‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 81 sur 111 · C. R. Revue des 1. rom., V, p · texte numérisé non relu

C. R. Revue des 1. rom., V, p

1609. — Düiez, Friedrich. Etymologisches Wôrterbuch der romanischen Sprachen. Vierte Ausgabe. Mit einem Anhang von August Scxeuer. Bonn, Adolph Marcus, 1878. XXVI-820 p. gr. in-80. — 5me édition en 1887.

Dans son célèbre dictionnaire étymologique, paru d'abord en 1853, 1861 et 1869, DrEz met quelquefois en œuvre des mots genevois, tirés du Glossaire de HUMBERT (voir chap. V). Il est très rare que des mots d’autres cantons soient cités, mais on en trouve quelques-uns dans lappendice ajouté par SCHELER après la mort de l’auteur. Un répertoire complet des mots traités a été publié à part par J. U. JARNIK, Neuer vollständiger Index zu Diez’ etymol. Wôrterbuch. Heilbronn, Henninger, 1889. X-382 p. in-80.

1610. — Castan, A. [Fruilière], dans les Mémoires de la Société d'Émulation du Doubs, 1879, p. XvI-xvii.

S’inspirant d’une note publiée par M. TAVERNIER dans la Revue savoisienne, 1879, no r, constate que le terme fruitière pour « fromagerie » est justifié, puisqu'on trouve dans beaucoup d’actes du moyen âge fructus pour « fromage ». Cette valeur du mot subsiste dans le fribourgeois fret.

1611. — [Ruffieux, L.]. Origine de quelques mots du patois gruérien ancien et moderne. Gros cahier manuscrit in-4°, non paginé, au Bureau du Glossaire. Vers 1880.

Dictionnaire étymologique très riche qui nous a été cédé par M. J. Cornu, auquel il avait été destiné. Les étymologies trahissent la préparation insuffisante de l’auteur, mais il y a dans le nombre quelques heureuses trouvailles. Il doit exister de ce recueil des ébauches ou copies partielles. Nous avons vu un cahier d’étymologies chez J. REICHLEN, à Fribourg. Cf. nos 1188 et 1316.

1612. — Vouga, Albert. Formule de salutation romaine dans le canton de Neuchâtel, dans Anzeiger für schweizerische Altertumskunde, t. IV

Rapporte que dans la région de Boudry-Cortaillod les petits bergers s’interpellent et se saluent de loin en chantant sur un rythme harmonieux les mots vale, vale, vale, valeo, dans lesquels l’auteur n'hésite pas à reconnaître une formule latine. Il s’agit plutôt d’une mélopée d’appel s’adressant primitivement au troupeau.

1613. — Godet, A. Tchélède (Fête de Noël), dans le Musée neuchätelois, 1887, p. 178-179.

En s'appuyant sur la phonétique locale, l’auteur reconnaît dans ce mot le latin calendæ.

Sr

1614. — Meyer{-Lüäbke], W. Francoprovenzalisch arya, dans la Zeitschrift für romanische Philologie, t. XI (1887), p. 252.

Identifie notre arya « traire » avec it. arredare, anc. fr. arroier « préparer » et le compare pour le sens à ses synonymes fr. ajuster et esp. ordeñar.

1615. — Paris], G. Empreu, dans la Romania, t. XVII (1888), p. 100-101,

Nos mots empré, formulette d'élimination, et emprüger, réciter la formulette, avec leurs correspondants français, engagent l’auteur à passer en revue les étymologies proposées, qu’il remplace par in prode. Il y aura lieu de revenir sur ces formes, le verbe notamment s’accordant mal avec cette proposition.

1616. — Godet, À. Études étymologiques, dans le Musée neuchätelois, 1888, p. 287-289.

Sar nuit « nuit noire » et mar seul « entièrement seul » sont expliqués par serus et merus (voir n° 1608). Les autres mots étudiés sont des noms de lieux, voir chap. VI.

1617. — Puitspelu. Le peuplier dans les langues romanes, dans la Revue des langues romanes, t. XXXII (1888), p. 289-292.

Les patois du Midi de la France réclament comme base non l’habituel pôpulus, mais un *pipulus, dont l’origine reste obscure. L'auteur n’a pas remarqué que la forme romande publho, qu’il cite d’après BRIDEL, se rattache plutôt à la seconde base qu’à la première, un ancien 7 devenant # devant une labiale dans un grand nombre de nos patois.

1618. — Gl{illiéron], J. Mélanges, dans la Revue des patois gallo-romans, t. III (1890), p. 210-215.

I. Cargneule, corgneule, cornieule, désignation d’origine romande d’un calcaire cellulaire, est rattaché à la forme corneole des anciens lapidaires pour la cornaline, avec laquelle la cargneule aurait été comparée à cause de sa couleur rouge. II. Ruz, sorte de ravin, terme emprunté au parler de la région de Porrentruy, provient du latin rivus. II. Cluse, défilé transversal à une chaîne de montagnes, est le mot latin clusa. Ces trois termes géologiques ont été introduits dans le langage technique par des savants suisses. Cf. au chap. VI l'étude de J. FrüH, qui s’occupe également de ruz et cluse.

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