C. R. Herrigs Archiv, CXXIIL, p. 489 [H. Morf
1655. — Gauchat, L. Étymologies, dans le Bulletin du Glossaire, t. VII (1908), p. 50-59.
Concerne neuch. défchpouëènda « dévétu » (x déjuponné »); neuch. djtr{è] «aussi» (ea re); neuch. liamé « vite » (1ætamente); neuch. sa rlédÿ1 « se réjouir» (*se relæticare); neuch. kvi « accorder» (*cupire pour cupere); neuch. frézérè « du coup » (« frais et raide »); bern. prôo «troupeau » (præ da); anniv. vaduigra « troupeau » (vestitura); frib. vichpyon « crayon » (all. Weïssbleï) ; français rom. raveur « chaleur ardente » (ruborem); vaud. déläo « gros chagrin, dépit » (dolorem) ; frib. chajin « gracieux » (sedentem) ; frib. &érbal& « assommer, étourdir » (#*excerebellare); suisse rom. ét4va « latte ou échalas de palissade » (statua); frib. fyin «culot» (quintus); val. aglond « soigner le bétail le soir » (* adcœænare) ; français rom. déquepiller «débarrasser » (dis + cuppicula).
1656. — R[eymond], M. Qu'est-ce qu’un carifaribotteur ? dans les Archives suisses des traditions populaires, t. XII (1908), p. 277.
Le mot se rencontre dans une ritournelle enfantine, usitée autrefois à Lausanne. Réponse de M. A. RossaT, communiquée dans les mêmes Archives, t. XIIT, p. 63. Carifaribotier signifie « orner de rubans de couleur ». M. HOFFMANN-KRAYER a rencontré le mot en Lorraine (Archives, t. XIV, p. 252). Cf. l’article, non signé, Carifaribordé, dans le Conteur vaudois, 1909, n° 50, où l’expression est traduite par « pomponner, fagoter ».
1657. — Richter, Élise. Die Bedeutungsgeschichte der romanischen Wortsippe bur(d). (Mit einem Stammbaum), dans Sitzungsberichte der Kais. Akademie der Wissenschaften in Wien, Philos.-historische Klasse, t. CLVI, I (1908), p. 1-38. — Tiré à part: Wien, Alfred Hôlder, 1908. 138 p. in-8c.
Ingénieuse étude, inspirée par celle de M. ScHUCHARDT sur cochlea
(no 1626). Parmi les très nombreux mots que l’auteur rattache à la racine bur(d), celtique, figurent aussi quelques termes romands. Ce travail a aussi
son importance pour l'explication des noms de lieux. Le tableau final donne une généalogie hypothétique de la filiation des sens.
C. R. Herrigs Archiv, CXX, p. 248. — Litbl. f. germ. u. rom. Phil. 1909, col. 60-61 (A. Zauner).
1658. — Gauchat, L. Étymologies, dans le Bulletin du Glossaire, t. VIII (1909), p. 13-16.
Traite le valaisan bisse « canal d'irrigation », identifié avec le français bief ; le français romand dégremillé « dégourdi », de * grümiculum « noyau » et le nom de lieu Chermontane (Val de Bagnes), de calmis augustana « chaux » des Valdôtains.
1659. — Urtel, H. Vogesische Miszellen, dans l’Archiv für das Studium der neueren Sprachen und Literaturen, t. CXXII (1909), p. 369-379.
La première de ces études : I. grive, gribolè, s'occupe des noms gallo-romans, aussi romands, de la grive et de ceux d’autres oiseaux qui présentent un thème analogue : grebolan, gréboz, grébion.
1660. — Thomas, Antoine. Notes étymologiques et lexicographiques, dans la Romania, t. XXXVIII (1909), p. 353-405.
Parmi ces très intéressantes notes, seule celle sur écherpir (Valais, Franche- Comté) se rattache directement à un mot romand ; il s’agit de efzerpi «avoir des démangeaisons produites par une ébullition ou par la gale » (BRIDEL), où l’auteur reconnaît un latin vulgaire *scalpire pour scalpére. Dans les autres notes, il est parfois question de mots dont les équivalents se retrouvent en Suisse romande.
1661. — Fenouillet. [Lioba], dans la Revue savoisienne, t. LI (1910), P. 9-10.
Communication d’une note dans laquelle M. FENOUILLET interprète le refrain Jiau bas, iau bas [sic 1] du ranz des vaches gruyérien comme déformation de all u beu! all au bdô « allons à l’étable». Il explique aussi ranz par rantze « rangée ». Il n’y a rien d’utile à retirer de ces suppositions.
1662. — Chabrand, Ernest. Origine étymologique et signification du nom du piolet. Extrait du Journal du Dauphiné, février 1910, 4 p.
Reconnaît que piolet signifie à l’origine « hache », maïs donne du mot une étymologie dilettantesque. Cf. J. RONJAT, qui propose le germ. hapia dans la Revue des langues romanes, 1914, p. 539, comme le faisait déjà NiGRA, Arch. glott. it., XIV, p. 296.