B. ÉTUDES LEXICOGRAPHIQUES. 4. EMPRUNTS A L’ALLEMAND
2593. — Epars, Louis. Mots vaudois tirés de l'allemand. Manuscrit au Bureau du Glossaire. 1906.
Série de 29 mots du patois de Penthalaz, sur fiches.
1594. — Ulrix, D' Eugeen. De Germaansche Elementen in de Romaansche Talen. Proeve van een germaansch-romaansch woordenboek. Gent, Siffer, 1907. XXIV-208 p. gr. in-8. (Publication de la Koninklijke Vlaamsche Academie voor Taal- & Letterkunde.)
Utile compilation basée sur un très grand nombre d'ouvrages spéciaux. Imitant le Lateinisch-romanisches Wôrterbuch de G. KôRTING dans l’idée et l’arrangement, l’auteur enregistre, par ordre alphabétique, les mots germaniques qui ont passé dans les langues romanes ou dans leurs dialectes. Les mots romans sont énumérés à la suite des racines germaniques, avec indication des auteurs qui en ont parlé. La Suisse romande est aussi représentée dans cet ouvrage, mais d’une façon bien peu systématique et sans recherches
. personnelles de l’auteur. L’index final comprend aussi les mots romands.
C. R. Romania, XXXVII, p. 467-468 (A. Thomas). — Zeitschr. f. franz.
Spr.. XXXIII3, p. 45-52 (W. Meyer-Lübke).
1595. — Morier-Genoud, M. Liste de mots patois du Pays d'Enhaut comparés à l'allemand et à l'italien. Manuscrit au Bureau du Glossaire. 8 p. in-8°.
Les quatre premières pages de cette note, communiquée en 1908 par M. E. LAMBELET, à Rossinière, contiennent 26 mots patois avec indication de leur sens et de leur étymologie allemande, réelle ou prétendue. La partie concernant l'italien n’a aucune valeur.
1596. — Quinche, Ph. De l'influence de l'allemand sur le parler populaire de la Suisse française, dans la Zeitschrift für franzôsischen und englischen Unterricht, t. VIII (1909), p. 305-321.
L'auteur de cette étude, qui poursuit avant tout un but pratique, ne s’occupe que du français populaire provincial, sans tenir compte des patois. Il classe les germanismes romands en sept catégories, pour lesquelles il dresse des listes, en indiquant l’origine allemande et l’équivalent en français académique de chaque expression. L'information n’est pas très étendue et l’auteur, dominé par le point de vue puriste, reste à la surface des choses. Il attribue à la forte immigration des Suisses allemands le nombre relativement considérable des germanismes romands. Il est revenu sur la question, sans apporter d’élément nouveau, dans un petit article de l’Éducateur, 24 août 1912, p. 497-501 : À propos de l'enseignement du français dans le Jura et dans la Suisse romande.
1597. — Tappolet, Ernst. Die alemannischen Lehnwôrter in den Mundarten
der franzôsischen Schweiz. Kulturhistorisch-linguistische Untersuchung. Programm zur Rektoratsfeier der Universität Basel, 1913. Basel, Universitäts-Buchdruckerei Fr. Reinhardt, 1913. 105 p. gr. in-8°, avecune carte. — Aussi en librairie chez K. J. Trübner, à Strasbourg, 1914.
Travail presque entièrement nouveau dans toutes ses parties, basé sur les matériaux du Glossuire romand. L'auteur a extrait de nos collections à peu près six cents mots d’origine alémanique, que nos patois ont empruntés aux patois voisins de l’Est et du Nord. Il les examine d’abord au point de vue de l'histoire de la civilisation romande, sous les rubriques : habitation, agriculture, métiers, etc. Il en résulte un très intéressant tableau des rapports entre les populations romandes et allemandes. Dans la partie linguistique, l’auteur distingue entre l'emprunt qui s'impose par la nouveauté de la chose désignée (« Bedürfnislehnwort ») et celui qui n’est dicté que par le besoin de varier l'expression (« Luxuslehnwort »). Il étudie ce que deviennent les sons et les formes germaniques dans la bouche des Romands et s’arrête longuement au problème du genre des mots d'emprunt. Courts chapitres sur la dérivation et la sémantique. Au début de l’ouvrage sont résumés les principaux résultats : statistique des emprunts, par cantons, domaines de la vie où ils se font le plus sentir, conditions géographiques, économiques et historiques. M. TAPPOLET exclut par principe les emprunts anciens ou modernes de caractère non alémanique, y compris les mots qui proviennent sûrement ou probablement de France. La carte de la Suisse jointe à l’ouvrage sert simplement pour l’orientation du lecteur. Elle contient un tracé de la limite linguistique franco-allemande.
Le programme de l’Université de Bâle pour 191$ et 1916 renfermera la seconde partie du travail de M. TAPPOLET : Etymologisches Wôrterbuch. On y trouvera sous forme de dictionnaire étymologique allemand-romand un recueil complet des mots d’origine alémanique relevés par l’auteur dans la Suisse romande, avec esquisse de l’histoire de chacun d’eux. Un grand nombre ne figurent pas dans la première partie.
C.R. Rev. crit., 1914, IL, p. 77-79 (E. Bourciez). — Bull. de dial. rom., VI, p. 103-104 (Emil Winkler). — Lit. Cbl., 191$, p. 101 (- nn -). — Deutsche Litztg., 1914, col. 1445-1446 (E. Gamillscheg). — Rom. Jahresber., XIV, I, p. 24 (Dr Naumann). — Die neueren Sprachen, XXIII, p. 497-498 (K. Bergmann). — Deutsche Erde, 1914, p. 62 (Hans Witte). — La Liberté, 24 déc. 1913 (H. S'avoy]). — Gazette de Lausanne, 19 avril 1914 (Ernest Lugrin).— Journal de Genève, 2 février 1914 (H. Matthey).— Sonntagsblatt der Basler Nachrichten, 7 juin 1914 (Wilh. Bruckner). — Cf. dans la Neue Zürcher Zeitung, 23 juin 1911 (Erstes Morgenblatt), le compte rendu par E. Afbegg] d’une conférence de M. TAPPOLET sur les mots allemands. De même dans la Magdeburgische Zeitung, 22 juillet 1911.
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