C. KR. Bull. de dial. rom., III, p. 18-19 (P. Bfarbier
1514. — Meyer-Lübke, W. Zur Geschichte der Dreschgeräte, dans Wôrter und Sachen, t. I (1909), p. 211-244. — Tiré à part : Heidelberg, Winter, 1909. In-4°, même pagination.
L'auteur retrace à grands traits l’histoire des procédés employés pour faire sortir de l’épi les grains de blé ; il s'arrête le plus longuement à celui de ces procédés qui consiste à battre le blé au moyen d’une planche, d’un bâton (notre chuaton) ou d’un fléau articulé. Cette esquisse technologique sert à faire comprendre les rapports entre la nomenclature latine (et grecque) et celle des langues romanes, en tant que les expressions de celles-ci employées à désigner ces opérations sont connues. Mais l’auteur fait aussi des digressions importantes dans d’autres domaines linguistiques. Les problèmes éty-
mologiques sont traités avec une rare compétence; il reste cependant un assez grand résidu de questions obscures et plusieurs termes romands attendent encore leur explication. Un grand nombre d'illustrations appuient la recherche étymologique ; celles de l’article de M. JEANJAQUET (n° 1494) ont été reproduites, avec trois nouvelles concernant le chuaion. Une carte, p. 243, indique la répartition des types lexicaux pour fléau; elle est faite d’après la carte no 580 de l’Atlus linguistique de la France. Voir aussi l’article de M. SCHUCHARDT (n° 1518).
De plus en plus la philologie éprouve le besoin, pour arriver à des résultats plus sûrs, d'étudier simultanément les choses et les mots. De là est né, surtout en Autriche, où tant de civilisations diverses se mélangent, le mouvement de Wôrter und Sachen, qui a conduit à la fondation du périodique de ce nom, avec le sous-titre Xulturhistorische Zeitschrift für Sprach- und Sachforschung, dont les principes sont discutés aux t. I, p. 1-2, et IT, p. 22-56 (Rudolf MERINGER, Zur Aufgube und zum Namen unserer Zeitschrift). M SCHUCHARDT, qui représente avec la plus grande autorité cette tendance dans la philologie romane, s’est prononcé souvent sur la nécessité de fonder l’'étymologie sur la technologie; il en a donné le premier grand exemple dans ses recherches sur l’origine du mot frouver (Rom. Etymologien. I], dans Sitzungsber. der Akad. der Wiss. in Wien, t. CXLI, 1899) et a résumé ses opinions surtout dans l’article Sachen und Wôürter, Anthropos, t. VII, p. 827-839.
C. KR. de l'étude de M. MEYER-LüBkE : Herrigs Archiv, CXXIII, p. 488- 489 [H. Morf]. — Rom. Jahresber., XII, I, p. 89 (E. Richter) et p. 204 (E. Herzog). — Rev. des 1, rom., LV, p. 415-416 (J. R{onjat]). — Germ. Jahresber., XXXI, p. 46.
1515. — Gauchat, L. Les noms gallo-romans de l’écureuil, dans les Mélanges de philologie romane et d'histoire littéraire offerts à M. Maurice Wilmotte, t. I (Paris, Champion, 1910), p. 175-200. — Tiré à part : Paris, Champion, 1909. 26 p. in-8°.
Complétant la carte no 450 de l’Aflas linguistique de la France par les données des dictionnaires dialectaux. l’ouvrage de ROLLAND (ne 1406) et les matériaux du Glossaire romand, l’auteur discute l’aire géographique et la provenance des divers types lexicaux servant à dénommer l’écureuil.
C. R. Romania, XXXIX, p. 590-592 (Mario Roques). — Rom. Jahresber., XII, I, 204 (E. Herzog). — Rev. des 1. rom., LVI, p. 66 (J. Anglade). — Deutsche Litztg., 1910, col. 40 (Becker). — Rev. sav., 1910, p. 264 (J. Désormaux).
1516. — Tappolet, E. Boissons et buveurs dans les patois romands, dans l’Abstinence, 1910, n° 6. — Tiré à part : Lausanne, Borgeaud, 1910.
16 p.in-12.
Causerie populaire sur les termes désignant les boissons, boire, l'ivresse et
l’ivrogne, les suites d’un excès de boisson et la sobriété, C. R. Herrigs Archiv, CXXV, p. 263 [H. Morf].
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1517. — Luchsinger, Christoph. Die Aelplerfamilie in den romanischen AIpendialekten der Schweiz, dans Festschrift zum 14. Neuphilologentage in Zürich 1910, p. 254-293. — Tiré à part : Zürich, Zürcher & Furrer, 1910. In-8°, même pagination.
Complète le travail n° 149$ par une introduction sur les conditions générales de l’industrie laitière dans les Alpes suisses et par l’examen méthodique des noms variés que portent les membres du personnel chargé de l’exploitation des alpages.