‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 79 sur 111 · Argot · texte numérisé non relu

Argot

1598. — Croisier, L. Le terratchu, dans le Conteur vaudois, 1871, nos 22, 26 et 33. — 2m édition : Le terratchu, notice sur ce patois-argot du Jura vaudois, avec une préface de M. CLÉMENT-RocHAT. Sainte-Croix, Impr. Junod, 1887. 28 p. in-16.

« Terratchu » est le nom donné à un jargon conventionnel formé de patois local et d'éléments argotiques divers, dont se servaient autrefois entre eux les hommes de Sainte-Croix (Vaud) qui émigraient pendant la belle saison en qualité de maçons, tailleurs de pierre, séranceurs, etc. La notice de CrolstER donne un bref aperçu de ce langage, qui, en 1871, n’était déjà plus connu que de quelques personnes. La brochure de 1887 est une réimpression des articles du Conteur vaudois, augmentée d’une préface et d’additions (4ppendice, p. 18-28). Elle comprend quelques renseignements historiques sur le terratchu, un vocabulaire et deux textes : la parabole de l'Enfant prodigue (p. 8-12) et une anecdote, La nar aî gravoués « La soupe aux pierres » (p. 25-28). — Le Conteur vaudois, 1902, n° $, a reproduit quelques lignes consacrées au terratchu par T. RITTENER dans un livre intitulé : Chez nos aïeux, qui parle de Sainte-Croix et de ses habitants. Sur d’autres jargons analogues du Jura et de la Savoie (bellau, terratsu, mourmé, etc.), voir la bibliographie donnée par J. DÉsORMAUx dans son importante étude comparative sur l’argot des ramoneurs, Revue de philologie française, t. XXVI

1599. — Tappolet, E. Terratchu de Sainte-Croix. Manuscrits au Bureau du Glossaire, Un cahier et environ 300 fiches. 1899 et 1900.

Après avoir recueilli déjà au cours de l’enquête phonétique de 1899, à l’aide du questionnaire élaboré à cette occasion (n° 1099), une centaine de mots ou phrases en terratchu de Sainte-Croix, M. TAPPOLET a noté sur fiches, pendant un séjour à l’Auberson l’année suivante, tous les termes de cet argot qu'ont pu lui fournir deux vieillards de 80 ans, anciens séranceurs.

1600. — Jeanjaquet, J. Argot de malfaiteurs dans la Suisse romande au XVIe siècle, dans le Bulletin du Glossaire, t. II (1903), p. 68-70.

Publie d’après l'original, conservé aux archives de Soleure, une liste d’une vingtaine de mots d’argot, que les autorités neuchâteloises signalent en 1567 comme employés par une bande de malfaiteurs de la Suisse romande. La plupart de ces mots se retrouvent dans les argots anciens ou modernes. Voir le numéro suivant.

1601. — Sainéan, L. Jargon et bas-langage, dans la Revue de philologie française et de littérature, t. XX VIII (1914), p. 120-131.

A l’occasion de la critique d’un petit glossaire en jargon du XVIe siècle, publié par PHiLiPoT dans la Revue, signale et reproduit (p. 123-124), avec indications sur la provenance des éléments qui la composent, la liste de mots d'argot de la mème époque donnée par M. JEANJAQUET dans le Bulletin du Glossaire (n° 1600).

1602. — Granger, L. Argot militaire de la Suisse romande, dans Folk-Lore suisse, t. VI (1916), p. 1-8.

Psychologie du soldat et énumération d’un grand nombre de termes de notre argot militaire. Ces expressions sont pour la plupart originaires de France (voir surtout L. SAINÉAN, L'argot des tranchées d'après les lettres des poilus et les journaux du front, Paris, De Boccard, 1915). Mais leurs racines plongent en partie dans le langage du pays, français provincial et patois. — Cette esquisse fait partie de la brochure mentionnée sous n° 1467.

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