Mots isolés Étymologies
Abstraction faite de quelques ouvrages d’ensemble dans lesquels la Suisse romande est aussi représentée, nous n'énumérons dans ce paragraphe que les études de mots qui ont pour objet immédiat le lexique de la Suisse romande. Toutes celles qui intéressent aussi notre vocabulaire, mais où les formes romandes ne sont pas indiquées ou ne le sont qu’incidemment, à titre de comparaison, ne rentrent pas dans le cadre de notre Bibliographie. Il en sera tenu compte, en revanche, dans la partie étymologique du Glossaire romand.
1603. — [Bridel, Ph.]. Mots du patois romand usités dans les cantons de Vaud et de Fribourg qui sont de même origine que le bas-breton, d'après le Dictionnaire du P. RosTRENEN, dont la page est ici cotée, dans Mémoires et dissertations, etc., t. I (Paris, 1817), p. 187-191.
Forme le troisième article des Antiquités suisses (voir no 1399). Liste de.
81 mots patois, y compris quelques noms de lieux, mis en regard d’autant de vocables du dictionnaire bas-breton de RoSTRENEN, que BRIDEL croit de même origine. Inutile de dire que cette parenté est presque toujours illusoire. Certains des mots cités sont de descendance latine indubitable, d’autres sont germaniques, beaucoup de provenance obscure ; un seul est sûrement gaulois : comba « combe ».
1604. — Bridel, Ph. Le sauvage du lac d’Arnon. Esquisses. Vevey, Loœærtscher et fils, 1837. 184 p. in-8°.
P. 173-184, Appendice. Explication étymologique de quelques termes de notre Patois roman, qui se trouvent dans le Sauvage du lac d’Arnon. Prétend expliquer l’origine d’environ 80 mots employés dans ce roman archéologique et qui sont relatifs surtout aux superstitions et à la vie alpestre; entre autres, p. 180, Explication de 1$ noms du diable en patois vaudois. Ces étymologies contiennent très peu d'éléments utiles. BRIDEL donne cette liste comme étant extraite de son Glossaire, mais le texte en est modifié et surtout développé.
1605. — Gremaud, J. Origines fribourgeoises. Essai historique et archéologique, dans le Mémorial de Fribourg, t. Il (1855), p. 328-342.
Veut prouver que le canton de Fribourg était peuplé à l’époque des Celtes par le fait que le patois contient des mots celtiques ; mais les onze exemples qu'il cite, p. 329, ne sont rien moins que concluants. Passant aux traces que l’antiquité a laissées dans le canton, il mentionne, p. 337, six mots dérivés selon lui du grec ; le tout est sans valeur philologique.
1606. — Benoit], V. Étymologie de sautier, dans la Feuille d'Avis des Montagnes, 2 novembre 1861. — Reproduit dans le volume de Mélanges (Neuchâtel, Klingebeil, 1863) du même auteur, p. 25-30 : Historique du mot sautier.
Reprenant une indication de MATILE, Hist. des institutions judiciaires de Neuchätel, p. 35, rattache l’ancien mot sautier, employé à Neuchâtel jusqu’à l’époque moderne avec le sens d’e huissier », à psautier, qui aurait désigné d’abord un chantre d’église chargé de certaines fonctions judiciaires. Sans valeur.
1607. — Blavignac, J. D. Études sur Genève depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. 2me édition : Genève, 1872-1874. 2 vol. de XII-354 et XXI- 356 p. in-8°.
Aime à disserter, sans posséder la as nécessaire, sur les noms de lieux ou de personnes, ainsi que sur les mots locaux qu'il cite, par ex., t. I, p. 60 et suiv.. sur l’origine du nom de Genève ; p. 88, sur cophin « covier » et daille «faux »; p. 93, sur Moëllesulaz ; II, p. 28, sur le torcular ; p. 29, sur
les hutins, le salvagnin ; p. 30, quelques lignes en patois de Mégève (Savoie) pour démontrer son origine latine, etc.
1608. — Cornu, J. Mier (merus) dans les patois, dans la Romania, t. III (1874), p. 106.
Merus est encore vivant en fribourgeois ; exemples tirés de la littérature patoise et de la tradition orale.