C. R. Romania, XXVI, p
1357. — Biétrix, A. Vocabulaire patois du Pays d’'Ajoie. Manuscrit à la Bibliothèque de Porrentruy. Cahier cartonné, 382 p. in-4°. 1898.
Copie autographe de l'original exécuté bien antérieurement. C'est cet exemplaire que nous avons dépouillé pour le Glossaire. Vocabulaire très riche (environ 7000 mots) d’un patois que l’auteur connaissait à fond; il reste cependant à la surface de son parler en ne donnant qu’une simple énumération de mots, avec traduction française trop laconique, sans aucun exemple, sans indiquer le féminin des adjectifs, ni les formes verbales. L’ouvrage est complété par la grammaire du même auteur (no 1269) et les textes cités sous n°5 921, 938 et 951.
358. — Fridelance, F. Fragment d'un glossaire de l’Ajoie, dans le Bulletin du Glossaire, t. V (1906), p. 42-46.
Début (lettres 4-47) de l'excellent travail manuscrit dont nous parlons plus loin, sous Glossaire des patois de la Suisse romande, proposé ici comme modèle aux lecteurs du Bulletin.
1359. — Vautherin, Aug. Notes patoises. Manuscrit au Bureau du Glossaire. 6 pages in-4°. Communiqué en 1907.
Tableau comparatif de mots ou noms de lieux relevés à Undervelier et à
Châtenois (environ 80 formes); mots ou petites phrases donnés parallèlement dans les patois de Vermes et de Châtenois (environ 40).
Il ne s’agit ici que de collections ayant surtout le caractère de simples matériaux. Les nomenclatures qui ont été mises en œuvre ou ont fait l’objet de recherches philologiques sont énumérées dans la subdivision B de ce chapitre : Éfudes lexicographiques. La distinction entre les deux catégories n’est pas toujours très tranchée. Tout ce qui a rapport aux argots patois et aux mots empruntés à l’allemand a été réuni sous B. Voir aussi sous Glossaire des Patois de la Suisse romande le résultat des enquêtes spéciales dirigées par la Rédaction.
a. Flore.
Voir aussi t. I, n° 681;t. Il, nos 1316, 1319, 1321, 1340, 1345, 1348, 1435.
1360. — Decoppet et Ricou. Essai d’une collection des noms vulgaires ou patois des principales plantes de la Suisse, usités dans la partie françoise ou le Païs de Vaud, dans les Mémoires et observations recueillies par la Société œconomique de Berne, année 1764, seconde partie, p. 127-147.
Le préambule nous apprend que la Société économique de Berne, ayant reconnu qu’il serait utile pour ceux qui s'occupent d’agriculture de posséder la collection complète des noms patois des plantes, afin de pouvoir les identifier à coup sûr, avait décidé d’organiser dans ce but une enquête générale. Elle invite tous ses correspondants, tous les agronomes, médecins, pharmaciens, botanistes de la Suisse, à recueillir les noms vulgaires de leur région et à adresser le résultat de leurs recherches à deux membres de Berne, MM. Yru, médecin, et Dick, étudiant en théologie. C’est pour donner une idée de la façon de procéder qu’est publiée la collection de noms vulgaires recueillis par MM. DecorrerT, pasteur à Aigle, et RicOU, médecin à Bex. Ils donnent par ordre alphabétique 121 noms patois, avec traduction française, courte caractéristique de la plante en latin et renvoi aux ouvrages systématiques de HALLER et LINNÉ. La rédaction a ajouté les noms correspondants de la région d’Orbe. Les formes du patois d’Aigle sont fréquemment francisées ou maladroitement transcrites. Celles d'Orbe sont notées pius exacte-
ment. L'initiative intéressante de la Société économique ne paraît pas avoir obtenu beaucoup de succès. Après le nouvel essai de propagande de Dick (no 1361), il n’en est plus question dans la suite des Mémoires. BRIDEL a profité pour son Glossaire du travail de 1764, qu’il a en général copié sans critique et qui entre pour une grosse part dans sa liste de noms de plantes parue en 1836 (no 1368). — L'édition allemande des Mémoires : Abhandlungen und Beobachtungen, etc., remplace le travail de DEcorPET-Ricou par une liste analogue de noms vulgaires allemands (année 1764, II, p. 111-123): Versuch einer Sammlung der landesüblichen Namen der Pflanzen in der Schweiz, etc., durch Hrn. Kocx, ber. Apoth. zu Thun. Une note introductive, avec appel aux collaborateurs (p. 112), précède comme dans l'édition française.
1361. — [Dick]. Catalogue des plantes de la Suisse qui servent à la nourri-
ture du bétail, dans les Mémoires et observations recueillies par la Socièté œconomique de Berne, année 1764, seconde partie, p. 148-185.— Aussi dans l’édition allemande : Abhandlungen und Beobachtungen, etc. 1764, IE, p. 125-160.
Ce mémoire a pour auteur un des deux membres de la Société économique chargés de centraliser les matériaux de l’enquête dont il est question dans le numéro précédent. M. Dick affirme avoir reçu déjà beaucoup de noms patois de différents districts et publie cet essai pour montrer que le secours de nombreux collaborateurs lui est encore nécessaire pour arriver à quelque chose de moins imparfait. Il indique pour une partie seulement des 76 plantes qu’il énumère des appellations patoises, qui sont dues à MM. DEcoPPErT
(Aïgle), Ricou (Bex) et CRINSOT (Colombier près Morges). Plusieurs de ces
noms se trouvent déjà dans la liste du no 1360. Une Table des noms françois et patois (p. 182-185) facilite les recherches. BRIDEL a aussi utilisé ces matériaux.
1362. — Gagnebin, Abraham. Synonymie botanique patoise. Manuscrit
perdu. Vers 1765.
Il ressort de la correspondance inédite entre HALLER et GAGNEBIN que le fameux naturaliste de La Ferrière, qui initia J. J. RoussEAU à la botanique, avait rédigé une synonymie patoise des plantes du pays pour l'usage du pasteur George Louis LIoMIN, avec lequel il était en relation. Voir la notice biographique de J. THURMANN, Abraham Gagnebin (Porrentruy, 1851), p.36. Peut-être ce travail avait-il été suggéré par l’enquête de la Société économique de Berne (ne 1360).
1363. — Vicat, P. R. Histoire des plantes vénéneuses de la Suisse, conte-
nant leur description, etc. Yverdon, Société littéraire et typographique, 1776. XXIX-392-112-[ 10] p. in-8° et 3 planches.
Indique dans la synonymie, à la suite des noms latins et français, les appellations patoises d’un grand nombre de plantes, communiquées « en bonne
partie par M. FAVROD-GRAND, diligent botaniste de Château-d’Oex » (p. xvi de la Préface). Un répertoire alphabétique de ces noms vulgaires se trouve dans la Table des noms des plantes, p. 82-112.
1364. — [Clavel de Ropraz ?]. Nomenclateur Botanique Patois. Manuscrit acquis en 1911 avec les papiers Du MoxT par la Société vaudoise de généalogie. 62 p. 18,5 X 12 cm. Fin du XVIIIme siècle,
Le manuscrit ne porte que le titre reproduit ci-dessus. Le nom de l’auteur ne se trouve nulle part et n’est qu’hypothétique. Une remarque indique que pour tous les noms français ou latins écrits à l'encre rouge le premier nom patois est d’Aigle, le second ou d’Orbe ou de Morges. La plupart des articles sont précédés des lettres D ou F, ce qui semble attester qu’il s'agit d’une compilation. VW pourrait signifier VIcAT (no 1363) et D DECOPPET (nc 1360). Plusieurs notes marginales à l’encre ou au crayon de différents auteurs et époques. Cet ouvrage comprend environ 400 noms de plantes.
1365. — Dargniez, Nicolas. Notice sur les vertus des plantes les plus usitées. Manuscrit en possession de M. Léon Remy, à Bulle. Commencement du XIXr®e siècle.
Indique des noms vulgaires de plantes dans le patois de Charmey, où l’auteur fut curé jusqu’en 1825.
1366. — Gaudin, J. Flora helvetica sive historia stirpium hucusque cognitarum in Helvetia et in tractibus conterminis, etc. Turici, sumptibus Orellii, Fuesslini et sociorum, 1828-1833. 7 vol. in-8° avec planches.
Indique parfois après le nom français un terme romand francisé, p. ex. : Sorbus aucuparia, gall. Sorbier des oiseleurs. Apud nos vulgo : le Timier (t. IT,
1367. — Kasthofer, Charles. Le guide dans les forêts, etc. Traduction de l'allemand faite par l'auteur, revue, corrigée et accompagnée de notes par F. L. Moxxey. Vevey, Lœærtscher et Fils, 1830. 2 vol. de X-256 et 328 p. in-8, avec planches. |
Le second volume renferme, p. 319-322, un Recueil alphabétique des noms vulgaires ou patois des principaux arbres et arbustes dans le Canton de Vaud, liste d'environ 120 noms, communiqués pour la plupart par le doyen BRIDEL, qui les avait extraits de son Glossaire.
1368. — Blanchet, R. Catalogue des plantes vasculaires qui croissent naturellement dans le canton de Vaud, publié par la Société des sciences
naturelles de ce canton. Vevey, LϾrtscher et Fils, 1836. XXIV-128 p. in-12.
P.1x-xx1: Noms de plantes en patois vaudois, tirés pour la plus grande partie du Glossaire patois de Mr. le Doyen Brivez, de Montreux, liste alphabétique d'environ 509 noms patois, avec traduction latine (Linné) et généralement indication des lieux où ces noms sont employés. D’après le catalogue autographe des œuvres de BRIDEL, il existait de lui un « Catalogue manuscrit des plantes de la Suisse romande », aujourd’hui égaré (voir Reynozp, Le doyen Bridel, p. zut (lire Lit) et VuLLIEMIN, Le doyen Bridel, p. 311). Le doyen avait donc fait lui-même l'extrait de son Glossaire.
1369. — Bourquenoud, François. Essai sur la flore du Canton de Fribourg d’après le système de Linée. Manuscrit autographe à la Bibliothèque de Fribourg, coté L 218. Cahier cartonné de 212 p. écrites et tables non paginées. In-4°. Vers 1850.
Dans la préface (p. 3-11) adressée à la Société économique de Fribourg, l’auteur rend compte de la composition de son ouvrage et dit entre autres (p. 7): « C'est encore pour entrer dans les vues d’utilité publique qui animent la même Société qu’au nom scientifique de chaque plante j'ai joint le nom vulgaire françois et même le nom patois toutes les fois qu’il m'a été connû. » Ces appellations patoises, indiquées entre parenthèses, sont peu nombreuses.
1370. — Blanchet, Rod. Notice sur les différents plants de vigne cultivés dans le canton de Vaud. Lausanne, Corbaz et Robellaz, 1852. 32 p. in-80.
Indique aussi les noms que prennent en patois les différents cépages.
1371. — Godet, Ch. H. Flore du Jura ou description des végétaux vasculaires qui croissent spontanément dans le Jura suisse et français, plus spécialement dans le Jura neuchâtelois. Neuchâtel, Michaud, 1852. XVI- 872 p. in-8°. — Supplément à la Flore du Jura suisse et français. Neuchâtel, chez l’auteur, 1869. VIII-220 p. in-8c.
Donne, après les noms latins, une quantité de noms vulgaires, sous forme française, sans les localiser.
1372. — Durheim, Charles Jaques. /diotikon de la flore helvétique. Vocabulaire des noms des plantes dans les différents dialectes du pays, avec les noms latins, français et allemands, à l'usage des médecins, des pharmaciens, des instituteurs, des droguistes et des botanistes. Titre allemand :
Schweizerisches Pfanzen-Idiotikon, etc. Berne, Huber & Comp. (Kôrber), 1856. IX-284 p. in-8°.
P. 3-91, catalogue des noms latins (Linné), suivis des appellations employées dans les diverses parties de la Suisse. Les cantons romands ne sont représentés que par Vaud. La source principale de DuRHEIM est la liste de BRIDEL, publiée dans l’ouvrage de BLANCHET (no 1368). Le reste du volume est occupé par des tables alphabétiques dans les différentes langues, d’abord les Noms français, y compris ceux usités dans la partie française du Jura, p. 93- 130, puis les noms allemands, les noms vaudois (p. 217-230), les noms rétoromans et les noms tessinois ou lombards. Ces tables ne contiennent que les termes cités dans la première partie, |
C.R.—G.K. FROMMANN, Deutsche Mundarten, t. III, p. 506 (T. Tobler).
1373. — Flora Friburgo-Helvetica, seu catologus systematicus plantarum indigenarum cantonis friburgensis. Manuscrit à la Bibliothèque de Fribourg. Cahier cartonné, 164 p. in-4°. Vers 1860.
Ce manuscrit, qui ne porte pas de nom d'auteur, contient quelques noms patois de plantes, transcrits phonétiquement et introduits par la formule : vocatur a rusticis.
1374. — [Chenaux, J. J.]. /diotikon de la flore gruyérienne. Manuscrit autographe à la Bibliothèque de Fribourg. 37 p. in-4°. Vers 1865.
Glossaire botanique par ordre alphabétique des noms patois, avec les équivalents latins. Le doyen CHENAUX, auquel nous devons une riche collection de proverbes gruyériens (voir nos 576, 584, 595), s’est occupé longtemps de cet Idiotikon botanique et la Bibliothèque de Fribourg en possède diverses rédactions et une série de fragments plus ou moins importants. À côté d’une copie de la liste vaudoise de noms patois de plantes publiée par BLANCHET (no 1368) augmentée d’additions fribourgeoises, on y rencontre une première rédaction de l’Idiotikon, conservée dans un cahier in-4o de 27 p., daté de 1854 et intitulé Noms de plantes en patois fribourgeois. Cette collection est beaucoup moins riche en noms que celle que nous signalons en tête de cette notice. Parmi les fragments, un est daté de 1863 et renferme en un cahier de 24 p. in-8o oblong la série alphabétique des mots allant de abricot à grachetta. Nous pouvons nous rendre compte de ce que devait être l’ouvrage définitif par le commencement d’une rédaction dans laquelle chaque nom patois, classé alphabétiquement, est accompagné d’une notice plus ou moins étendue sur la plante, son usage et ses propriétés. Le début, lettres 4-C, est conservé dans un cahier qui se trouvait précédemment à Bulle et fait aujourd’hui partie des collections du Musée des sciences naturelles de Fribourg. La Bibliothèque cantonale possède la suite, cahier no 2, paginé 42 à 79, renfermant les mots crenioley à éthaila (balla), et un troisième cahier, qui s’interrompt dès les premières pages (p. 82), au mot fanfioula. C'est à cette rédaction que se rapporte vraisemblablement un projet de préface, d’où il ressort
que la publication devait se faire d’abord en feuilleton dans un journal et ensuite à part. M. H. Savoy a utilisé le fragment de Bulle de l’Jdiotikon pour l'élaboration de sa Flore romande (no 1389). Une copie complète du manuscrit de 1863, faite jadis par M. J. Cornu, a été déposée par lui au Bureau du Glossaire.
Le doyen CHENAUX a mis à profit ses matériaux et cité çà et là des noms patois ou des proverbes se rapportant aux plantes dans une série de petits traités anonymes de botanique populaire, qu’il a fait paraître à Bulle et à Fribourg à partir de 1871: La Sauge officinale, La Belladone, Le diable et ses cornes, Le diable et sa queue, etc.
1375. — [Moratel, ]. L.]. Glossaire de la Flore romane. Lausanne, Blanchard, sans date. 64 p. petit in-8° (fragment).
Ces quatre feuilles d'impression constituent le début d’une publication qui fut interrompue par la mort de l’auteur, en 1866. C’est un glossaire vaudois de la botanique patoise, dont ce fragment va de dbro à grafiouuai. L’exactitude et la richesse des détails font regretter que nous ne possédions pas le reste.
Nous ignorons s’il existe quelque part en manuscrit. Il est probable que les
matériaux se retrouvent, du moins en partie, dans le Glossaire du patois vaudois de MORATEL (n° 1296).
1376. — Michel, Jean Denis. Flore fribourgeoise. Manuscrit appartenant à M. le prof. CHirLier, à Châtel-Saint-Denis. Vers 1870. Ce manuscrit, utilisé par M. H. Savoy (no 1389), n’est qu’une copie revisée
de la liste qui figure dans l’ouvrage de BLANCHET (no 1368), adaptée au patois de la Veveyse et augmentée de quelques noms.
1377. — Dénériaz, V. Des différents cépages du Valais, dans Le Villageois (Sion), 1871, p. 87-90.
Donne, p. 89-90, les noms de 48 cépages, indigènes ou introduits, cultivés en Valais. :
1378. — Castella, François. | Flore patoise gruyérienne]. Manuscrit au Musée des sciences naturelles, à Fribourg. Commencé vers 1875 et conti-
nué jusqu’en 1900.
Renferme plus de 300 noms patois de la Haute-Gruyère, recueillis peu à
peu par l’auteur, qui était curé à Romont. Fait partie des manuscrits CASTELLA, acquis par le Musée des sciences naturelles après la mort de l’auteur.
1379. — Pittier, H. Liste de noms de plantes, dans l’Agace, n° 24, du 27 octobre 1875. Cf. n° 427.
L'éditeur de l’Agace, DULEx-ANSERMOZ, se proposait de recueillir un glossaire patois, auquel il voulait joindre un catalogue de plantes, avec les noms
locaux ; voir nos 1290 et 1301. À cet effet, il avait fait tirer à part la liste élaborée par PrTTIER pour le patois de Bex, en la disposant de façon à pouvoir noter en regard des variantes d’autres localités, et l’avait distribuée aux membres de la Société des patois vaudois. Cette tentative louable ne paraît pas avoir eu de résultats. Mais nous avons au moins la liste originale de PITTIER, c’est-à-dire 175 noms intéressants de Bex, accompagnés de leur traduction en latin et en français. Cf. no 1381.
1380. — Vallotton-Aubert, P. F. Vallorbes. Esquisse géographique, statistique et historique. Lausanne, Bridel, 1875. VII-288 p. in-8°.
L'auteur, qui se plaît à citer parfois des termes locaux, ajoute à la fin de son livre, p. 257-283, tout un Glossaire français-latin-patois vallorbier et patoisfrançais-latin des principales plantes de Vallorbes. Le volume contient aussi un grand nombre de lieux dits, et, p. 239-248. une liste des familles de l'endroit, avec indication des formes anciennes. Il est regrettable que nous ne possédions pas beaucoup de monographies si bien comprises.
1381. — Favre, M. E. Guide du botaniste sur le Simplon. Aigle, Dulex- Ansermoz, 1875 (couverture : 1876). VIII-318 p. in-8°.
Mentionne les noms vulgaires sous leur forme française, non patoise. Se rattache peut-être à l’enquête ouverte par l’Agace, voir n° 1379.
1382. — Stebler, D: F. G. et Schræter, D: C. Les meilleures plantes fourragères. Traduction du prof. Henri WeLTEr. Berne, K. J. Wyss, 1884 et suiv. (paru en plusieurs parties et différentes éditions). In-4.
Les nombreuses appellations alémaniques des plantes de l’édition allemande sont remplacées parfois par des noms vulgaires français.
1383. — Empeyta, Eugène. Catalogue descriptif des arbres, arbustes, arbrisseaux et sous-arbrisseaux indigènes ou naturalisés en Suisse, suivi d’un dictionnaire des principaux noms vulgaires donnés, dans la Suisse romande, à différentes plantes, avec leurs synonymes français et latins. Genève, Carey, 1887. 211 p. gr. in-8°.
Nombreux noms vulgaires, sous leur forme française, dans la partie descriptive. Le dictionnaire des noms vulgaires, p. 165-208, donne, en trois colonnes, le nom populaire, les synonymes français et latins. Il ne comprend pas seulement les plantes décrites dans la première partie. Il n’est pas dit dans quelles contrées de la Suisse romande les noms sont usités, et les sources ne sont pas indiquées.
1384. — Leuba, F. Les champignons comestibles et les espèces vénéneuses avec lesquelles ils pourraient être confondus. Neuchâtel, Delachaux et
Niestlé ; Paris, G. Carré ; Genève, Gauchat et Robert, 1890. XLI-118 p. gr. in-4° et 54 planches.
Cite aussi des noms vulgaires français, mais sans les localiser ni indiquer ce quiest spécial à la Suisse.
1385. — Stebler, Dr F. G. et Schrôter, Prof. Dr C. Beiträge zur Kenntnis der Matten und Weiden der Schweiz. IX. Die wichtigsten Unkräuter der Futterwiesen und ihre Bekämpfung, dans Landwirtschaftliches Jahrbuch der Schweiz, t. V (1891), p. 141-225.
Dans la description des plantes, p. 152 et suiv., sont cités quelques noms romands, en transcription approximative, spécialement pour Cossonay et les vallées d’Hérens et d’Anniviers. Le répertoire, p. 217-225, comprend aussi ces noms.
1356. — Rolland, Eugène. Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore. T.I, Paris, Rolland, 1896. IIT-272 p. — T. Il, ibid., 1899. 268 p. — T. III, ibid., 1900. 378 p. — T. IV, Paris, F. Staude, 1903. 263 p. — T. V, Paris, chez l’auteur, 1904. 416 p. —- T. VI, ibid., 1906. 307 p. — T. VII, ibid., 1908. 262 p. — T. VIII, Paris, en vente chez les libraires-commissionnaires, 1910. I-218 p. — T. IX, ibid.,1912. VIIT-282 p. — T.X, ibid., 1913. VI-226 p. — T. XI, ibid., 1914. VI-261 p. In-8c.
A partir du vol. VIII, la publication a été surveillée par M. H. Gaipoz. L'ouvrage sera probablement complet avec le tome XIII et terminé par un index général.
Si ROLLAND a rendu un service éminent à la linguistique et à d’autres sciences par la Faune populaire de la France (no 1406), ses mérites sont encore plus grands dans le domaine de la flore. L'avantage de posséder un guide sûr à travers la terminologie compliquée de la faune devient une nécessité au milieu du chaos presque inextricable des appellations populaires des plantes. En outre, le cadre de ce nouvel ouvrage est considérablement élargi, car il n’embrasse plus seulement la France et les pays limitrophes, mais l’Europe ancienne et moderne, l’extrême Nord de l'Afrique et l’Asie occidentale. L'Europe occidentale a cependant la prédominance. A côté des sources écrites, dont on trouve la liste dans les divers volumes, ROLLAND et GAïDOZ ont mis à profit des enquêtes personnelles ou faites par des collaborateurs, ainsi que des dépouillements exécutés par des personnes compétentes pour certains domaines linguistiques étrangers. La classification des plantes est celle de CANDOLLE pour les familles et celle de NymAN pour les genres et espèces. A l’intérieur de chaque article, arrangement est le même que pour la Faune: une première partie comprend l’énumération des noms, groupés autant que possible d’après les affinités de sens et dans un certain ordre des pays; une deuxième contient les proverbes, devinettes, contes, superstitions, emplois
dans la médecine populaire, etc. Les nombreuses indications étymologiques, données entre parenthèses ou en notes, n’ont pas de caractère définitif, mais tombent souvent juste et ouvrent toujours des horizons.
C. R. Romania, XX VI, p. 136-138 (A. Beaunier); XX VIII, p. 645 ; XXXII, p-342 ; XXXIII, p. 632-633 (A. Th[omas]); XXXVI, p. 474-475 (A. Th[omas]); XXXVIIL p. 331-333 (A. Thomas). — Rev. celtique, XVIII, p. 240- 244 (E. Ernault). — Rev. crit., XLIX, p. 15-18 (Ch. J.); LVI, p. 207-210 (Ch. D.) ; LIX, p. 181-184 (Ch. J.).— Litbl. f. germ. u. rom. Phil., XX, col. 280-282 (H. Schuchardt). — Zeitschr. f. franz. Spr., XX3, p. 139-143 (C. Friesland). — Bull. des parlers norm., Il, p. 155-156; III, p. 178-181 (Ch. G.). — Wallonia, 1897, p. 30-31 (O. Cfolson]). — Mélusine, IX, p. 239.
1387. — Anderegg, Félix. //lustriertes Lehrbuch für die gesamte schweizerische Alpwirtschaft. Bern, 1897-1898 (voir n° 633 et 1431).
Le chap. V, Die Pflanzenwelt im schweïzerischen Alpgebiete, p. 213-296, contient une énumération de 360 plantes, avec beaucoup de noms patois, souvent défigurés par des fautes d'impression ou de transcription.
1388. — Stebler, D: F. G. Beiträge zur Kenntnis der Matten und Weiden der Schweiz. XIV. Die Unkräuter der Alpweiden und Alpmatten und ihre Bekämpfung, dans Landwirtschaftliches Jahrbuch der Schweiz, t. XIII (1899), p. 1-120.
Offre un assez grand nombre de noms romands des plantes décrites, sans localisation par cantons. |
1389. — Savoy, Hubert P. C. Essai de Flore romande. Glossaire romand fribourgeois contenant : le nom patois des fleurs, le nom botanique (suivant la Flore analytique de la Suisse, par A. GreuLi, trad. VETTER, avec renvoi aux familles et aux genres), l’étymologie, quelques-unes des propriétés des plantes, les usages superstitieux qui s'y rattachent. Fribourg, Fragnière, 1900. 209 p. in-8°.
Cette publication a d’abord paru dans le journal agricole Le Messager, à partir du 10 juin 1899. Travail fait avec beaucoup de soin et de compétence, le plus étendu que nous ayons jusqu'ici dans ce domaine. Les sources principales sont énumérées p. 7-8. L'auteur indique l’étymologie du nom savant et aussi celle des noms patois, autant que cela peut se faire par une simple traduction française, sans entrer dans des explications phonétiques. Il a bien voulu remanier entièrement son ouvrage et le compléter par une enquête systématique dans les différentes parties du canton de Fribourg, en vue du Glossaire des patois de la Suisse romande (voir plus loin, sous ce titre).
RIBL. ROM. — 8
1390. — Ruffieux, Louis. [ Noms patois de plantes]. Manuscrit au Musée des sciences naturelles, à Fribourg. Trois cahiers. Vers 1900. Cette collection d’un bon connaisseur de la botanique et du patois gruyérien comprend aussi quelques noms de champignons et de mousses. Cf. nos 1316 et 1404.
1391. — Jaccard, H. Les noms des végétaux dans les noms de lieux de la Suisse française, dans le Bulletin de la Murithienne, t. XXXII (1903), p. 109-172. — Tiré à part : Sion, F. Aymon, 1903. — Additions aux noms des végétaux, etc., dans le même Bulletin, t. XXXIII (1904), p. 157-167.
Indique les noms patois vaudois des plantes dont sont dérivés des noms de lieux. L'intérêt principal de cette étude concernant ces derniers, nous en par-
lons au chap. VI.
1392. — Schrœter, D' C. Das Pflanzenieben der Alpen. Eine Schilderung der Hochgebirgsflora. Zürich, Raustein, 1904. XVI-807 p. in-8c.
Cet excellent ouvrage ne néglige pas les noms vulgaires des divers patois
suisses. On en trouve un assez grand nombre pour certaines espèces dans la
partie III : Die Hauptrepräsentanten der Hochgebirgsflora der :Alpenkette, p. 74- 624. La Suisse romande est peu représentée, les noms ne sont généralement
pas localisés.
1393. — Wolf, Ferdinand Otto. Plantes médicinales indigènes ou cultivées en Valais, leurs propriétés et emplois en médecine populaire. Sion, C. Mussler, 1906. VI-8o p. in-8°.
Mentionne pour la plupart des 109 plantes étudiées les noms populaires dans les divers patois du Valais. Ces noms, fournis en bonne partie par M. M. BESsE, sont malheureusement souvent défigurés par une transcription
fautive.
1394. — Savoy, Hubert. La flore fribourgeoise et les traditions populaires, dans les Archives suisses des traditions populaires, t. XIII (1909),
Travail présenté à l'assemblée générale de la Société suisse des traditions populaires, tenue à Fribourg le 23 mai 1909. Au cours de son intéressante
- étude des plantes qui, durant l’année, jouent un rôle dans les mœurs fribourgeoiïses, l’auteur mentionne aussi leurs noms patois, transcrits phonétiquement.
1395. — Gams, Helmut. Flore et faune de Fully (Valais) et environs. Manuscrit chez l’auteur, à Zurich, 1915.
L'auteur, qui prépare une thèse de doctorat sur un sujet de botanique, a profité de son séjour à Fully pour noter en patois les noms d’environ 100 animaux et 200 plantes. Le travail sera continué et mis à la disposition du Glossaire. Ce qui en fait le mérite, c’est l'exactitude des attributions.
b. Faune.
Voir aussi t. [, n° 764; t. Il, n°5 1316, 1321, 1341, 1345, 1348, 1395 et ci-après la rubrique Poissons et pêche.
1396. — Polemius Silvius. Laterculus. Ve siècle. Publié d’après le ms. unique de Bruxelles, du XIIe siècle, par Th. Mommsen dans Abhandlungen der kôniglichen sächsischen Gesellschaft der Wissenschaften, 1857, t, Il, p. 233-278. — 2° édition remaniée, dans Monumenta Germaniæ historica, Auctores antiquissimi, t. IX, 1892, p. S11-551.
Cette espèce de calendrier encyclopédique, dédié à EucHERIUS, évêque de Lyon (+ 450), par un Sizvius ou Sazvius, dont l'identification avec un évêque d’Octodurus (Martigny) est contestée, renferme une copieuse liste de noms d’animaux, parmi lesquels on en a découvert qui appartiennent sûrement au domaine franco-provençal ou alpin, comme darpus (notre dèrbon « taupe »), pelaica (notre palée), etc. L'ouvrage contient aussi les appellations des cris des animaux (Stridores animantium). M. JuD appelle Sizvivs le premier lexicographe franco-provençal (Bull. du Glossaire, XI, p. 40, note 3). Voir plus loin, sous Etudes lexicographiques, les travaux sur le Laterculus de MM. THOMAS et SCHUCHARDT, et cf. Rom. Jahresber., X, I, p. 77-78 (EL. Richter) et XI, I, p. 89 (J. Pirson).
1397. — de Razoumowsky, G. Histoire naturelle du Jorat et de ses environs et celle des trois lacs de Neufchâtel, Morat et Bienne. Lausanne, Mourer, 1789. 2 vol. de XVI-322 et 238 p. in-8c.
Le premier volume, qui contient la zoologie vaudoise, donne généralement le nom local, francisé, en tête des articles, 4 la suite du nom scientifique.
1398. — Meisner, Friedrich und Schinz, Heinrich Rudolf. Die Vôgel der Schweiz, systematisch geordnet und beschrieben, mit Bemerkungen über ihre Lebensart und Aufenthalt. Zürich, Orell, Füssli u. Comp., 1815. XXVIII-328 p. in-8.
Donne beaucoup de noms patois et des termes de chasse, surtout pour Fribourg.
1399. — [Bridel, Ph.]. Noms de quelques animaux, dans Mémoires et dissertations sur les antiquités nationales et étrangères, publiés par la Société royale des Antiquaires de France, t. 1 (Paris, 1817), p. 192.
46 noms d’animaux, extraits par BRIDEL de son Glossaire et classés alpha-
bétiquement. Constitue la cinquième d’une série de miscellanées du même auteur, publiées dans le volume sous le titre collectif d'Antiquités suisses.
1400. — Necker, L. A. Mémoire sur les oiseaux des environs de Genève, dans Mémoires de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève, t. II (1823), p. 29-121. — Réédité à part : Genève, Cherbuliez, 1864. 187 p. in-12.
Cite en note les noms vulgaires des oiseaux sous une forme plus ou moins frincisée.
1401. —- Schinz, H. KR. Fauna helvetica oder Verzeichniss aller bis jetzt in der Schweiz entdeckten Thiere (fait partie des Neue Denkschriften der allgemeinen schweïizerischen Gesellschaft für die gesammten Naturwissenschaften. Titre français : Nouveaux mémoires de la Société helvétique des sciences naturelles). Tome premier : Wirbeltiere. Neuchâtel, Petitpierre, 1837. 168 p. in-4°.
Renferme les appellations vulgaires de beaucoup d’oiseaux et de poissons.
Le tome Il: Mollusques terrestres et fluviatiles, par Jean de CHARPENTIER, ne renferme pas de noms patois.
1402. — du Plessis, G. et Combe, J. Faune des vertébrés du district d’Orbe, dans le Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles, t. X
Dans la troisième partie, Oiseaux, p.105-131, et la quatrième, Mammifères, p. 249-256, quelques noms vulgaires.
1403. — Fatio, V. Faune des vertébrés de la Suisse. Genève et Bâle, H. Georg, 1869-1904. 5 vol. gr. in-8c.
Le tome II, Oiseaux, dont les deux parties ont paru en 1899 et en 1904, donne au commencement de chaque article, après les noms savants, une riche nomenclature dans les divers patois de la Suisse, localisée par contrées. Le tome III, Reptiles et Batraciens, de 1872, indique parfois un nom vulgaire romand en note. Les tomes IV et V, Poissons, de 1882 et 1890, mentionnent les noms locaux comme pour les oiseaux. Le tome premier, Mammifères, paru en 1869, tient à peine compte des synonymes patois. Cela s'explique sans doute par le fait que, pour cette partie, le dialecte n'offre généralement que
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A. 8. NOMENCLATURES SPÉCIALES. b. FAUNE 117
des variantes phonétiques du nom français, tandis que les chasseurs et les pêcheurs ont conservé ou créé pour les oiseaux et les poissons une quantité de termes indigènes. La transcription de ces noms laisse malheureusement à désirer et demande à être contrôlée.
1404. — Ruffieux, Louis. Noms d'animaux de la Gruyère. Manuscrit au Bureau du Glossaire. 14 p. in-4°. 1873.
Vocabulaire alphabétique, donné au Glossaire par M. CorNu, à qui l’auteur avait communiqué ce recueil. Nous possédons également une rédaction postérieure, en 19 p. in-8o, faite par RUFFIEUX en vue d’une publication qui n’a pas eu lieu. M. CORNU 2 transcrit les noms dans son orthographe phonétique et a ajouté des comparaisons et ass ainsi que des variantes en patois du Jorat. Cf. nos 1316 et 1390.
1405. — Olphe-Gaillard. Excursions ornithologiques en Suisse. 36 p. in-8°. Extrait de la Revue et magasin de zoologie. Paris, 1875.
Cite, p. 5-8, un petit nombre de noms patois d’oiseaux, notés à l'occasion d’une course en Gruyère,
1406. — Rolland, Eugène. Faune populaire de la France. T. I, Les mammifères sauvages. Paris, Maisonneuve, 1877. XV-179 p. — T. II, Les oiseaux sauvages, ibid., 1879. XV-421 p. — T. III, Les reptiles, les poissons, les mollusques, les crustacés et les insectes, ibid., 1881. XV- 365 p. — T. IV, Les mammifères domestiques. Première partie, ibid., 1881. XII-276 p. — T. V, Les mammifères domestiques. Deuxième partie, ibid., 1882. VI-265 p. — T. VI, Les oiseaux domestiques et la fauconnerie, ibid., 1883. XI-243 p. — T. VII, Les mammifères sauvages. Complément. Paris, chez l’auteur, 1906. 272 p. — T. VIII, Les mammifères sauvages (suite et fin), le loup, le renard et les cétacés, ibid., 1908. 175 p. — T.IX, Oiseaux sauvages. Première partie. Paris, en vente chez les libraires-commissionnaires, 1911. VII-252 p. — T. X, Oiseaux sauvages. Seconde partie, ibid., 1915. VIII-245 p. — T. XI, Reptiles et poissons. Première partie, ibid., 1910. VII-255 p. — T. XII, Les mollusques, les crustacés, les arachnides et les annélides. Paris, chez l’auteur, sans date. 205 p. — T. XIII, Les insectes. Première partie. Paris, en vente chez les libraires-commissionnaires, 1911. 217 p. In-8e.
Comme il ressort des dates sus-indiquées, les tomes IX et suiv. de cette œuvre monumentale ne se sont pas suivis chronologiquement. Après la mort de l’auteur, en 1909, la publication fut continuée par le celtiste et folkloriste connu H. Gaïpoz, à qui nous devons les volumes IX-XI et XII. Il
reste en manuscrit de quoi former encore ÿ à 6 volumes. Après l’apparition des premiers volumes, l’auteur avait considérablement étendu ses recherches, ce qui a nécessité l'élaboration de compléments, dont l’étendue dépasse souvent celle de la première rédaction. L’érudition sur laquelle l'œuvre repose est énorme. ROLLAND ne néglige que peu de sources qui peuvent contenir des noms d’animaux ou des croyances y relatives, et il a exploré soit personnellement, soit à l’aide de correspondants, différentes contrées de la France. Grâce au soin avec lequel il a dépouillé un grand nombre des ouvrages que nous énumérons ici, la Suisse romande se trouve être fort bien représentée dans cette œuvre. Les articles que l’auteur consacre à chaque espèce animale sont généralement divisés en deux parties: dans la première, il réunit toutes les appellations qu’il a rencontrées, avec indication de leur provenance, non seulement pour les animaux eux-mêmes, mais aussi pour les idées qui s’y rattachent ou certaines particularités de leur vie (sous taupe, il n'oublie pas faupinière ; sous cheval, il cite une longue liste de maladies de cette bête, etc.) ; dans la deuxième, il mentionne les dictons ou proverbes, les superstitions et traditions qui se rapportent aux mêmes animaux. Loin de se confiner en France, comme le titre le fait supposer, la
nomenclature embrasse toutes les langues romanes et une partie de leurs dia-
lectes, les langues anciennes, y compris les gloses du moyen âge, ainsi qu’un grand nombre d’autres langues et patois, au hasard des nombreuses lectures de l’auteur. Les faits de folklore concernent également un domaine qui s'étend bien au delà du cadre qu'il s'était tracé primitivement. Bien que la Faune populaire n'offre en somme que des matériaux bruts, elle à cependant déjà donné la clef de maint problème étymologique et préparé la voie à la solution d’autres, tant par la réunion de tous ces noms, dont les uns sont souvent plus transparents que les autres, ou s'expliquent par eux, que par la citation des croyances populaires, qui sont fréquemment en relation étroite avec les noms donnés aux animaux. D'ailleurs, l’étymologie n’est pas seule à profiter de matériaux si abondants : le folklore, la mythologie et même l’histoire naturelle les utiliseront avec fruit. On ne voudra pas faire un grief à l’auteur des erreurs inévitables qui se sont glissées dans ses citations ou ses explications. ROLLAND a créé pour la flore un ouvrage analogue, voir n° 1386.
Une partie des compléments a d’abord été publiée dans les Wariétés bibliographiques, organe de la librairie E. Rolland, 1888-1890.
C. R. Romania, X, p. 286-294 (J. Darmesteter) ; XI, p. 633-634; XXXVI, p. 122-123 (A. Thfomas]); XXXVII, p. 630 (A. Thfomas]). — Rev. crit., 1877, Il, p. 115-119 (A. Darmesteter); 1883, I, p. 61. — Mélusine, 1878, col. 485-488. — Germania, 1882, p. 376 et suiv. (F. Liebrecht) ; 1883, p. 112 et suiv. (idem). — Archivio p. le trad. pop., II, p. 139 (G. Pitrè) ; ibid., p. 147. — Litbl. f. germ. u. rom. Phil., 1881, col. 36-37 (F. N[eumann |); 1884, col. 280-284 (H. Schuchardt). — Rev. des 1. rom., X, p. 327-328. — Zeitschr. f. franz. Spr., XXXI%, p. 119-121 (D. Behrens). — Voir aussi H. Gaipoz, Eugène Rolland et son œuvre littéraire. Paris, 1912. 46 p. in-8o (tirage à part de la Mélusine, t. XI).
1407. — Studer, Prof. D: Th. et Fatio, D' V. Catalogue distributif des
oiseaux de la Suisse. — Édition allemande : Katalog der schweizerischen
Go ogle
Vôgel und ihrer Verbreitungsgebiete. Berne et Genève, en commission chez H. Georg. Plusieurs éditions depuis 1886 ; la dernière, entièrement remaniée, paraîtra en 1916. 69 p. in-8°.
Ce catalogue, élaboré par une Commission d’ornithologues et publié par le Département fédéral de l'Industrie et de l’Agriculture, a été distribué comme modèle à des observateurs locaux, en vue du grand ouvrage indiqué sous n° 1408. Il est disposé sous forme de tableaux et contient, sous la rubrique Noms vulgaires, un assez grand nombre de désignations locales.
1408. — Studer, D: Th. et Fatio, Dr V. Catalogue des oiseaux de la Suisse, élaboré par ordre du Département fédéral de l'Intérieur (d’abord : de l’Industrie et de l'Agriculture), avec le concours de nombreux observateurs dans tous les cantons. — Édition allemande : Katalog der schweizerischen Vôgel, etc. Parait en livraisons, en commission chez Francke, à Berne, et chez Georg, à Genève. 12 fascicules parus, 1889-1916. Édition française 2514 p., édition allemande 2306 p. in-8° et 21 cartes.
M. G. vox BuRrG signe comme rédacteur à partir du fascicule IV (1907). La publication émane d’une Commission suisse d’ornithologues, nommée par le Conseil fédéral en 1885. Elle a élaboré le catalogue cité sous n° 1407, qui a été adressé, avec plusieurs questionnaires à un grand nombre de collaborateurs, dont on trouve les noms dans les fascicules. La Suisse romande est bien représentée. On a aussi demandé les noms locaux, de sorte que cet ouvrage contient, pour les oiseaux, la plus riche nomenclature que nous possédions. Il offre plus de noms que la Faune de FATIO (n° 1403) et ils sont plus exactement localisés. La Savoie y figure aussi, ce qui facilite la compa-
raison avec les noms usités dans les contrées qui nous avoisinent. On trouve
ces noms en tête des paragraphes, avec la synonymie scientifique. Malheureusement l’état de nos patois et les difficultés qu’on éprouve à les écrire ont causé mainte erreur involontaire d’attribution et de transcription.
1409. — Fridelance, F. Vocabulaire raisonné de l’oiseleur, du braconnier et du pêcheur, avec la faune patoise de l’Ajoie. Manuscrit chez l’auteur, à Porrentruy. Vers 1890. |
Collection très complète, qui a été incorporée au Glossaire de Charmoille dont nous parlons sous Glossaire des patois de la Suisse romande.
1410. — Liste des espèces d'oiseaux placées sous la protection de la Confédération conformément à l'article 17 de la loi fédérale sur la chasse et la protection des oiseaux. (Arrêté du Conseil fédéral du 16 février 1912.) ‘8 p. in-8°. Extrait du Recueil officiel des lois et ordonnances de la Confédération, nouv. sér., t. XXVIII, année 1912, p. 323-330.
Afin de faciliter l'identification des oiseaux protégés, on indique quelques noms vulgaires en usage dans les quatre groupes linguistiques de la Suisse. Le texte de l'édition allemande (Amtliche Sammlung der Bundesgesetze, etc. N. F., t. XXVIII, p. 325-332) est identique, sauf le titre. La loi de 1904 ne fait que nommer en gros les familles d'oiseaux.
c. Poissons et pêche.
Voir aussi t. [, n° 764 ; t. IT, n°5 1396, 1397, 1401, 1403, 1406.
1411. — Naville, André. Lettre sur les abus de la pêche dans le lac de Genêve, dans les Mémoires et observations recueillies par la Société œconomique de Berne, année 1762, troisième partie, p. 25-34. — Traduction allemande dans Abhandlungen und Beobachtungen, etc., 1762, III, p. 29-38.
Indique les noms locaux de plusieurs espèces de filets en usage dans le lac de Genève et renseigne sur leur emploi.
1412. — Bfridel], P[h.]. Essai sur le lac Léman, dans le Conservateur suisse, t. V (1814), p. 5-93.
Mentionne entre parenthèses, au chap. VII, Histoire naturelle, p. 25 et suiv., un certain nombre de noms vulgaires francisés, surtout pour les oiseaux et poissons. P. 22-23, noms des vents ; p. 79, noms d’engins de pêche.
1413. — Jurine. Histoire abrégée des poissons du lac Léman, extraite des manuscrits de feu M. le professeur JuRINE, et accompagnée de planches dessinées et gravées sous sa direction, dans Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève, t. IIT (1825), p. 133-235, et album de dessins à part.
Recueiïlle non seulement les noms locaux des poissons, selon les cantons, mais encore des termes de pêche, des expressions se rapportant à la topographie du lac, comme beine, mont, etc., et à la vie des poissons. L'auteur corrige les erreurs de ses prédécesseurs français dans la terminologie ichthyologique suisse.
1414. — [Bridel, Ph.]. Mélanges ichthyologiques, dans le Conservateur suisse ou Étrennes helvétiennes, t. XII, n° XLV (1827), p. 308-323.