Canton de Berne
Voir aussi t. I, nos 61, 956, 966, 972, 991.
1255. — {Bridel, Ph.]. Course de Bâle à Bienne, par les vallées du Jura. Bâle, Serini, 1789. 256 p. in-8° et une carte.
Sur d’autres éditions et les traductions de cette relation de voyage, voir REyNoLp, Le doyen Bridel. Bibliographie, nes $4, 108, 108 bis, 120. En parlant de la Prévôté (région de Moutier-Tavannes), BRIDEL dit (p. 117) que la « langue foncière » est un patois formé de mots celtes, latins et allemands, qui tient beaucoup du dialecte franc-comtois et est en général dur, traïînant et désagréable à l'oreille. Il est inintelligible à ceux qui parlent les patois du Bas- Valais ou de la Gruyère et réclame une étude toute particulière. Les habitants de l’Erguel (p. 198) emploient un patois très singulier, assez ressemblant à celui de leurs voisins des montagnes neuchâteloises. A la p. 118, l’auteur intercale des considérations intéressantes sur l’usage du patois et sa décadence dans la Suisse romande: «Il n’y a pas 80 ans que dans les meilleures maisons du Pays de Vaud on ne parlait presque que patois ;.… il mettait plus d'égalité, plus de cordialité dans le commerce de la vie... A présent, le bon ton ne permet plus à un homme soi-disant « comme il faut », excepté à Fribourg,