardt). — Deutsche Litztg., 1896, no 16. — Bibliogr. d. Schveiz, 1896,

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