‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 83 sur 111 · C. KR. Romania, XXIV, p. 307 (G. P{aris · texte numérisé non relu

C. KR. Romania, XXIV, p. 307 (G. P{aris

1622. — Gilliéron, J. Notes dialectologiques, dans la Romania, t. XXV (1896), p. 424-440.

Ces notes, que nous avons déjà citées sous n° 1482, contiennent quelques excellentes étymologies : anniviard frimisé « prémices », remonte à [illa]s primitias, avec évolution de sp en f, comme à l’intérieur du mot ; anniviard êfi « peut-être » représente spero ; afrèlé « prêle » confirme par son f l’étymologie asperella donnée pour le mot français; *adsustare, *susta, “sustana (?) sont la base des mots anniviards dchôdg$& « mettre à l'abri », Chô8a « abri», et chôgs@na « boucle de collier à laquelle est suspendue la clochette de vache », donclitt. « celle de dessous » ; enfin anniviard zO€la « ampoule » serait l'équivalent d’un *jouffle français, d’où vient jouffiu.

1623. — Mottaz, Eug. Le patifou, dans la Revue historique vaudoise, t. V (1897), p. 283-285.

Définit le rôle du bouffon officiel nommé patifou d’après d’anciens documents. Voir n° 1679.

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1624. — Nigra, C. Note etimologiche e lessicali, dans la Romania, t. XXVI (1897), p. 559-560.

Rattache entre autres le suisse romand rebatta « meule à écraser le fruit » à orbis; foupein «pot» serait une métathèse de * potin. Ces hypothèses demanderaient un examen plus approfondi.

162$. — Muret, Ernest. Vaudai et cagou, dans les Archives suisses des traditions populaires, t. II (1898), p. 180-182.

Confirme l’étymologie donnée par BRIDEL de vaudai « sorcier » et « nom du diable », qui n’est autre que le nom de la secte hérétique des Vaudois ; identifie cagou, autre nom du diable, avec le mot français cagot.

1626.-— Schuchardt, Hugo. Romanische Etymologien, 1 et II, dans Sitzungsberichte der Kais. Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophischhistorische Classe, t. CXXXVIII, I, p. 1-82 et CXLI, III, p. 1-222.— Tiré à part : Wien, Carl Gerold’s Sohn, 1898 et 1899. 82 et 222 p. in-8c.

Ces mémoires, qui ont fait époque dans l’histoire de la philologie romane, ont pour objet surtout les étymologies de sage, trouver, et des recherches sur la famille du latin cochlea. Pour appuyer la dérivation sapidus > sage, l’auteur esquisse le sort en roman d’une foule d’autres adjectifs en -idus; frouver, rattaché à turbare «troubler l'eau pour pêcher », donne l’occasion de citer une quantité de termes de pêche ; de cochlea relèvent, selon M. SCHUCHARDT, un nombre incroyable de mots romans. Dans toutes ces promenades à travers les langues romanes et autres, il cite parfois nos dialectes, surtout d’après le Glossaire de son grand-oncle BRIDEL.

1627. — Nigra, C. Note etimologiche e lessicali, dans l’Archivio glottologico italiano, t. XIV (1898), p. 269-300, 353-384; t. XV (1901), p. 97- 130, 275-302, 494-510.

L'auteur, qui s’occupe surtout du lexique de la Haute-Italie, a souvent l’occasion de citer des mots romands empruntés à BRIDEL, maïs ils ne forment que très exceptionnellement son point de départ. C’est le cas pour mota, molëta «fromage », dénommé ainsi d’après sa forme et devenu par inversion (!) éomme (XIV, p. 289); arid «traire », tiré de * adretrahere (XIV, p. 354, cf. no 1614); grebola, grebolon, greuleita, gruletta « trembler de peur, de froid, frisson », grobelhou, nom du diable, rattachés avec beaucoup d’autres vocables au moyen haut allemand griuwel « frisson » (XV, P- 117-118); lüvro «pis » (uber + article agglutiné, XV, p. 118-119); duire « outre », du latin ultra (XV, p. $10). Plusieurs de ces essais un peu hardis se heurtent à des difficultés phonétiques.

C. KR. Romania, XXX, p. 609-610, 611-613, 614-615; XXXI, p. 454-457; XXXII, p. 162-163 (Mario Roques). — Zeitschr. f. rom. Phil., XXII,

p. 472-474; XXIV, p. 139-141; XXVII, p. 365-367, 373-374 (W. Meyer- Lübke). — Rom. Jahresber., V, 1, p. 132-136; VII, I, p. 134-139 (C. Salvioni).

1628. — Yung, E. Varappe et varappeurs, dans le Foyer romand, 1899, p. 177-200.

Décrit la coutume des alpinistes genevois d’aller s'exercer à escalader les pentes de la gorge du Salève nommée la varappe et définit, notamment p. 189, le sens que ce mot et ses dérivés ont pris dans le langage de l'alpinisme.

1629. — (C{olland], A. Étymologie, dans les Étrennes fribourgeoises, t. XXXIII (1899), p. 67.

Explication fantaisiste du mot patois erffze par kiese, usité dans le Rheiïngau.

1630. — Marchot, Paul. Wallon côkelt, gruérien cütyèla, dans les Romanische Forschungen, t. X (1899), p. 754.

Considère les mots cités comme des dérivés de cog. Kutyèta désigne une espèce d’alouette. A la même origine sont rattachés le fr. cochevis et d’autres appellations romanes de l’alouette.

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