CANTON DE GENÈVE
1223. — Armbruster, Karl. Geschlechtswandel im Franzôsischen. Masculinum und Femininum. Karlsruhe, Malsch und Vogel, 1888. 154 p. in-8°. Thèse de doctorat de Heidelberg.
P. 142-146. Besonderheiten des Genfer Dialekts im Geschlecht der W'ôrter. Liste de mots dont le genre diffère en français et dans le parler de Genève, d’après le Glossaire genevois de HUMBERT et des observations personnelles faites par l’auteur pendant un séjour à Genève.
C. R. Litbl. f. germ. u. rom. Phil., IX, col. 380-382 (W. Meyer). — Zeitschr. f. franz. Spr., X12, p. 155-173 (D. Behrens).
1224. — Duret, Victor. Grammaire savoyarde. Prolégomènes. Genève, Béroud et Cie, 1890. In-8°, p. 9-29.
[Bureau du Glossaire ; Bibl. Genève, Hf. 3393]. Épreuves du titre et de l'introduction de la Grammaire de DURET, que devait publier la librairie Béroud (cf. nos 1225 et 1226). Ces Prolégomènes, qui ont un caractère très dilettantesque, sont datés d’Onex et divisés en cinq paragraphes : I .Le génie national (affinités du patois savoyard avec ceux de France, sa vitalité ; le génie savoyard et les grands hommes qu’il a produits). II. Le système orthographique du patois savoyard (disserte sur la phonétique des patois en général, non pas du savoyard seulement). III. Sons particuliers à ce dialecte et signes adoptés pour mieux le lire et le prononcer. IV. Son importance dans la série des idiomes vulgaires de la France. V. Linguistes du pays romand (parmi ces « linguistes » figurent de simples amateurs de patois, comme J. HorNuNG et L. FAVRAT). Les Prolégomènes n'existent pas dans le manuscrit de la Grammaire savoyarde (no 1222) et, dans son édition (n° 1227), M. KoscHWITZ n’en a retenu que le $ IV (p. xt11-xv) et quelques remarques sur la prononciation (p. 4-6).
1225. — Ritter, Eugène. [Le patois genevois], dans la Tribune de Genève, 30 septembre 1890.
Signale dans la Chronique littéraire la publication prochaine d’une grammaire du patois genevois par V. DurET. Ce patois ne doit pas être confondu avec le français populaire de Genève. Cite d’anciens auteurs qui ont parlé du langage de Genève, BONIVARD au XVIme siècle, SPON et POULAIN DE LA BARRE (voir chap. V) au XVIIme. A son ami LENIEPS, qui lui avait écrit une lettre en patois de Genève, J. J. Rousseau confesse son impuissance à répondre dans cette langue, qu’il comprenait cependant. Cf. Eug. RITTER, La famille et la jeunesse de J. J. Rousseau (Paris 1896), p. 229, où est cité le passage en question de la correspondance de RoussEAU, ainsi que deux autres, où il emploie en plaisantant quelques mots patois.
1226. — Koschwitz, E. Genevoiserie, dans la Tribune de Genève, 9 octobre 1890. — Reproduit en partie dans Koschwitz, E., Zur Aussprache des
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Franzôsischen in Genf und Frankreich. Berlin, 1892 (voir chap. V), p. IX-X.
Annonce que la librairie BÉROUD ne veut plus éditer la grammaire savoyarde de DurET, sous prétexte que personne ne s'intéresse au patois. Blâme cette indifférence et invite les Genevois à conserver l'originalité bien fondée de leur langage, plutôt que d’imiter servilement celui de Paris.
1227. — Duret, Victor, Grammaire savoyarde, publiée par Eduard KoscnwiTz, avec une biographie de l'auteur par Eugène Rirrer. Berlin, W. Gronau, 1893. XV-91 p. in-8°.
La librairie genevoise qui s'était chargée de publier la Grammaire de DURET (n°5 1222 et 1224) ayant renoncé à son projet, l’auteur, gravement malade, entra en relations avec le professeur Koscawrrz, de Greifswald, alors en séjour à Genève pour des recherches linguistiques, qui s’intéressa à l'ouvrage, s’occupa de lui trouver un éditeur et accepta de préparer le manuscrit pour la publication. DURET mourut peu après. Grâce aux soins du professeur allemand, la Grammaire savoyarde a été rendue accessible aux romanistes et améliorée à plusieurs égards. KoscHwrrz a supprimé presque entièrement les Prolégomènes (n° 1224), déchargé l’ouvrage des thèmes grammaticaux et des exemples superflus, retranché la collection des idiotismes et proverbes (n° 794), rogné les notes un peu fantaisistes et surtout mis de l’ordre dans les parties où le manuscrit, seulement ébauché, présentait une grande confusion. Il a en outre remplacé partout l’orthographe de l’auteur par une graphie plus strictement phonétique. Son information n'étant pas toujours suffisante, c’est là la partie la plus contestable de son remaniement. On ne saurait, par exemple, approuver la notation de la diphtongue æœu par ot. Des inexactitudes assez nombreuses se sont aussi glissées dans la transcription. La Préface débute par une notice biographique sur DuRET, due à M. Eugène RITTER (p. v-Ix), et rend compte du travail accompli par KoscawiTz (p. 1x-xn1). Ce dernier a ajouté dans des notes à la Grammaire des matériaux morphologiques de comparaison provenant d'Annecy, Albertville et La Thuile (Savoie).
C. R. Romania, XXIII, p. 311-312 (G. Paris). — Litbl. f. germ. u. rom. Pbil., 1894, col. 189-190 (W. Meyer). — Lit. Cbl., 1894, p. 680 (W. Foerster]). — Bibl. univ., LXI, p. 419-420. — La Suisse, 26 mars 1894 (Ph. Monnier). — Polybiblion, LXXI, p. 265 (J. C. P.). — Rom. Jahresber., Il, p. 235 (D. Behrens). — Cf. Rev. sav., 1894, p. 73.
1228. — Ritter, Eugène. Le patois et le parler de Genève, dans la Tribune de Genève, 12-13 avril 1896.
Résumé d’un discours fait à la séance annuelle de l’Institut national genevois, le 27 mars 1896. Établit la distinction à faire entre le patois proprement dit et le français populaire provincial de Genève. Parle à ce propos de l’Idiotikon de la Suisse allemande et de l’ouvrage analogue projeté pour la
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Suisse romande. Annonce son intention de publier dans le Bulletin de l’Institut les textes en patois genevois que nous possédons. Cf. Bull. de l'Inst. nat. gen., t. XXXIV (1897), p. 335, note, où la publication dans le Bulletin d’une étude sur le parler et le patois de Genève est aussi annoncée comme prochaine. Ces projets ne se sont malheureusement pas encore réalisés. Sur le parler genevois, voir aussi chap. V.
1229. — Patru, Étienne. Observations sur le patois de Genève. Manuscrit au Bureau du Glossaire. 23 p. in-4°. 1900.
Observations transmises par l’auteur à la Rédaction du Glossaire sur le caractère du patois de la région de Genève, sur son vocabulaire restreint et sa disparition progressive. Remarques sur l'application à ce patois du système de transcription du Glossaire.
1230. — Ritter, Eug. Romancium et gallicum, dans la Romania, t. XXX (1901), p. 404.
Signale et reproduit un passage des Registres du Conseil de Genève où il est fait mention, en 1460, d’un écrit renfermant des réclamations présentées par la ville à Parchevêque du diocèse, et qui existait en double rédaction, une 5# galico (français) et l’autre i# romancio (idiome local).
1231. — Désormaux, Joseph. Contribution à la morphologie des parlers savoyards. Les noms de nombre cardinaux, dans Mélanges de philologie offerts à Ferdinand BRuNOT (Paris, 1904), p. 103-114. — Tiré à part: Paris, Société nouvelle de librairie et d'édition, 1904. 12 p. in-8°.
Étude basée sur les formes patoises des noms de nombres relevées dans 27 localités de la Savoie, et en outre sur celles d’Onex, dans le canton de Genève, fournies par la Grammaire savoyarde de DURET (n° 1227).